Canterbury

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Canterbury
Blason de Canterbury
Héraldique
Image illustrative de l'article Canterbury
Administration
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Nation Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Comté Kent
Statut Cité
Force de police Kent Police
Indicatif 01227
Démographie
Population 55 240 hab. (2011)
Densité 2 347 hab./km2
Géographie
Coordonnées 51° 16′ 34″ nord, 1° 04′ 35″ est
Superficie 2 354 ha = 23,54 km2
Divers
Devise « Ave Mater Angliae »
Traduction « Salut, mère de l'Angleterre »
Localisation

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Canterbury

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Canterbury
Liens
Site web http://www.canterbury.gov.uk/

Canterbury, ou en français également Cantorbéry, est une petite cité du Kent, dans l'extrémité sud-est de l'Angleterre, sur la rivière Stour, à 86,4 km de Londres[1]. Le dernier recensement, en 2011, lui attribuait 55 240 habitants.

Ancienne capitale du royaume de Kent, elle est l'une des villes les plus anciennes du pays. Saint Augustin de Cantorbéry convertit la ville, ainsi que le roi Æthelbert et en fait pour lui un siège épiscopal en 597. La ville devient rapidement le siège de l'archevêque primat d'Angleterre.

Les neuf premiers archevêques seront canonisés, ainsi qu'Adrien de Cantorbéry. Les autres archevêques canonisés sont les saints Dunstan, Alphège de Cantorbéry, Anselme et Thomas Becket. La cité devient un grand centre de pèlerinage durant le Moyen Âge, ce qui inspira les Contes de Canterbury de Geoffrey Chaucer.

Depuis le XVIe siècle, Canterbury est le siège du chef spirituel de l'Église d'Angleterre et de la Communion anglicane. Le premier des archevêques anglicans fut Thomas Cranmer (14891556), nommé par Henri VIII en 1533, suivi de Reginald Pole (15001558), dernier archevêque catholique

Le 105e archevêque, depuis janvier 2013 est Justin Welby.

Aujourd'hui, Canterbury est un centre touristique et universitaire. Destination touristique populaire, elle est l'une des villes les plus visitées du Royaume-Uni et l'économie de la ville dépend fortement du tourisme. Elle accueille un pôle de l'université du Kent.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le commencement[modifier | modifier le code]

La région de Canterbury est habitée depuis la préhistoire. Des traces du paléolithique et des poteries d'âge néolithique ont été trouvées dans la région. Canterbury est d’abord enregistrée comme étant la principale colonie de la tribu celtique des Cantiaci qui a longtemps habité le Kent moderne. Au Ier siècle apr. J.-C., les Romains capturent la colonie et la nomment Durovernum Cantiacorum. Les Romains reconstruisent la ville avec de nouvelles rues mais également avec un théâtre, un temple, un forum et des bains publics. Bien que Canterbury ne jouisse pas d'une importante garnison militaire, sa position géographique par rapport aux principaux ports tels que le Kentish de Rutupiae (Richborough), Dubrae (Douvres) et Lemanae (Lymne), lui donne une stratégique considérable. À la fin du IIIe siècle, dans le but de se défendre des attaques des barbares, les Romains construisent une muraille autour de la ville, qui clôt une région de 53 ha.

Malgré le fait que Canterbury soit l'une des 28 villes de la Grande-Bretagne sub-romaine, Durovernum Cantiacorum a été majoritairement abandonné - sauf par quelques agriculteurs - et a été progressivement décomposé. Cela a été causé par le départ des romains de l'Angleterre. Le siècle suivant est marqué par l'émergence d'une communauté anglo-saxonne se formant dans la ville et, au fur et à mesure que les réfugiés Jutish arrivent, commencent à se marier avec les gens du pays. En 597, le pape Grégoire Ier envoie Augustin convertir son roi Æthelberht au christianisme. Comme Canterbury est une ville romaine, elle est choisie par Augustin comme siège épiscopal du Kent. Une abbaye et une cathédrale y sont donc construites. Augustin devient ainsi le premier archevêque de Canterbury. L'importance de la ville conduit à son renouveau et au développement de métiers comme la poterie, travail du textile et du cuir. Vers 630, des pièces d'or sont frappées à la Monnaie de Canterbury. En 672, le synode de Hertford donne au siège de Canterbury l'autorité sur toute l'Église anglaise.

En 842 et en 851, Canterbury subit de grandes pertes de vies lors des raids danois. En 978, l'archevêque Dunstan reconstruit l'abbaye construite par Augustin et la nomme abbaye de St Augustin. Une deuxième vague d'attaques danoises commence en 991 et une troisième a lieu en 1011. La cathédrale est brûlée et l'archevêque Alphege est tué en 1012. Se souvenant de la destruction causée par les Danois, les habitants de Canterbury ne résistent pas à l'invasion de Guillaume le Conquérant en 1066. Ce dernier a immédiatement ordonné la construction d'un château en bois. Au début du XIIe siècle, le château est reconstruit avec la pierre.

Après le meurtre de Thomas Becket en 1170, Canterbury devient une des villes les plus célèbres d’Europe grâce au fait que tous les pèlerins chrétiens viennent visiter son sanctuaire. Ce pèlerinage fournit la collection de contes de Geoffrey Chaucer, Les Contes de Canterbury. Le château de Canterbury est ensuite envahi par le prince français Louis, futur Louis VIII, durant l'invasion de l'Angleterre par ce dernier en 1215 et ce peu avant la mort de Jean sans Terre qui était le Roi d'Angleterre. .

