Campagne fluviale et navale durant l'indépendance colombienne

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Campagne fluviale et navale durant l'indépendance colombienne
Campagnes militaires en Grande Colombie (1819-1820)
Campagnes militaires en Grande Colombie (1819-1820)
Informations générales
Date 10 août 181910 octobre 1821
Lieu Provinces de Carthagène, Santa Marta et Riohacha, Nouvelle-Grenade (Colombie actuelle)
Issue Victoire des indépendantistes
Belligérants
Flag of the Gran Colombia.svg Grande Colombie
Flag of the United Kingdom.svg Légion britannique
Flag of Spain (1785-1873 and 1875-1931).svg Empire espagnol
Commandants
Mariano Montilla
José Prudencio Padilla
Hermógenes Maza
José María Córdova
Jacinto Lara
Gabriel de Torres
Pedro Ruiz de Porras
Guerre d'indépendance de la Colombie
Batailles
m

Première république (1810-1815)

Reconquête espagnole (1815-1819)

Campagne libératrice (1819)

Grande Colombie (1819-1824)

La campagne fluviale et navale, menée durant l'indépendance colombienne, est une série d'actions militaires ayant pour théâtre le fleuve Magdalena et la mer des Caraïbes, dans le dessein de prendre les ports de Santa Cruz de Mompox, Barranquilla, Santa Marta, Carthagène des Indes et Riohacha qui sont toujours aux mains des royalistes après que l'armée libératrice menée par Simón Bolívar a libéré la Nouvelle-Grenade à la suite de la victoire décisive de la bataille de Boyacá.

Contexte[modifier | modifier le code]

L'armée de Bolívar est entrée sans résistance dans Bogota le 10 août 1819 et le vice-roi de Nouvelle-Grenade, Juan de Sámano s'est enfui. Cependant, les royalistes résistent encore en différents endroits du pays. Tandis qu'Antonio José de Sucre commence une campagne pour libérer le sud du pays et la Présidence de Quito (es), Bolívar charge le général vénézuélien Mariano Montilla d'attaquer les royalistes qui occupent encore les ports de la mer des Caraïbes.

Premières actions[modifier | modifier le code]

Le plan de Bolívar est d'attaquer les royalistes sur trois fronts. Le premier est à la charge de Montilla, accompagné de l'amiral Luis Brión (es) dont la flotte appareille de l'île de Margarita et se dirige vers Carthagène. Le deuxième front est dirigé par les colonels José María Córdova et Hermógenes Maza. Ce dernier se dirige vers l'embouchure du río Magdalena et la province de Carthagène des Indes tandis que la division commandée par Córdoba se dirige tout d'abord vers la province d'Antioquia où il livre le 12 février 1820 la bataille de Chorros Blancos qui libère définitivement la région. Le troisième front est commandé par les colonels vénézuéliens Jacinto Lara et José María Carreño qui ont pour objectif la province de Santa Marta à partir d'Ocaña[1].

Une division de la flotte de Montilla, commandée par le capitaine José Prudencio Padilla, occupe la port de Riohacha le 12 mars 1820. Montilla part immédiatement avec 500 hommes vers Valledupar, où le 28 mars il retrouve des troupes de Lara et Carreño venues d'Ocaña. Pendant ce temps, la ville de Riohacha est frappée par un incendie causé par des troupes irlandaises indisciplinées de la Légion britannique, qui protestent contre les retards dans le paiement de leur solde[1].

Prise de Carthagène[modifier | modifier le code]

La campagne continue dans la province de Carthagène des Indes à partir du 11 juin, lorsque la flotte vainc les unités espagnoles stationnées à Sabanilla. Suivant le cours du río Magdalena, Barranquilla et Soledad sont prises avec l'appui de la population civile. Baranquilla est alors déclarée capitale provisoire de la province de Carthagène et devient le centre des opérations militaires. Pedro Gual (es) en est désigné gouverneur civil[1]. Pendant ce temps, l'offensive commandée par Hermógenes Maza met en déroute les royalistes sur le cours du Magdalena après la prise du port de Tenerife le 25 juin 1820[2].

Le 10 octobre 1820, les troupes de Lara et Carreño, appuyées par des forces fluviales, prennent Santa Marta. Ils réorganisent l'expédition et préparent une attaque de la baie de Carthagène par la route du canal del Dique. Après un long siège, le 24 juin 1821, l'armée colombienne détruit les navires espagnols ancrés dans la baie, dans une bataille connue sous le nom « La Noche de San Juan », où a excellé José Prudencio Padilla. Entre le 5 et le 6 juillet, la forteresse de San Fernando de Bocachica est occupée, conduisant à la capitulation ultérieure du gouverneur espagnol, le brigadier Gabriel de Torres. La ville est officiellement donnée à l'armée libératrice le 10 octobre 1821, lorsque le bataillon d'Antioquia, commandé par le colonel José María Córdova, est le premier à entrer dans la ville. Les autorités espagnoles sont finalement embarquées sur des navires colombiens à destination de Cuba[1].

Références[modifier | modifier le code]

(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Campaña fluvial y naval en la Independencia de Colombia » (voir la liste des auteurs)

  1. a, b, c et d (es) Adelaida Sourdís Nájera, « La independencia del Caribe colombiano, 1810-1821: Caratagena, Santa Marta, Valledupar y Riohacha », Revista Credencial Historia,‎ février 2010
  2. (es) Centro de Estudios Históricos del Ejército, « Maza, Hermógenes »

Voir aussi[modifier | modifier le code]