Canton de Bâle-Ville

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Canton de Bâle-Ville
Blason de Canton de Bâle-Ville
Blason
Drapeau de Canton de Bâle-Ville
Drapeau
Canton de Bâle-Ville
Localisation du canton en Suisse.
Noms
Nom allemand Kanton Basel-Stadt
Nom italien Canton Basilea Città
Nom romanche Chantun Basilea-Citad
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Entrée dans la Confédération (520 ans)
ISO 3166-2 CH-BS
Chef-lieu Bâle
Districts Aucun
Communes 3[1]
Exécutif Conseil d'État (Regierungsrat) (7 sièges)[2]
Législatif Grand Conseil (Grosser Rat) (100 sièges)[3]
Conseil des États 1 siège[4]
Conseil national 5 sièges[5]
Démographie
Population
permanente
195 844 hab. (31 décembre 2019)
Densité 5 293 hab./km2
Rang démographique 15e[6]
Langue officielle Allemand
Géographie
Coordonnées 47° 34′ nord, 7° 36′ est
Altitude Min. 244,75 m (Berge du Rhin
à Kleinhüningen)
Max. 363 m (Sankt Chrischona[7])
Superficie 37 km2
Rang 26e[8]
Liens
Site web www.bs.ch

Le canton de Bâle-Ville (BS, en allemand : Basel-Stadt ; en italien : Canton Basilea Città ; en romanche : Chantun Basilea-Citad) est un canton suisse, dont le chef-lieu est Bâle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le canton de Bâle-Ville est le plus petit canton de Suisse. Il est traversé par le Rhin. Le canton se trouve aux frontières avec celles de l'Allemagne (land de Bade-Wurtemberg) et de la France (région Grand Est).

Transports[modifier | modifier le code]

L'aéroport international de Bâle-Mulhouse-Fribourg (EuroAirport) est situé à quelques kilomètres du centre du canton, en territoire français. Les compagnies Basler Verkehrs-Betriebe (BVB) et Baselland Transport (BLT) desservent le canton qui a aussi, la particularité, commune avec celui de Genève, de n'avoir aucune ligne CarPostal[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le demi-canton de Bâle-Ville n'existe que depuis 1833 (voir Séparation de Bâle). Auparavant, et lors de son entrée dans la Confédération en 1501, il faisait partie avec Bâle-Campagne du canton de Bâle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Organisation territoriale[modifier | modifier le code]

Le canton de Bâle-Ville n'est, de par sa taille, pas divisé en districts.

Bâle-Ville compte trois communes dont deux villes :

Sécurité[modifier | modifier le code]

Pour assurer la sécurité de la population, le canton opère une police cantonale[10].

Le canton gère conjointement avec les autorités zougoises l'établissement pénitentiaire de Bostadel[11],[12]. L'établissement, situé sur le territoire zougois, est destiné à accueillir des détenus masculins condamnés à une peine de prison ou un internement.

Démographie[modifier | modifier le code]

Population[modifier | modifier le code]

Le canton de Bâle-Ville compte 185 227 habitants en 2007, soit 2,4 % de la population totale de la Suisse ; parmi eux, 56 106 (30,3 %) sont étrangers[13]. La densité de population atteint 5 000 habitants au km2, la plus forte densité d'un canton en Suisse.

Religion[modifier | modifier le code]

Les protestants sont légèrement dominants et forment 27 % de la population du canton. Le quart des habitants revendique l'appartenance au catholicisme romain[14].

Le tableau suivant détaille la population du canton suivant la religion, en 2000[14] :

Religion Population %
Protestants +51 103, +027,2
Catholiques romains +46 802, +024,9
Communautés islamiques +12 643, +006,7
Chrétiens-orthodoxes +04 783, +002,5
Communauté de confession juive +01 421, +000,8
Catholiques chrétiens +00519, +000,3
Aucune appartenance +58 334, +031,
Autres +12 474, +006,6
Total +188 079, +100,

Note : les intitulés des religions sont ceux donnés par l'Office fédéral de la statistique ; les protestants comprennent les communautés néo-apostoliques et les témoins de Jéhovah ; la catégorie « Autres » inclut les personnes ne se prononçant pas.

Langues[modifier | modifier le code]

La langue officielle du canton est l'allemand.

Le tableau suivant détaille la langue principale des habitants du canton en 2000[15] :

Langue Locuteurs %
Allemand +149 192, +079,3
Italien +09 409, +005,
Français +04 658, +002,5
Turc +04 086, +002,2
Espagnol +03 881, +002,1
Langues slaves de l'ex-Yougoslavie +03 854, +002,
Albanais +02 443, +001,3
Portugais +01 502, +000,8
Romanche +00231, +000,1
Autres +08 823, +004,7
Total +188 079, +100,
L'hôtel de ville (Rathaus) sur la place du marché.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenu : 16 865 M fr.

Le canton est une région pilote depuis 2001 pour le projet de société à 2000 watts proposé par l'École polytechnique fédérale de Zurich[16].

Le canton affiche une fiscalité très attrayante pour les entreprises : le taux d’imposition ne peut dépasser les 7,83 %[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le )
  2. (de) « Der Regierungsrat heisst Sie willkommen! », sur regierungsrat.bs.ch (consulté le )
  3. (de) « Parlament », sur grosserrat.bs.ch (consulté le )
  4. « Liste des conseillers aux Etats par canton », sur parlement.ch (consulté le )
  5. « Liste des conseillers nationaux par canton », sur parlement.ch (consulté le )
  6. « Bilan démographique selon le niveau géographique institutionnel », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le ).
  7. [xls] « Les points culminants des cantons suisses », sur Office fédéral de la statistique (consulté le )
  8. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le )
  9. Bernard Wuthrich, « L’astuce qui fait tomber le chef de CarPostal », sur https://www.letemps.ch, (consulté le )
  10. (de) « Willkommen bei der Kantonspolizei Basel-Stadt », sur www.polizei.bs.ch (consulté le )
  11. Catalogue des établissements pénitentiaires, Berne, Office fédéral de la statistique, , 111 p. (lire en ligne), p. 90
  12. (de) « Justizvollzugsanstalt », sur Kanton Zug (consulté le )
  13. « Cantons, communes — état et structure de la population », Office fédéral de la statistique, (consulté le )
  14. a et b « Religions », Office fédéral de la statistique, (consulté le )
  15. « Langues », Office fédéral de la statistique, (consulté le )
  16. Page du projet sur le site de Bâle
  17. Thomas Lemahieu, « Big pharma. Parfum d’évasion fiscale dans l’ARN messager », sur L'Humanité,

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]