XIVe – XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

La peste noire frappe Canterbury en 1348. Lorsque la population atteint la barre des 10 000 habitants, Canterbury devient la 10e ville la plus peuplée en Angleterre. Mais au début du XVIe siècle, la population retombe à 3.000 habitants à cause de cette peste noire. En 1363, au cours de la guerre de Cent Ans, une commission d'enquête constate que plusieurs délits ont entraîné l'érosion du mur romain. Entre 1378 et 1402, le mur a été totalement reconstruit et de nouvelles tours ont été ajoutées. En 1381, au cours de la révolte des paysans en mémoire de Wat Tyler (Un célèbre paysan révolutionnaire.), le château et le palais de l'archevêque sont endommagés et Sudbury, qui est l'archevêque de l'époque, est décapité à Londres. Un hommage est rendu chaque année à Sudbury devant sa tombe à Canterbury. En 1413, Henri IV devient le premier souverain à être enterré dans la cathédrale. En 1448, Canterbury est gratifié par une charte de ville lui permettant d’obtenir un maire et un haut shérif. La ville se trouve donc avec un seigneur, un maire et le shérif. En 1504, la tour principale de la cathédrale (la tour Bell Harry), est enfin achevée, mettant fin à 400 années de construction.

Pendant la dissolution des monastères, le prieuré et le couvent de la ville sont fermés. L’abbaye est démantelée au cours des 15 années suivantes bien qu'une partie du site soit transformée en palais. Le temple de Thomas Becket est démoli et tout l'or, l'argent ainsi que les bijoux sont volés.

Au cours du XVIIe siècle, la population de Canterbury est estimée à 5 000 habitants dont 2 000 huguenots protestants francophones qui ont commencé à fuir la persécution et la guerre en se réfugiant aux Pays-Bas espagnols (dès le milieu du XVIe siècle). Les huguenots introduisent le tissage de soie qui, en 1676, a remplacé le tissage de la laine.

En 1647, pendant la guerre civile d'Angleterre, des émeutes éclatent suite à la décision du maire de la ville d’interdire les signes religieux le jour de Noël. Le procès des émeutiers l'année suivante conduit à une révolte du Kent contre les forces parlementaires, révolte qui contribue au début de la deuxième phase de la guerre.

XVIIIe siècle - Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Le premier journal de la ville, le Kentish Post, est publié en 1717. Il fusionne ensuite avec la Gazette du Kentish en 1768.

En 1770, le château tombe en ruine et nombreuses de ses parties vont être démolies par la suite. En 1787, toutes les portes de la muraille de la ville à l'exception de Westgate (Une tour qui servait de prison à cette époque) sont démolies afin de pouvoir ouvrir le chemin aux véhicules accédant à la ville. La nouvelle prison de Canterbury est inaugurée en 1808. Elle se situe en dehors de la ville. Le chemin de fer de Canterbury, qui est le premier chemin de fer pour voyageur au monde, est inauguré en 1830. La concurrence et la hausse des coûts entre les lignes ferroviaires sont résolues grâce à la fusion des réseaux en 1899. En 1848, l'abbaye de St Augustin est rénovée pour servir de collège missionnaire aux représentants de l'Église d'Angleterre.

Entre 1830 et 1900, la population de la ville passe de 15 000 à 24 000 habitants.

Au cours de la Première Guerre mondiale, un certain nombre de casernes et d'hôpitaux sont installés autour de la ville. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, 10 445 bombes chutent pendant 135 raids détruisant 731 maisons et 296 autres bâtiments de la ville dont le lycée missionnaire et le lycée des filles de Simon Langton. 115 victimes sont à déplorer.

Avant la fin de la guerre, l'architecte Charles Holden élabore des plans pour réaménager le centre de la ville. Mais les habitants sont tellement opposés à cette décision que certains d'entre eux décident de créer la Citizens Defense Association et parviennent à retarder la construction de ce centre commercial. La reconstruction du centre-ville a finalement eu lieu mais 10 ans après la guerre. Un ring est construit par étapes autour de la ville quelque temps afin d'atténuer les problèmes de circulation croissante dans le centre-ville qui a été plus tard accessible que par les piétons. La plus grande expansion de la ville a lieu dans les années 1960 avec l'arrivée de l'Université de Kent à Canterbury et du Christchurch College.

Les années 1980 sont marquées par les visites du Pape Jean-Paul II et de la Reine Elizabeth II ainsi que de l’inauguration du Festival annuel de Canterbury.

Personnalités nées à Canterbury[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Canterbury

Les armes de la cité de Canterbury se blasonnent ainsi : D'argent à trois merles corniques de sable becqués et armés de gueules, au chef de gueules chargé d'un léopard d'or. La devise est AVE MATER ANGLIÆ, qui signifie en latin « Salut, mère de l'Angleterre ».

Démographie[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Canterbury est jumelée avec des villes américaine, française, hongroise et russe.

  • 1962 : jumelage avec la ville française de Reims[2].
  • 1985 : jumelage avec la ville russe de Vladimir.
  • 1985 : jumelage avec les villes Bloomington-Normal, en Illinois. Vladimir, Bloomington-Normal et Canterbury forment la Canterbury Three Cities Association[3].
  • 2004 : partenariat City to City avec la ville hongroise d'Esztergom (24 octobre)[4],[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les données pour 1801-1961 sont prises dans le Kent History Illustrated de Frank W Jessup [KCC, 1966]

Sources

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte universelle avec outil pour mesurer la distance
  2. Les villes jumelées avec Reims [1], sur reims.fr.
  3. « Members », sur Canterbury Arts Council (consulté le 23 décembre 2013)
  4. « Sister Towns », sur Esztergom portal, (consulté le 23 décembre 2013)
  5. « Hungary for partnership », District Life, Canterbury City Council, no 17,‎ , p. 27 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]