Canton de Nidwald

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Canton de Nidwald
Blason de Canton de Nidwald
Blason
Drapeau de Canton de Nidwald
Drapeau
Canton de Nidwald
Localisation du canton en Suisse.
Noms
Nom allemand Kanton Nidwalden
Nom italien Canton Nidvaldo
Nom romanche Chantun Sutsilvania
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Entrée dans la Confédération
ISO 3166-2 CH-NW
Chef-lieu Stans
Districts Aucun
Communes 11[1]
Exécutif Conseil d'État (Regierungsrat) (7 sièges)[2]
Législatif Landrat (60 sièges)[3]
Conseil des États 1 siège[4]
Conseil national 1 siège[5]
Démographie
Population
permanente
43 087 hab. (31 décembre 2019)
Densité 156 hab./km2
Rang démographique 22e[6]
Langue officielle Allemand
Géographie
Coordonnées 46° 57′ 00″ nord, 8° 24′ 00″ est
Altitude Min. 434 m (Lac des Quatre-Cantons)
Max. 2 900 m (Rotstöckli[7])
Superficie 275,9 km2
Rang 22e[8]
Liens
Site web www.nw.ch

Le canton de Nidwald (NW, en allemand : Kanton Nidwalden) est l'un des 26 cantons de la Suisse, membre fondateur de la Confédération. Son chef-lieu est Stans.

Géographie[modifier | modifier le code]

Nidwald se trouve au centre de la Suisse. Au nord, le canton est limité par le lac des Quatre-Cantons. Dans les autres directions, il est limité par des chaînes de montagnes. Les cantons voisins sont : au nord le canton de Lucerne et de Schwytz, à l'est le canton d'Uri, au sud les cantons d'Obwald (Engelberg) et Berne et enfin à l'ouest le canton d'Obwald. L'Engelberger forme la vallée principale du canton et se jette dans le lac des Quatre-Cantons. Les deux côtés de la vallée sont bordés par des massifs montagneux tels que le Stanserhorn ou le Buochserhorn.

Histoire[modifier | modifier le code]

Premières activités humaines[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'activité humaine remontent à l'âge de la pierre polie. Durant l'âge du bronze, le Renggpass à Hergiswil ainsi que la Rotzburg à Ennetmoos sont habités. Plusieurs découvertes à Stansstad et à Stans témoignent d'une colonisation durant le premier millénaire avant Jésus-Christ.

Colonisation romaine et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Quelques découvertes archéologiques et les noms de lieux témoignent du passage de l'Empire romain. À partir du XIIe siècle la paysannerie se développe. Durant le Moyen Âge, les premières coopératives agricoles (Ürten) sont créées. De pair, l'influence de ces coopératives augmente et à partir du XIVe siècle, les coopératives se distanceront des structures religieuses. Peu à peu, elles deviendront les communes modernes d'aujourd'hui.

Les origines du nom de Nidwald et le rôle du nom d'Unterwald[modifier | modifier le code]

Au bas Moyen Âge, les termes Obwald (au-dessus de la forêt) et Nidwald (au-dessous de la forêt) sont souvent groupés sous le nom d'Unterwald. Après le départ des Habsbourg au XIVe siècle, Nidwald se développe en tant qu'État autonome. Bien que le nom d'Unterwald ait perdu de son importance, Obwald et Nidwald devront accepter le partage d'une seule voix aux diètes fédérales, ce qui n'alla pas sans disputes. C'est seulement à partir de 1798 que chaque partie recevra une voix à part entière.

Formation de l'État de Nidwald[modifier | modifier le code]

À partir de 1398, une Landsgemeinde et un conseil apparaissent selon les sources écrites. Durant la Réforme protestante, Nidwald reste, de même que toute la Suisse centrale, catholique et soutient la Contre-Réforme. La population nidwaldienne n'accepte pas l'instauration de la constitution helvétique après la disparition de l'Ancien Régime. Mécontentes de la politique anticatholique suscitée par l'occupant, la population se révolte ; des troupes nidwaldiennes attaquent l'armée française le . Cent Nidwaldiens et autant de Français perdent la vie dans cette bataille. 300 personnes périront dans les pillages et massacres qui s'ensuivront, parmi lesquels une centaine de femmes et vingt-six enfants. Après le départ des troupes françaises Nidwald sera contraint, après intervention de troupes de la confédération, d'accepter le nouveau traité fédéral avec la perte de la vallée d'Engelberg au profit d'Obwald.

