Cap-Santé

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Cap-Santé
Cap-Santé
Église de Cap-Santé et son presbytère.
Blason de Cap-Santé
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Capitale-Nationale
Subdivision régionale Portneuf (Chef-lieu)
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Michel Blackburn
2017-2021
Constitution
Démographie
Gentilé Capsantéen, enne
Population 3 482 hab.[1] (2018)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 40′ nord, 71° 47′ ouest
Superficie 6 980 ha = 69,8 km2
Divers
Code géographique 2434030
Localisation
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Cap-Santé est une ville du Québec (Canada), le chef-lieu de la MRC de Portneuf, dans la région de la Capitale-Nationale[2]. Elle fait partie de l'Association des plus beaux villages du Québec. Il existe à Cap-Santé, plusieurs maisons du XVIIIe siècle fort bien conservées, qui ont valu au Vieux Chemin d'être classé parmi les rues les plus pittoresques du Canada[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Cap-Santé est apparu pour la première fois en 1679, dans le nom de la paroisse de La Sainte-Famille-du-Cap-Santé. Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer ce nom inhabituel. Il semble, selon la Commission de toponymie du Québec, qu'il faille associer ce nom à l'ancien français santeif ou santif, ce qui se traduirait donc par cap sain. En fait, c'est Cap de la sente. Sente qui, en vieux français, signifie un chemin de traverse. Le chenail naturel du fleuve St-Laurent traverse du sud au nord à la hauteur de Cap-Santé. Les bateaux qui remontaient le fleuve devaient donc traverser du sud au nord par cette sente.

« Celle-ci devint par la suite la municipalité de la paroisse de Sainte-Famille (1855), puis la municipalité de Cap-Santé (1979) et enfin la ville de Cap-Santé (2000) »[4].

Devise Armoiries Drapeau[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]

"EX UNITAE VIRES" L'union fait la force. La devise réfère aux trois chevrons entrelacés qui figurent dans les armoiries de la ville.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Dans les armoiries de Cap-Santé, les "trois chevrons" entrelacés symbolise un cap. Ils sont trois pour symboliser la paroisse de Cap-Santé qui est placée sous le patronage de la Sainte-Famille. Cap-Santé est situe dans le comté de Portneuf et le territoire de la paroisse faisait autrefois partie de la baronnie du même nom; C'est pourquoi la partie supérieure de blason de Cap-Santé évoque le souvenir de la famille Robineau qui a laissé son nom territorial "Portneuf" à la baronnie et au présent comté de Portneuf. La Famille Robineau de Bécancourt et de Portneuf portait des armes:" D'azur à la cotice d'or, accompagnée de six étoiles du même posées en orle". Lors de l'érection de la baronnie de Portneuf, le roi Louis XIV permit à la famille Robineau d'ajouter à ses armes une fasce de gueules chargée d,une fleur de Lys d'or. C'est pour rappeler le souvenir de la famille Robineau que le "chef", c'est-à-dire la partie supérieure des armoiries de Cap-Santé est "rouge" et chargée d'une "fleur de Lys" et de deux "étoiles d'or".

Drapeau[modifier | modifier le code]

En 2019 , la ville décide de modifier son drapeau afin que celui-ci reflète plus fidèlement les caractéristiques particulières de la ville et intègre un élément unique de Cap-santé : le Fort Jacques-Cartier. Le fort représente la présence du fort Jacques-Cartier sur le territoire de la ville. le drapeau flottant au mat du fort symbolise la présence du vent de St-Laurent ,d'une communauté unies et dynamique. Enfin, les traits de pinceaux bleu et vert représente le fleuve, l'agriculture et l'attachement de la ville à la défense des arts.

Géographie[modifier | modifier le code]

Dans la MRC : Portneuf.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Portneuf Saint-Basile Pont-Rouge Rose des vents
N
O    Cap-Santé    E
S
Sainte-Croix Donnacona

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1636,La compangie des Cent-Associés promet à Jacques Le Neuf de la Poterie une concession sur les hauteurs de Cap-Santé et de Portneuf. Acte de concession qui sera officialisé en 1647. Quelques années plus tard, en 1640, une première tentative d'établissement sur les bords de la rivière Portneuf échoue. Échec qui serait attribué au "Péril iroquois".

En 1659 la concession du fief Jacques-Cartier est accordée à Dame Gagnier. La présence coloniale commence à véritablement se faire sentir avec l'établissement permanents des premiers colons en 1675 et par l'ouverture du premier registre de la paroisse de Cap-Santé en 1679. Cette date sera désormais considérée comme date fondatrice de Cap-Santé.

