Camp Crique Anguille

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L'un des cachots.

Le camp Crique Anguille, plus communément appelé bagne des Annamites (car les prisonniers étaient principalement originaires d’Indochine), est un bagne français situé sur la commune de Montsinéry-Tonnegrande en Guyane.

Une passerelle entre les cachots des prisonniers.

Histoire[modifier | modifier le code]

Créé en juin 1930 en même temps que le camp La Forestière et le Camp Saut du Tigre, ce camp ne dépend pas de l’administration pénitentiaire, mais directement du gouverneur de la Guyane. Originellement, le camp comprenait sept bâtiments en bois, la maison du chef de camp, des cachots et un réfectoire, tous construits par les premiers bagnards.

Le but de ce camp (comme des deux autres créés en même temps) était de développer la région de l’Inini, alors entièrement recouverte de forêts. Les premières pistes sont tracées à partir de 1934.

À partir de 1939, les détenus sont progressivement libérés à la fin de leur peine. Lors du déclenchement de la guerre en 1940, les tirailleurs sénégalais qui officient comme gardiens furent remplacés par des militaires guyanais.

Le camp est définitivement fermé en 1945. Les Indochinois qui y sont encore sont graciés et s’installent dans la ville de Cayenne pour y fonder ce qui est encore aujourd’hui appelé le quartier chinois.

Visite[modifier | modifier le code]

De nos jours, les restes du camp peuvent être visités. On y accède après 1 heure de marche sur un sentier fait de caillebotis en pleine forêt. À la sortie de Montsinery-Tonnegrande, le bagne se trouve sur la route de Tonnégrande après la crique coco.

Le sentier est aujourd'hui jonché d'arbres tombés à terre et l'évolution est un peu difficile. De plus, le sentier n'est pas balisé.

Les ruines sont peu visibles et très envahies par la végétation à l'exception de cellules encore bien conservées bien que quelques arbres s'y soient abattus dessus depuis la photo ci-contre.

Depuis 2013, le sentier est réhabilité, dégagé et praticable jusqu'à la rivière Tonnégrande, par des travaux réalisés en collaboration avec la CHAM et le LEGTPA de Matiti, le tout sous les directives du Conservatoire du Littoral et de la commune de Montsinnery-Tonnégrande. Certains vestiges ont été "re"découverts, notamment la colline administrative, la continuité des rails ainsi que des wagons et les moteurs d'exploitations de l'époque.

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