Canton de Courtomer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Canton de Courtomer
Canton de Courtomer
Situation du canton dans l'arrondissement d'Alençon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Orne
Arrondissement(s) Alençon
Circonscription(s) 1re
Chef-lieu Courtomer
Code canton 61 09
Histoire de la division
Création 1790 (Saint-Lomer)
Disparition 2015
Démographie
Population 3 057 hab. (2012)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Superficie 146,61 km2
Subdivisions
Communes 16

Le canton de Courtomer est une ancienne division administrative française située dans le département de l'Orne et la région Basse-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce canton était organisé autour de Courtomer dans l'arrondissement d'Alençon. Son altitude variait de 153 m (Montchevrel) à 307 m (Ferrières-la-Verrerie) pour une altitude moyenne de 217 m.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • De 1833 à 1848, les cantons de Courtomer et du Mêle-sur-Sarthe avaient le même conseiller général. Le nombre de conseillers généraux était limité à 30 par département[1].

Conseillers généraux de 1833 à 2015[modifier | modifier le code]

Liste des conseillers généraux
Période Identité Étiquette Qualité
1833 1842 Jean Clogenson Majorité
ministérielle
Conservateur de la bibliothèque publique d'Alençon, ancien préfet de l'Orne, magistrat, député (1835-1839)
1842 1848 Claude Alexis Delangle   Propriétaire, maire de Sées, conseiller d'arrondissement
1848 1853 Napoléon Gabriel de Turenne d'Aynac   Ancien capitaine d'infanterie, propriétaire à Courtomer
1853 1867 Léopold Augustin Louis
Comte de Cumont
  Propriétaire et maire du Chalange
1867 1871 Jean-Charles Lesage   Maire de Courtomer
1871 1876
(décès)[2]
Léopold Augustin Louis comte de Cumont   Propriétaire et maire du Chalange
1876 1889 Vicomte
Henri de Turenne
Union
des Droites
Propriétaire à Courtomer, député (1885-1889)
1889 1899
(décès)[3]
Jacques Paul Vauclin Républicain Docteur-médecin au Chalange
1899 [4] 1919 Jules Sevaux Républicain Ancien officier supérieur de cavalerie, juge de paix à Quettehou (Manche), maire de Bursard
1919 1931 Isaïe Manson   Mécanicien, maire de Courtomer
1931 1940 Léopold Bisson RG Éleveur, maire de Godisson
1943 1945 Amédée d'Harcourt   Chef d'escadron, conseiller d'arrondissement, maire d'Essay, nommé conseiller départemental en 1943[5]
1945 1949 René Yotte   Médecin à Courtomer
1949 1962
(décès)
Robert Jousset DVD Cultivateur à Saint-Germain-le-Vieux
1962 1994 Roger de Pelet
(1907-1998)
DVD puis
UDF-Rad.
Propriétaire du château de Courtomer
1994 2001 Régis Cusinberche RPR Avocat à Paris, propriétaire au Plantis
2001 2015 Odile Duval DVD Agricultrice retraitée, adjointe au maire du Ménil-Guyon


Le canton participe à l'élection du député de la première circonscription de l'Orne.

Conseillers d'arrondissement (de 1833 à 1940)[modifier | modifier le code]

Liste des conseillers d'arrondissement successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1833[6] 1842 Alexis Delangle   Maire du Chalange
? 1940 Henri Fauvel Union
nationale
Maire de Montchevrel
1940       Les conseils d'arrondissement ont été suspendus par la loi du 12 octobre 1940
et n'ont jamais été réactivés
Les données manquantes sont à compléter.

Composition[modifier | modifier le code]

La carte des communes du canton. Les cantons limitrophes étaient ceux de Mortrée, du Merlerault, de Moulins-la-Marche, de Bazoches-sur-Hoëne, du Mêle-sur-Sarthe et de Sées.

Le canton de Courtomer comptait 3 057 habitants en 2012 (population municipale) et regroupait seize communes :

À la suite du redécoupage des cantons pour 2015, toutes les communes à l'exception de Godisson sont rattachées au canton de Radon. La commune de Godisson est intégrée au canton de Rai.

Anciennes communes[modifier | modifier le code]

Les anciennes communes suivantes étaient incluses dans le canton de Courtomer[7] :

  • Saint-Lomer, qui fut chef-lieu du canton à sa création[8], absorbée en 1811 par Courtomer.
  • La Mussoire, absorbée en 1821 par Brullemail.
  • Sainte-Colombe-la-Petite, absorbée en 1821 par Saint-Léonard-des-Parcs.

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
3 8233 3793 0342 7592 6232 6812 9633 0573 057
(Sources : Base Insee, population sans doubles comptes à partir de 1962[9] puis population municipale à partir de 2006[10])
Histogramme de l'évolution démographique

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5492729z/f186.image.r=cantons%201833
  2. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62122809/f1.image.r=canton?rk=1072966;4
  3. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6256596j/f1.item.r=canton.zoom
  4. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6256941z/f4.item.r=canton.zoom
  5. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96158886/f4.image.r=canton
  6. (réf.: Almanach royal et national pour l'an MDCCCXXXIV (1834) présenté à Sa Majesté et aux princes et princesses de la famille royale, pages 525 et 526 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203761t/f543.item# [archive], consulté le 24 octobre 2021).
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Requête administration : fiches des seize communes du canton », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
  8. Louis Marie Prudhomme, Dictionnaire géographique et méthodique de la République française en 120 départements, volume 1, Paris, Louis Marie Prudhomme, , 673 p. (lire en ligne), p. 53
  9. Structure de la population du canton de 1968 à l'année de la dernière population légale connue
  10. Fiches Insee - Populations légales du canton pour les années 2006, 2011, 2012