Candy Crush Saga

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Candy Crush Saga
Image illustrative de l'article Candy Crush Saga

Développeur King

Date de sortie Facebook :

iOS :

Android :

Windows Phone : [1],[2]

Genre Puzzle temps réel
Plate-forme Facebook
Android
iOS
Windows 10

Candy Crush Saga est un jeu vidéo développé par King, disponible à l'origine comme une application Facebook et adapté pour les systèmes d'exploitation Android et iOS. Il s'agit d'une variante du jeu sur navigateur web Candy Crush. Il reprend les principes du jeu concurrent Bejeweled sorti en 2001 sous le nom initial de Diamond Mine[3] et en partie le design de CandySwype, sorti, en 2010[4].

Candy Crush Saga sera pré-installé sur les appareils dotés de Windows 10, au même titre que Solitaire, Démineur et Dame de Pique[5].

Règles du jeu[modifier | modifier le code]

Le but du jeu est de faire écraser des bonbons colorés en associant des combinaisons d'au moins trois bonbons[6], afin de remplir l'objectif du niveau et de marquer un maximum de points. Il existe 1040 niveaux dans le « Monde Réel » (au 25 Juin 2015), plus 665 nouveaux niveaux disponibles dans le « Monde des Songes » (Dreamworld). Leur nombre est augmenté progressivement par l'éditeur[7].

Les objectifs peuvent être les suivants :

  • Gagner un nombre de points (niveau 1)
  • Enlever toute la gélatine (niveau 6)
  • Faire tomber les ingrédients (niveau 11)
  • Gagner un nombre de points en temps limité (niveau 20)
  • Récupérer toutes les commandes (niveau 126)

Le monde de Candy Crush[modifier | modifier le code]

Candy Crush Saga comprend 1730 niveaux répartis en 109 épisodes : 1055 niveaux étalés sur 66 épisodes dans le Monde Réel et 665 niveaux distribués sur 44 épisodes dans le Monde des Songes. Chaque épisode est composé de 15 niveaux, sauf les deux premiers du Monde Réel qui en comportent chacun 10 et sauf le premier du Monde des Songes qui en compte 20.

Modèle économique[modifier | modifier le code]

En mars 2013, Candy Crush Saga a dépassé FarmVille 2 et Texas Holdem Poker de Zynga comme le jeu le plus populaire sur Facebook avec en moyenne 9,7 millions d'utilisateurs quotidiens[8] et 45 millions de joueurs au total dans le monde cette année là[7], puis près de 100 millions l'année suivante[6].

Le modèle économique de King.com repose sur l'intégration de publicités intensives (affichage de publicités rétribué au nombre de clics, propositions de cadeaux aux utilisateurs…). Les publicités incitent à l'achat qui est aussi rétribué. Par ailleurs, bien que la promotion du jeu annonce sa gratuité, les joueurs ayant perdu les premières vies, créditées gratuitement à l'inscription, peuvent en acheter de nouvelles s'ils ne souhaitent pas attendre les quelques heures nécessaires pour en recevoir de nouveau gracieusement. Il est à noter que selon Tommy Palm, le « Gourou des jeux » de King, 70% des joueurs ayant atteint le niveau 450 n'ont rien payé[9].

Les sommes ainsi gagnées par l'opérateur lui permettent de dégager des bénéfices et de financer les campagnes de promotion (spots publicitaires), qui se chiffrent maintenant en millions d'euros. King Digital Entertainement, l'éditeur du jeu Candy Crush Saga, a annoncé le 18 février 2014 son intention d'entrer à la Bourse de New York[10].

Controverse sur les clones et les marques[modifier | modifier le code]

Bien que les jeux de la marque King.com, créatrice de ce jeu, soient grandement inspirés de jeu pré-existants (Bejeweled pour Candy Crush Saga, Farm Heroes Saga pour Pet Rescue Saga, Bust-a-Move (également appelé Puzzle Bobble) pour Bubble Witch Saga et Peggle pour Papa Pear Saga)[4] et que les termes aient été utilisés par des jeux plus anciens (Candyswype, 2010, Crush (2007), Rastan Saga, 1987), la société a décidé de déposer les marques « Candy » (« sucrerie » en anglais), « Crush » (« broyer » en anglais) et « Saga » (type de littérature épique islandaise) et commence à attaquer en justice les autres créateurs de jeu utilisant ces termes dans leur noms de jeu, et notamment CandySwype dont elle s'est très fortement inspirée[4],[11],[12].