Politique[modifier | modifier le code]

Contrairement à l'ancienne constitution fédérale, dans laquelle Nidwald était répertorié comme un demi-canton, Nidwald a le statut d'un canton indépendant dans la constitution fédérale du 18 avril 1999.

La Constitution actuelle de Nidwald date du [9].

En 1996, le canton a voté pour l'abolition de sa Landsgemeinde dans les urnes[10].

Le pouvoir législatif est le Landrat. Ce dernier compte 60 membres, élus au scrutin proportionnel pour un mandat de quatre ans. Le parti le plus représenté au Landrat est le PLR.

Au niveau fédéral, le canton a un seul député dans chaque conseil : Peter Keller (UDC) au Conseil national depuis 2011 et Hans Wicki (PLR) au Conseil des États depuis 2015.

Le canton est composé de onze communes et n'est pas divisé en districts. Voir aussi les communes du canton de Nidwald.

Démographie[modifier | modifier le code]

Population[modifier | modifier le code]

Le canton de Nidwald compte 43 087 habitants au 31 décembre 2019, soit 0,5 % de la population totale de la Suisse[6] ; parmi eux, 4 046 (10,0 %) sont étrangers[11]. Seuls quatre cantons, Appenzell Rhodes-Intérieures, Glaris, Obwald et Uri, sont moins peuplés. La densité de population atteint 156 habitants /km2, légèrement inférieure à la moyenne suisse.

Religion[modifier | modifier le code]

Les trois quarts des habitants du canton revendiquent l'appartenance au catholicisme romain[12].

Le tableau suivant détaille la population du canton suivant la religion, en 2000[12] :

Religion Population %
Catholiques romains +28 132, +075,6
Protestants +04 431, +011,9
Communautés islamiques +00812, +002,2
Chrétiens orthodoxes +00418, +001,1
Catholiques chrétiens +00017, +000,
Communauté de confession juive +00013, +000,
Aucune appartenance +02 162, +005,8
Autre +01 250, +003,4
Total +37 235, +100,

Note : les intitulés des religions sont ceux donnés par l'Office fédéral de la statistique ; les protestants comprennent les communautés néo-apostoliques et les témoins de Jéhovah ; la catégorie « Autre » inclut les personnes ne se prononçant pas.

Langues[modifier | modifier le code]

La langue officielle du canton est l'allemand.

Le tableau suivant détaille la langue principale des habitants du canton en 2000[13] :

Langue Locuteurs %
Allemand +34 458, +092,5
Italien +00533, +001,4
Langues slaves de l'ex-Yougoslavie +00487, +001,3
Albanais +00361, +001,
Portugais +00272, +000,7
Français +00229, +000,6
Espagnol +00145, +000,4
Romanche +00048, +000,1
Turc +00016, +000,
Autres +00686, +001,8
Total +37 235, +100,

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le )
  2. (de) « Regierungsrat », sur nw.ch (consulté le )
  3. (de) « Politik / Behörden - Landrat - Übersicht », sur nw.ch (consulté le )
  4. « Liste des conseillers aux États par canton », sur parlement.ch (consulté le )
  5. « Liste des conseillers nationaux par canton », sur parlement.ch (consulté le )
  6. a et b « Bilan démographique selon le niveau géographique institutionnel », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le ).
  7. [xls] « Les points culminants des cantons suisses », sur Office fédéral de la statistique (consulté le )
  8. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le )
  9. « Fedlex », sur www.fedlex.admin.ch (consulté le ).
  10. (de) Karin Moser und Erich Aschwanden, « Warum die Landsgemeinde abgeschafft wurde | NZZ », Neue Zürcher Zeitung,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. « Cantons, communes — état et structure de la population », Office fédéral de la statistique, (consulté le )
  12. a et b « Religions », Office fédéral de la statistique, (consulté le )
  13. « Langues », Office fédéral de la statistique, (consulté le )