Canacé et Macarée

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Suicide de Canacé. Miniature extraite des Epistres d'Ovide (traduction d'Octavien de Aint-Gelais, 1496-1498), BnF (Cote : Français 875). Miniature de Robinet Testard.

Dans la mythologie grecque, Canacé (en grec ancien Κανάκη) et Macarée (Μακαρεύς / Makareús) sont un frère et une sœur liés par une union incestueuse[1].

Ils sont tous deux enfants d'Éole (le fils d'Hippotès, maître des vents et roi des îles Éoliennes) et d'Amphithéa (ou Télépatra) la Lestrygonne[2]. Canacé ne doit pas être confondue avec son homonyme, Canacé de Thessalie, fille d'Éole (le fils d'Hellen et éponyme des Éoliens).

Unie d'un amour incestueux avec son frère Macarée, Canacé tombe enceinte, et leur faute est découverte lors de son accouchement. Fou de rage, Éole abandonne l’enfant aux fauves, et fait parvenir à Canacé une épée, avec ordre de tuer son frère. Elle ne voulut pas se souiller par un homicide, et se perça de cette épée. Macarée en fit autant à son exemple.

Cette légende était le sujet principal d’une pièce d’Euripide intitulée Éole, très populaire durant toute l’antiquité, mais perdue, dont le sujet nous a été transmis par des résumés[3], de nombreuses allusions et quelques fragments subsistent[4].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Platon, Les Lois [détail des éditions] [lire en ligne], Livre VIII, 838 c.
  2. Scholie à l’Odyssée, XI, 6 ; Sostrate in Stobée, Florilèges, 64.35 et in Plutarque, Œuvres morales [détail des éditions] [lire en ligne], Parallèles d’histoire grecque et romaine, 312 e.
  3. Sostrate in Stobée, Florilèges, 64.35 et in Plutarque, Parallèles d’histoire grecque et romaine, 312 e ; et l’adaptation d’Ovide, Héroïdes [détail des éditions] [lire en ligne], épître 11 qui imagine la lettre écrite par Canacé à Macarée avant de se suicider.
  4. A. Nauck, Tragicorum graecorum fragmenta, 1889, Teubner, p. 365-373, fr. 14-41 [lire en ligne].