Canada Steamship Lines

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Canada Steamship Lines
Fondation
Siège social

Canadian Steamship Lines (CSL) est une entreprise navale canadienne qui est basée à Montréal.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette entreprise fut fondée en 1845 au Canada-Est. James Dunn, propriétaire d'Algoma, l'achète en 1951. Elle prend de l'envergure en 1913 après sa fusion à la Richelieu and Ontario Navigation Company et d'autres compagnies navales plus petites. CSL disposait ainsi d'un quasi-monopole sur le Saint-Laurent et les Grands Lacs. En 1921, elle possède 50 navire marchand - dont certains allaient jusqu'à Liverpool - et 22 navires à passagers faisant la navette entre les principaux ports du centre et de l'est du Canada ou encore offrant des croisières de luxe. L'entreprise est également propriétaire du Manoir Richelieu et de l'Hôtel Tadoussac mais connaît alors des difficultés financières. En retour d'un investissement sensé remettre l'entreprise à flot, le new-yorkais William H. Coverdale est installé à la tête de l'entreprise en 1922, après quoi elle a commencé à devenir rentable. Ses profits n'ont par la suite que chuté durant la Grande Dépression pour ensuite reprendre au début de la Seconde Guerre mondiale en 1939. À fin de maintenir la lucrativité de ses activités après 1945, l'entreprise acquiert des chantiers navals en Ontario et au Québec[1] et développe son segment hôtelier en complémentarité de sa flotte de navires à passagers[2]. Selon le professeur d'histoire James Murton, la CSL crée ainsi l'image d'un Québec comme lieu romantique, habité par une population charmante ayant conservé plusieurs coutumes de l'Ancien Monde. À cet effet, l'entreprise enjoint le folkloriste Marius Barbeau à rédiger The kingdom of Saguenay, publié en 1936 et dépeignant l'habitant du Saguenay en fonction du regard touristique[3]. Coverdale, grand partisan de la vocation touristique de l’entreprise au grand dam du conseil d'administration, a en autres réalisé en ce sens des alliances avec des compagnies ferroviaires en plus de doter ses hôtels de collections d'art dignes de musées[4]. Toutefois, la compétition faite par l'avion et l'automobile ainsi que le développement du tourisme de masse poussera CSL à cesser d'offrir des croisières de luxe en 1965[5] et à se concentrer sur la transport des marchandises.

Power Corporation prendra contrôle de l'entreprise en 1975 et en 1986, pour 186 millions de dollars, elle devient la propriété Paul Martin. Lorsqu'il devient premier ministre du Canada, il est accusé par le Bloc québécois de l'opérer depuis des paradis fiscaux. Il la cède à ses fils en 2004 pour réduire les attaques politiques.

Prix du Saint-Laurent 2012[modifier | modifier le code]

Canada Steamship Lines remporte le Prix du Saint-Laurent en 2012 pour souligner son engagement envers le développement durable, grâce notamment à son investissement dans l’acquisition de six nouveaux vraquiers écologiques destinés au transport sur les Grands Lacs[6].

Galerie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Histoire et héritage », sur Groupe CSL.
  2. James Murton, « La « Normandie du Nouveau Monde » : la société Canada Steamship Lines, l’antimodernisme et la promotion du Québec ancien », Revue d'histoire de l'Amérique française,‎ (lire en ligne).
  3. Murton, p. 24
  4. Luc Tittley, « Les croisières sur le Saint-Laurent... un peu d'histoire », Téoros,‎ (lire en ligne).
  5. Sebastien Couvrette, « Croisières sur le fleuve Saint-Laurent : Les défis de l’après-guerre ».
  6. Canada Steamship Lines, lauréate du Prix du Saint-Laurent 2012, Maritime Magazine, 29 octobre 2012 http://www.maritimemag.com/index.php?option=com_content&view=article&id=280:canada-steamship-lines-wins-2012-prix-du-saint-laurent&catid=4:news&Itemid=6