Camille de Toledo

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Camille de Toledo
Description de l'image Camille de Toledo - Mantovani©Gallimard.jpg.
Naissance (43 ans)
Lyon, Drapeau de la France France
Activité principale
écrivain, enseignant
Distinctions
Lauréat de la Villa Medicis - Rome
Lauréat de la Fondation Jan Michalski pour la littérature
Auteur
Langue d’écriture Français, anglais, italien, allemand
Genres
essai, roman, théâtre, performance

Œuvres principales

Le Hêtre et le Bouleau Ed. Seuil, 2009
Vies potentielles Ed. Seuil 2010
L'inquiétude d'être au monde Ed. Verdier 2012
Le livre de la faim et de la soif Ed. Gallimard 2017
Herzl, une histoire européenne Ed. Denoël Graphics 2018
Thésée, sa vie nouvelle Ed. Verdier 2020

Camille de Toledo est un écrivain européen de langue française. Il est né le . Il vit à Berlin. Il est docteur en littérature comparée et enseigne notamment à l'Atelier des écritures contemporaines de l'ENSAV (La Cambre) à Bruxelles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Camille de Toledo a étudié l'histoire et les sciences politiques à l’IEP de Paris, ainsi que le droit et la littérature à l’Université de Paris (Paris Diderot) où il a soutenu une thèse sur le "vertige" sous la direction de Dominique Rabaté autour des oeuvres de Cervantes, Jorge Luis Borges, Claudio Magris, Edouard Glissant, William Faulkner, Fernando Pessoa, Herman Melville et W.G. Sebald.

En 2004, il obtient la bourse de la Villa Médicis[1].

En 2005, il entreprend l’écriture de Strates décrite comme « une archéologie fictionnelle »[2]. Sur quatre livres prévus pour cette tétralogie, deux sont parus : L’Inversion de Hieronymus Bosch (éd. Verticales, 2005), repris quelques années plus tard, en 2011, sous le titre : Au temps des monstres et des catastrophes[3] pour la traduction espagnole (Ed. Alpha Decay, trad Juan Asis) et Vies et mort d’un terroriste américain (éd. Verticales, 2007).

Camille de Toledo est l’auteur d’essais mêlant les écritures et les genres : récit autobiographique, critique, micro-fictions, dont Le Hêtre et le Bouleau, essai sur la tristesse européenne (2009). Il publie également en 2008 aux PUF une réponse sous forme d'essai au manifeste intitulé Pour une littérature-monde en français lancé en mars 2007. Intitulé Visiter le Flurkistan ou les illusions de la littérature-monde, c'est une charge en faveur d'une littérature libre de toute contrainte directement naturaliste ou réaliste, et qui relève bien plus fondamentalement de l’archéologie des fictions humaines, que de l'expérience « réelle » et « authentique » du monde[4].

Ses ouvrages sont traduits en Espagne, en Italie, en Allemagne et aux États-Unis. Camille de Toledo collabore régulièrement à la revue de philosophie, d’art et de littérature Pylône[5].

Au printemps 2008, il fonde avec Maren Sell la Société européenne des auteurs pour promouvoir une culture de toutes les traductions[6]. C'est avec ce réseau, soutenu par des personnalités telles que Bruno Latour, Hélène Cixous, Juan Goytisolo et Mathias Enard, qu'il développe une « poétique de l'entre-des-langues », de la « traduction comme langue », dans le souci des « dénationaliser les champs littéraires et politiques ». Il fonde, notamment, la plateforme de traduction collaborative, tlhub.org et le projet de la Liste Finnegan[7].

En , son roman en fragments, Vies pøtentielles, paraît aux éditions du Seuil. C’est, selon Dominique Rabaté, un tournant biographique et littéraire[8].

Début 2012, paraît L'Inquiétude d'être au monde, aux éditions Verdier[9]. Un chant et une méditation sur l'état de l'Europe au début du XXIe siècle, qui tourne autour d'un "mythe noir", la tuerie d'Utøya, en Norvège par Anders Beiring Breivik.

