Camp Boiro
| Camp Boiro | |
| Présentation | |
|---|---|
| Gestion | |
| Date de création | 1960 |
| Date de fermeture | 1984 |
| Victimes | |
| Morts | 50 000 |
| Géographie | |
| Pays | |
| Coordonnées | 9° 32′ 13″ nord, 13° 41′ 08″ ouest |
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Le camp Boiro ou camp Mamadou Boiro (1960 – 1984)[1] est un ancien camp d'internement militaire de Guinée qui porte le nom d'un ancien commissaire de police assassiné sous la présidence d'Ahmed Sékou Touré.
Le camp[modifier | modifier le code]
Ce camp abritait les prisonniers politiques du régime : selon Raymond Marie Tchidimbo, ancien archevêque de Conakry et auteur du livre « Un prêtre dans les geôles de Sékou Touré », tous les opposants politiques de Sékou Touré se retrouvaient en diète dans ce camp qui paraissait être un simple camp de la garde présidentielle. Parmi eux figurent l'ancien secrétaire général de l'Organisation de l'unité africaine, Diallo Telli, qui y meurt le , ou Fodéba Keïta.
Les organisations estiment que 50 000 personnes sont mortes dans ce camp[2].
Jean-Paul Alata témoigna de son séjour dans ce camp.
Le camp d'internement fut définitivement fermé après la mort de Sékou Touré.
Notes et références[modifier | modifier le code]
Voir aussi[modifier | modifier le code]
Bibliographie[modifier | modifier le code]
- Alsény René Gomez, Camp Boiro: parler ou périr, Éditions Harmattan, , 268 p..
Liens externes[modifier | modifier le code]
- Émission Magazine Archives d’Afrique sur RFI, diffusée en mai 2014 : Rencontre avec les victimes du camp Boiro
- Site consacré à ce camp