Caml

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Caml (prononcé camel, signifie Categorical Abstract Machine Language) est un langage de programmation généraliste conçu pour la sécurité et la fiabilité des programmes. Il se prête à des styles de programmation fonctionnelle, impérative et orientée objet. C'est de plus un langage fortement typé.

Le style fonctionnel rapproche le langage Caml de l’écriture mathématique, notamment grâce à la récursivité et au filtrage par motif (pattern matching). Ce dernier, particularité de la famille ML, offre une syntaxe au cas par cas claire et lisible, et est aussi utilisé dans le rattrapage des exceptions, en particulier pour la gestion des erreurs. Le typage fort rend l’usage sûr mais moins souple pour le programmeur. Enfin, Caml pratique l’inférence de types pour déterminer automatiquement le type des variables et expressions et permet la généricité.

Descendant du langage ML, le Caml est développé depuis 1985 par les équipes Formel puis Cristal de l'Inria et l'a notamment été pendant cinq ans par le professeur Guy Cousineau (université Paris Diderot)[1]. Il existe deux variantes principales de Caml.

  • Caml Light est une ancienne version, légère, principalement utilisée en milieu pédagogique[note 1]. Elle n’est plus développée et a été supplantée par OCaml.
  • OCaml est la version la plus avancée et la branche de développement active du langage. Elle ajoute de nombreuses fonctionnalités, comme un système de modules beaucoup plus poussé et le support de la programmation orienté objet (reposant sur le duck typing) dont elle tire son nom.

Consortium[modifier | modifier le code]

La conception et le développement du langage Caml ainsi que son environnement sont fédérés par un consortium dirigé par Inria.[réf. nécessaire]

Extensions[modifier | modifier le code]

Article connexe : OCaml#Langages dérivés.

Il existe un grand nombre d'extensions de Caml, permettant au langage de couvrir beaucoup de concepts.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes & références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Caml Light est enseigné en France dans les classes préparatoires, dans l’option informatique de la filière MPSI / MP[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « CV de Guy Cousineau », sur aeres-evaluation.fr (consulté le 15 février 2011)
  2. « note de service nº 2013-0020 du 4-11-2013 : Enseignement de l'option informatique en classes préparatoires scientifiques Mathématiques, physique et sciences de l'ingénieur (MPSI) et Mathématiques et physique (MP) — Langage de programmation », sur education.gouv.fr (consulté le 19 août 2016)
  3. (en) Daniel S. Dantas, David Walker, Geoffrey Washburn et Stephanie Weirich, « PolyAML : A Polymorphic Aspect-oriented Functional Programming Language », Proceedings of the ACM SIGPLAN International Conference on Functional Programming (ICFP), vol. 40, no 9,‎ , p. 306-319 (DOI 10.1145/1086365.1086404, lire en ligne [PDF])
  4. (en) Hidehiko Masuhara, Hideaki Tatsuzawa, Akinori Yonezawa et Stephanie Weirich, « Aspectual Caml : An Aspect-Oriented Functional Language », Proceedings of the ACM SIGPLAN International Conference on Functional Programming (ICFP), vol. 40, no 9,‎ , p. 320-330 (DOI 10.1145/1086365.1086405, lire en ligne [PDF])
  5. (en) « CDuce: OCamlDuce », sur cduce.org (consulté le 19 août 2016)
  6. (en) « MetaOCaml : A compiled, type-safe, multi-stage programming language », sur cs.rice.edu (consulté le 19 août 2016)
  7. (en) « MetaOCaml : An OCaml dialect for multi-stage programming », sur okmij.org (consulté le 19 août 2016)
  8. (en) « Ocaml-templates » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur pps.jussieu.fr, consulté le , brisé le 19 août 2016
  9. (en) Mark R. Shinwell, Andrew M. Pitts et Murdoch J. Gabbay, « FreshML: Programming with Binders Made Simple », Proceedings of the ACM SIGPLAN International Conference on Functional Programming (ICFP), vol. 38, no 9,‎ , p. 263-274 (DOI 10.1145/944705.944729, lire en ligne [PDF])
  10. (en) J. Furuse, « Generic Polymorphism in ML », Journées francophones des langages applicatifs (JFLA),‎ , p. 75-96 (ISBN 2-7261-1180-7, lire en ligne [PDF])
  11. « O’Jacare : Une interface objet entre O’Caml et Java » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur pps.jussieu.fr, consulté le , brisé le 19 août 2016
  12. (en) « The OCaml system, § 12. Lexer and parser generators (ocamllex, ocamlyacc) », sur caml.inria.fr (consulté le 19 août 2016)