En , il écrit le livret et réalise les vidéos de l'opéra La Chute de Fukuyama, composé par Grégoire Hetzel, sur les attentats du 11 septembre 2001, à la Salle Pleyel[10].

En 2014, Camille de Toledo lance le projet Mittel-Europa, de « narrations en art », qui est hébergé pendant un an au Centre d'Art de la Spinnerei, Halle 14, à Leipzig. Il y développe une écriture plastique et matérielle, prolongement de son écriture littéraire dans l'espace d'exposition. En , il présente « L'Exposition potentielle »[11], puis en avril-mai, une réflexion sur la violence et l'Histoire, « History reloaded »[12], et finalement, un travail sur les relations entre utopie et dystopie : « Europa-Eutopia »[11].

En 2019, avec le Pôle Art et Urbanisme (Polau), à Tours, il lance une nouvelle "institution potentielle" : les Auditions du parlement de Loire, pour réfléchir à la personnalisation juridique des éléments de la nature et à la mise en place d'institutions inter-espèces. Il mène, par ailleurs, un cycle avec l'Ecole urbaine de Lyon, l'Association Arty Farty et la fête du livre de Bron autour de la notion d'enquête en art, en littérature et en sciences humaines : "Enquêter, enquêter, mais pour élucider quel crime ?"

Vie privée[modifier | modifier le code]

Camille de Toledo est marié à l'historienne franco-tunisienne Leyla Dakhli, chercheure au CNRS. Sa grand-mère, Marguerite de Toledo, issue d'une famille judéo-espagnole, est la soeur de Jean de Toledo, personnalité politique genevoise. Sa cousine, Françoise Wilhelmi de Toledo, est une spécialiste mondiale du jeûne thérapeutique et son cousin, Alain de Toledo, a oeuvré pour un Mémorial des judéo-espagnols déportés de France. Le berceau de sa famille est en Suisse, à Genève[13]. Le suicide de son frère, Jérôme, le 1er mars 2005, à Paris, le marquera durablement. Il vit désormais à Berlin et est père de trois enfants[14].

Publications[modifier | modifier le code]

Essais – récits[modifier | modifier le code]

  • Le hêtre et le bouleau. Essai sur la tristesse européenne, Éditions du Seuil, coll. « La Librairie du XXIe siècle », 2009
  • Les potentiels du temps, Art & Politique, avec Aliocha Imhoff et Kantuta Quiros, Manuella éditions, 2016

Romans[modifier | modifier le code]

  • L'Inversion de Hieronymus Bosch, Verticales, 2005 (En época de monstruos y catástrofes, Alpha Decay[15], 2012)
  • Vies et mort d'un terroriste américain, Verticales, 2007
  • Vies pøtentielles, micro-fictions, Seuil, « La Librairie du XXIe siècle », 2011
  • Oublier, trahir, puis disparaître, Seuil, "La Librairie du XXIe siècle", 2014
  • Le livre de la faim et de la soif, Gallimard, 2017
  • Herzl. Une histoire européenne, avec Alexander Pavlenko (illustrations), 2018, Denoël Graphic (ISBN 220713329X)

Recueil – chant[modifier | modifier le code]

  • L’Inquiétude d’être au monde, Verdier, collection Chaoïd,

Livret d'opéra[modifier | modifier le code]

Videographie[modifier | modifier le code]

  • 2003 : The story of my brother, 26 minutes, vidéo issue de la série Vidéo-poème
  • 2006 : Running Always, 10 minutes, vidéo issue de la série Cinéma pauvre
  • 2007 : Vince, 26 ans, 10 minutes, vidéo issue de la série Cinéma pauvre
  • 2011 : What will happen to silence, 8 minutes, vidéo issue de la série Hantologies
  • 2011 : How many pages, 5 minutes, vidéo issue de la série Hantologies
  • 2013 : La chute de Fukuyama, opéra pour cinq langues.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]