En voyant cela, un auteur indépendant décide d'attaquer la marque pour avoir copié le jeu Scamperghost, sous le nom Pac-Avoid, à la fois dans le concept et dans la fabrication[13]. Le développeur du jeu commandé par King.com explique lui-même que cette société lui a commandé un clone de ce jeu[14]. Devant cette attaque, King.com répond qu'il ne s'agit pas d'une copie mais retire le jeu de son site[4],[15],[16]. Le nom Pac-avoid posait également d'autres problèmes, entre le nom et la conception, avec l'un des plus célèbres jeux vidéo des années 1980, Pac-Man (1980).

King.com diffuse alors sur son site[17] :

« Let me be clear: This unfortunate situation is an exception to the rule. King does not clone games, and we do not want anyone cloning our games. »

Ce qui peut se traduire par :

« Soyons clairs : cette situation malencontreuse est une exception à la règle. King ne clone pas les jeux, et nous ne voulons pas que qui que ce soit clone nos jeux. »

En réaction, des développeurs indépendants se sont mis à créer un nombre important de jeux comportant ces noms, de façon plus ou moins moqueuse vis-à-vis de cette histoire. On pouvait ainsi en compter 368 le 3 février 2014[4].

Contenu téléchargeable[modifier | modifier le code]

Fin novembre 2013, un nouveau monde est créé, le « Monde des Songes » (Dreamworld), avec 65 premiers niveaux. La différence réside dans la présence d'un hibou, Odus, le but étant de remplir la mission habituelle tout en gardant en équilibre l'animal, perché sur une jauge en forme de croissant de lune. Une fois la jauge remplie, une aide temporaire sous forme d'explosion permet de réduire le nombre de couleurs des bonbons.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Candy Crush Saga », sur windowsphone.com (consulté le 12 décembre 2014).
  2. Etienne Froment, « Candy Crush Saga est finalement disponible sur Windows Phone » (consulté le 12 décembre 2014).
  3. (en) « Casual games make a serious impact », BBC,‎ (consulté le 25 février 2014).
  4. a, b, c, d et e « Candy Candy Candy – I can’t let you go », Merlanfrit,‎ (consulté le 25 février 2014).
  5. (en) Xbox Wire Staff, « Candy Crush Saga is Coming to Windows 10 », sur Xbox.com,‎ (consulté le 17 juin 2015)
  6. a et b C.D., « Bonbon mania : au pays de Candy Crush », Le Nouvel Observateur, no 2591,‎ , p. 77 (ISSN 0029-4713)
  7. a et b « Ma semaine Candy Crush », Le Nouvel Observateur, no 2549,‎ , p. 126 (ISSN 0029-4713)
  8. Social games King talonne Zynga, Viuz
  9. [1]
  10. [2]
  11. « Candy Crush brise les bonbons d'un développeur indépendant », jeuxvideo.com,‎ (consulté le 25 février 2014)
  12. (en) « CandySwype®2010 – Candy Crush Saga 2012 » (consulté le 25 février 2014).
  13. (en) « King.com, makers of Candy Crush Saga... Trademark Trolls with a Double Standard? » (consulté le 25 février 2014)
  14. (en) « King Candy Crushes Developers, The Saga », gemfruit.com (consulté le 25 février 2014).
  15. (en) « King shuts down Pac-Avoid game in wake of cloning accusations », Gamasutra,‎ (consulté le 25 février 2014).
  16. (en) « 'Candy Crush Saga' Maker Takes Down Game It Claims Isn't A Clone », Forbes,‎ (consulté le 25 février 2014).
  17. (en) « An Open Letter on Intellectual Property », King.com,‎ (consulté le 25 février 2014).

Lien externe[modifier | modifier le code]