La seigneurie de Portneuf est érigée en baronnie en 1681.Robert Germain, premier cultivateur de Cap-Santé, se fait octroyer une concession 1684.Il faudra attendre 25 ans, soit en 1709, pour voir la construction du premier presbytère-chapelle et 5 années de plus (1716) pour l'érection canonique de la paroisse de la Sainte-Famille du Cap-Santé. C'est à cette époque que se construit la première église qui sera bénit par le curé Charles Rageot-Morin, premier curé de Cap-Santé en 1718.

La construction de l'église actuelle commence en 1755. Sa construction sera brusquement interrompue par la guerre de conquête qui fait sentir ses effets jusqu'à Cap-Santé. Le sieur de Montcalm voulant s'assurer de préserver un maximum de territoire de la colonie dans l'expectative d'une prise de la ville de Québec par les Anglais, ordonne la construction d'une position défensive à la rivière Jacques-Cartier. Un fort est donc construit sur le haut du Cap à l'embouchure de la rivière. En 1759, Une réquisition est faite des matériaux dédiés à la nouvelle église. Ils serviront à la construction du Fort Jacques-Cartier. Suite à la défaite des troupes françaises lors de la bataille des plaines d'Abraham, cette dernière se replie au fort Jacques-Cartier pour y passer l'hiver. C'est de Cap-Santé que Lévis, qui a installé ses quartiers d'hiver au fort, amorcera la riposte française du printemps 1760 plus connue sous le nom de la Bataille de Ste-Foy.

Au terme de la guerre de conquête, les anglais ne voyant pas d'avantages stratégique à conserver le fort, il ne fut pas conserver. La population ira reprendre ses matériaux afin de poursuivre leur ouvrage amorcé quelques années auparavant. L'église sera terminée en 1767[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

Population[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1991 1996 2001 2006 2011 2016
2 5632 6152 5712 6662 9963 400
(Sources : [6],[7])

Langue maternelle[modifier | modifier le code]

En 2006 :

  • Français seulement : 96,0 %
  • Anglais seulement : 2,7 %
  • Français et anglais : 0 %
  • Autre langue : 1,3 %


Administration[modifier | modifier le code]

Les élections municipales se font en bloc et suivant un découpage de six districts[8].

Maires et mairesse depuis 1856
Période Identité Étiquette Qualité
2018 En cours Michel Blackburn Préfèt-suppléant représentant commercial, résultats non disponibles
2017 2018 Denis Jobin   retraité, gestionnaire

« résultats électoraux »

2013 2017 Denis Jobin   Retraité, Gestionnaire« résultats électoraux »
2009 2013 Jean-Yves Nobert   retraité, fonctionnaire

« résultats électoraux »

2005 2009 Jeanne Noreau   Conseillère en orientation

« résultats électoraux »

2003 2005 Jean-Yves Nobert   fonctionnaire

« résultats électoraux »

1999 2003 Jean-Yves Nobert   fonctionnaire
1979 1999 Roger Dussault préfèt Professeur d'histoire de niveau secondaire
1971 1979 Jean Ricard    
1969 1971 Richard Piché   Industriel
1937 1969 Lorenzo Lavallée Préfèt Contracteur artisan- mesuisier
1933 1937 Alfred Derôme dit Descarreau   Maître de poste
1925 1933 Diogène Doré    
1919 1925 Charles Germain    
1911 1919 Eugène Lesage    
1908 1911 Félix-Ferdinand Leclerc    
1907 1908 Gaudefroid Gaudin    
1906 1907 Samuel Germain    
1903 1906 J-Léandre Frenette    
1878 1908 Camille Germain    
1872 1878 Joseph-Élie Thibaudeau Maire du comté  
1870 1872 H.-Q. de St-Georges    
1868 1870 F.-X Frenette    
1865 1868 Melville Bernard    
1862 1865 Louis Leclerc    
1858 1862 Isidore Morisette    
1857 1858 Louis Leclerc    
1856 1857 Jean-Baptiste Paquet    

Ensemble d'immeubles patrimoniaux du Fort-Jacques-Cartier-et-du-Manoir-Allsopp[modifier | modifier le code]

