Canal de Caen à la mer

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Canal de Caen à la mer
Illustration.
Pegasus Bridge sur le canal de Caen à la mer
Géographie
Pays France
Coordonnées 49° 10′ 57″ N, 0° 21′ 12″ O
Début Bassin Saint-Pierre à Caen
Fin Manche à Ouistreham
Traverse Calvados
Caractéristiques
Longueur 14 km
Altitudes Début : m
Fin : m
Maximale : 4 m
Minimale : 0 m
Mouillage 10 m
Infrastructures
Écluses 2
Histoire
Année début travaux 1837
Année d'ouverture 1857
Schéma

Le canal de Caen à la mer est une voie d'eau reliant le port de Caen au port de Ouistreham sur la Manche dans le département du Calvados.

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Le canal débute au bassin Saint-Pierre à Caen. Il traverse ensuite les communes de Mondeville, Hérouville-Saint-Clair, Colombelles, Blainville-sur-Orne, Bénouville et Ouistreham où il se jette dans la Manche.

Histoire[modifier | modifier le code]

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L'origine du canal remonte au XIIe siècle, où Robert II de Normandie, fils de Guillaume le Conquérant, crée le canal Saint-Pierre en agrandissant le lit de l'Orne[réf. nécessaire]. Le statut du canal et du port reste tel quel jusqu'au XVIe siècle, sous le règne d'Henri III, où le lieutenant général de Basse-Normandie François d'O, voulait que sa ville, Caen, puisse disposer d'un port capable d'accueillir des gros navires pour développer le commerce. Cependant, le projet est finalement oublié.

Un siècle plus tard, à la suite de plaintes de commerçants caennais, il est décidé d'agrandir pour de bon le canal. S'ensuivent différents projets de construction, avec pour architecte Vauban en 1679, Lefèvre en 1765 et Joseph Cachin en 1798. Le canal est partiellement amélioré, mais les projets ne sont jamais menés à terme pour des raisons souvent financières.

Enfin, en 1811, Napoléon Ier vient lui-même inspecter le canal, et est convaincu de l'avenir portuaire du site. Les projets définitifs sont mis au point par l'ingénieur Eustache, ainsi que les architectes Lescailles et Pattu, en 1811. Les travaux durent 23 ans, entre 1837 et 1860. La cérémonie d'inauguration est célébrée le 23 août 1857, en compagnie des autorités civiles et militaires[1].

Le canal est approfondi par la suite en 1877, et passe de 4,5 m à 5,22 m. En 1922, il atteint 6,10 m. Le port quant à lui est agrandi en 1880, et on construit en 1922 le Nouveau Bassin sur le canal, afin de décharger les bateaux. En 1917, on construit un complexe de construction navale à Blainville-sur-Orne.

Très endommagé lors de la bataille de Caen en 1944, le port se développe de nouveau en 1950. Il devient un port comprenant deux originalités : l'exportation l'emporte sur l'importation (1 097 841 tonnes contre 854 843 tonnes en 1953), et les navires français sont majoritaires. Le bassin Saint-Pierre n'était alors plus utilisé. La majeure partie du trafic transitait dans le bassin d'Hérouville, et dans le Nouveau Bassin. En 1962, le bassin de Calix est ouvert. Il comporte un terminal d'agro-alimentaire et de colis. En 1972, on ouvre les quais de Blainville. Ceux-ci servent aussi de terminal pour les conteneurs, le bois, les céréales et le vrac. Mesurant 600 m de long, c'est le 4e port français d'importation de bois exotique.

Aujourd'hui, le canal est utilisé par des plaisanciers, le bassin Saint-Pierre étant désormais un port de plaisance, ainsi que par les navires de commerce se rendant au terminal de Blainville-sur-Orne pour y charger ou y déposer des céréales, du bois, des conteneurs, de la ferraille et des marchandises diverses[2].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Sur la commune de Bénouville, le canal longe le château.

Le canal commence au bassin Saint-Pierre dans le port de Caen, tout au long du canal sont aménagés des quais. La profondeur actuelle est de 10 mètres et la largeur peut atteindre 200 mètres (dans le bassin de Calix).

Sur la rive ouest du canal de Caen à la mer, entre Bénouville et Ouistreham, ont été implantées les cuves de carburants de la zone d'activité du Maresquier. Ces cuves sont alimentées par un pipeline directement en provenance du Havre. Ces cuves fournissent toute la Basse-Normandie en carburant.

La ligne Caen-Dives/Luc des chemins de fer du Calvados longeait le canal jusqu'à Ouistreham entre 1891 et 1944. Le chemin de halage qui longe la rive gauche du canal a été transformé en GR 36. La voie verte de Caen à Ouistreham longe la totalité du canal.

Le canal est parcouru par des navires à passagers. Avant la Seconde Guerre mondiale, Caen était reliée au Havre par des navires à vapeur. Depuis la construction du barrage sur l'Orne en 1910, les navires ne peuvent plus accoster sur les quais de l'Orne et doivent passer par le canal. Depuis la seconde moitié du XXe siècle, seules des liaisons locales sont assurées. Après avoir navigué en mer d'Iroise, puis dans le golfe du Morbihan, le Boëdic a ainsi assuré la navette pour les touristes sur le canal de Caen à la mer. Six à sept escales de navires de croisière sont également assurées annuellement à Caen en passant par le canal[3].

Ponts[modifier | modifier le code]

Le canal a été ou est enjambé par :

  • le pont de la Fonderie (pont tournant),
  • le viaduc de Calix, en remplacement du pont de Calix,
  • le pont de Colombelles (pont tournant),
  • le pont de Blainville, aujourd'hui disparu (pont tournant),
  • le pont de Bénouville, appelé le plus souvent Pegasus Bridge (pont levant),
  • les quatre passerelles des écluses de Ouistreham.

Écluses[modifier | modifier le code]

Dimensions des écluses de Ouistreham : - écluse Ouest : 225 m x 28,45 m - écluse Est : 181 m x 18 m

L’écluse Ouest du port de Ouistreham, à l’embouchure du canal, peut accueillir des navires de plus de 200 mètres de long.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L'inauguration du canal », L'ordre et la liberté,‎ .
  2. De Caen à la mer : histoire d'un canal
  3. « Le club croisière veut développer les escales », Ouest-France, 30 mai 2017 [lire en ligne]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Olive, « Construction du canal de Caen à la mer, détournement du lit de l'Orne », dans 1000 ans de Normandie, Gand, Snoeck, (ISBN 978-94-6161-367-7), p. 190-191

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]