"L'ensemble d'immeubles patrimoniaux du Fort-Jacques-Cartier-et-du-Manoir-Allsopp comprend les vestiges d'un poste militaire aménagé en 1759 ainsi qu'un ancien manoir seigneurial construit au milieu du XVIIIe siècle. Le fort Jacques-Cartier est un ouvrage fortifié de campagne dont l'aménagement a modifié la topographie du site, lequel présente encore des dépressions et des proéminences à l'emplacement des vestiges. Le manoir Allsopp est une résidence en pierre construite selon un plan rectangulaire d'un étage et demi et coiffée d'un toit à deux versants. Ses murs sont revêtus de planches à clins. Une annexe est greffée au mur nord. L'ensemble est situé en bordure du chemin du Roy, sur un promontoire, au confluent de la rivière Jacques-Cartier et du fleuve Saint-Laurent, dans la municipalité de Cap-Santé."[9]L'ensemble a été classé en 1978.

En 1998, un comité piloté par le maire de l'époque, Roger Dussault, est formé afin d'étudier la possibilité d'acquérir l'ensemble patrimonial et d'en faire un musée. Le comité opte pour une collecte de fonds privés pour réaliser son acquisition. Le projet ne verra pas le jour et le manoir change main. Pour la première fois de son histoire le manoir n'est plus une propriété de la famille Allsopp. Il faudra attendre 2012 pour qu'une autre opportunité se présente. Le Conseil de ville de l'époque confie alors à Denis Jobin, maire-suppléant et président du conseil du patrimoine culturel, la tâche de trouver un projet porteur pour en justifier l'acquisition. Un avis de réserve est émis sur la propriété par la municipalité.

Ce n'est qu'en 2018 qu'une proposition de mise en valeur viable est déposée. Le projet d'envergure régionale obtiens le support de la MRC de Portneuf et la ville de Cap-Santé fait l'acquisition de l'ensemble en 2019.


  1. Ministère des Affaires municipales et de l'Habitation, « Décret de population 2018 », sur mamh.gouv.qc.ca, (consulté le 20 mai 2018)
  2. Répertoire des municipalités du Québec - Cap-Santé
  3. Gilbert, Annie,, Le Québec : 50 itinéraires de rêve (ISBN 9782894640418 et 2894640412, OCLC 948552876, lire en ligne), p. 19
  4. Commission de toponymie du Québec : Cap-Santé
  5. Madeleine Bourque,Bernard Coté,Yves Frenette,Martine Trottier, La vie du Cap-Santé, livre souvenir 300ieme.,, Cap-Santé, L'équipe du livre souvenir, , 192 p.
  6. « Statistique Canada - Profils des communautés de 2006 - Cap-Santé, V » (consulté le 5 juillet 2020)
  7. « Statistique Canada - Profils des communautés de 2016 - Cap-Santé, V » (consulté le 5 juillet 2020)
  8. « Liste des municipalités divisées en districts électoraux », sur DGEQ (consulté en janvier 2018)
  9. « répertoire du patrimoine culturel du Québec »

Église Sainte-Famille[modifier | modifier le code]

Église de Cap-Santé au coucher du soleil

L'église actuelle a été construite entre les années 1754-1767[1]. Les travaux ont toutefois été interrompus pendant la guerre de Sept Ans (1756-1763). C'est une des dernières églises érigées sous le régime français. L'église révèle une architecture unique avec sa façade monumentale ornée de trois niches et ses deux tours surmontées de clochers, une décoration intérieure réalisée entre 1859 et 1861 par le sculpteur Raphaël Giroux et le maître-plâtrier François Blouin et un retable de forme trapézoïdale. Elle abrite de plus des tableaux d'Antoine Plamondon et de Joseph Légaré. Cette église a été classée monument historique en 1986 par le ministère des Affaires culturelles du Québec.

Le presbytère, bâti en 1849 d'après les plans de l'architecte Charles Baillargé avec ses fenêtres dormantes, est également imposant. Un cimetière entoure le paysage qui s'étend vers le bas jusqu'au fleuve Saint-Laurent.

Le conseil de Ville fait l'acquisition du presbytère en 2018. Une consultation publique sur son utilisation est tenue au terme duquel il est décidé que l'édifice accueillera l'accueil touristique, un café, une salle de vente des produits des métiers d'arts et des locaux de permanence communautaire pour la fabrique locale, le Conseil du Patrimoine culturel, le comité touristique et la société d'histoire.

Classée immeuble patrimonial en 1986, elle fait partie du site patrimonial Sainte famille dans les catégories du patrimoine religieux de confession catholique et du patrimoine de la Nouvelle-France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]