Camille Pascal

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Camille Pascal (né le à Montpellier) est un haut fonctionnaire, romancier et essayiste français.

Après avoir occupé le poste de secrétaire général et de directeur de la communication du groupe France Télévisions, il fut conseiller du président Nicolas Sarkozy entre 2011 et 2012. Il a collaboré de 2013 à 2016 à l'hebdomadaire Valeurs actuelles.

Il siège au Conseil d'État depuis 2012.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales et formation[modifier | modifier le code]

Issu d'une ancienne famille de Montpellier[1] et de sa région, alliée aux Pascal d'Auriol et de Marseille[2], il est le petit-fils de Georges et Lucie Pascal qui furent décorés de la médaille de Juste parmi les nations à titre posthume, en 1994[3],[4]. Le conseil municipal de la ville de Montpellier a décidé lors de sa séance du 3 mai 2018 d’attribuer le nom de sa grand-mère, Lucie Pascal, à un espace public de la ville[5].

Il suit sa scolarité au lycée Georges-Clemenceau à Montpellier, où il est reçu au baccalauréat (série A2)  avec la mention bien[6].

Après une hypokhâgne et deux années de khâgne au lycée La Bruyère de Versailles (1984-1987), Camille Pascal obtient une licence d'histoire à l'université de Nanterre La Défense et poursuit avec une maîtrise (1988) et un DEA (1989) d'histoire moderne à l'université de Paris I Panthéon Sorbonne. Il est reçu à l'agrégation d'histoire en 1990[réf. nécessaire], mais n'achève jamais sa thèse sur la censive de Saint-Martin des Champs de Paris aux XVIIe et XVIIIe siècles[3],[7].

Carrière dans l'enseignement[modifier | modifier le code]

Parallèlement à ses années de formation, Camille Pascal est conférencier du service éducatif des Archives nationales sous l'autorité de Jean Favier, alors directeur des Archives de France (1987-1990).

Ayant obtenu l'agrégation, il est nommé professeur-stagiaire au collège Alfred-de-Vigny à Courbevoie, avant d'être recruté, la même année, comme allocataire-moniteur de l'université Paris I Sorbonne (1990-1994), où il assure les travaux dirigés d'histoire moderne pour les étudiants de DEUG puis les travaux dirigés des cours de licence de Daniel Roche.

Il est ensuite nommé professeur agrégé (PRAG) à l'université de Picardie Jules Verne à Amiens (1994-1996) puis de la classe d’hypokhâgne nouvellement créée du lycée privé Blanche-de-Castille à Versailles-Le Chesnay de 1995 à 1998.

Parallèlement à sa carrière dans l'enseignement, Camille Pascal prend part à la vie politique en assurant à partir de février 1995 le secrétariat général des États généraux de l'université au sein du cabinet de François Bayrou, alors ministre de l'Éducation nationale[8], et dont il est un chargé de mission.

Il représente ainsi le ministre de l'Éducation nationale à la « Commission pour la commémoration des origines ; de la Gaule à la France », dite « Commission Clovis », présidée par Marceau Long ainsi qu'au Comité interministériel pour l'organisation des JMJ en France, dirigé par le général Philippe Morillon.

En 1997, après la dissolution de l'Assemblée nationale, il est nommé professeur agrégé (PRAG) à l'EHESS au centre de recherche historique[3] créé par Fernand Braudel. Il devient alors un proche de Philippe Douste-Blazy, président du groupe UDF à l'Assemblée Nationale, dont il accompagne, un temps, le parcours politique[8].

Carrière dans l'audiovisuel[modifier | modifier le code]

En 2001, Dominique Baudis, devenu président du Conseil supérieur de l'audiovisuel, le nomme directeur de son cabinet[9]. Camille Pascal restera à ses côtés tout au long de l'affaire Alègre, ce que Dominique Baudis racontera de façon détaillée dans son livre Face à la Calomnie, publié en 2005.

Au cours de cette période, il participe au lancement de la TNT (Télévision Numérique Terrestre). Dix ans plus tard, devenu le conseiller du président de la République pour les questions audiovisuelles, il suivra l'extinction de l'analogique. Il est ainsi un des rares acteurs de l'audiovisuel à avoir suivi de bout en bout cette révolution culturelle et technologique.

Roch-Olivier Maistre, conseiller du président de la République Jacques Chirac lui confie la rédaction du discours prononcé par ce dernier le 30 novembre 2002 à l'occasion du transfert des cendres d'Alexandre Dumas au Panthéon[10].

En , en dépit d'un avis défavorable (initialement favorable) de la Commission de déontologie, Camille Pascal est nommé directeur général adjoint chargé du développement et de la diversification à France Télévisions[11]. Il est à l'origine d'un partenariat entre France 2 et Google[réf. nécessaire] pendant l'élection présidentielle de 2007, ainsi que du premier service de télévision de rattrapage accessible depuis n'importe quel terminal[12].

En , Camille Pascal devient secrétaire général du groupe audiovisuel public[13], ce qui lui vaudra de collaborer à la réforme de l'audiovisuel public[14]. À compter de , il prend également en charge la direction de la communication du groupe[15]. C'est à l'automne 2008, qu'il se voit chargé de l'organisation de la couverture du voyage pontifical français de Benoît XVI pour France Télévisions[16]. A ce titre, il assure non seulement la coordination éditoriale de l'événement, mais aussi les liens entre le groupe audiovisuel public, le Saint-Siège, l'archevêché de Paris et l'évêché de Tarbes-Lourdes. Le pape le reçoit en audience privée à l'issue de la messe avec les malades, célébrée le lundi 15 septembre 2008 en la basilique Notre-Dame-du-Rosaire.

Conseiller auprès du président de la République[modifier | modifier le code]

Le 6 janvier 2011, il est nommé conseiller à la présidence de la République française, recommandé par Patrick Buisson, conseiller proche du président Nicolas Sarkozy[17]. Il devient l'autre plume du président, avec Henri Guaino[18], la ligne rhétorique de ses discours sont axées sur la "défense de la République" et "l'identité de la France"[17]. Il rédige alors les principaux discours mémoriels de la fin du mandat, notamment le discours du Puy-en-Velay qui célèbre les origines chrétiennes de la France, le discours du CRIF qui rappelle les racines juives de la France, le discours dit du Mas-Soubeyran (en réalité prononcé à Alès) au cours duquel Nicolas Sarkozy reconnaît le rôle du protestantisme dans l’émergence de la liberté de conscience ou encore le discours de commémoration du 600e anniversaire de la naissance de Jeanne d'Arc. Enfin  à quelques mois de l'élection présidentielle, il travaille au discours prononcé à Montauban le 21 mars 2012 en hommage aux militaires assassinés par Mohammed Merah.

En parallèle, il est chargé d'organiser et d'entretenir le réseau de réflexion nommé le "club Fourtou" (en référence à Jean-René Fourtou), composé de diverses personnalités dont des journalistes (Gérard Carreyrou ,Charles Villeneuve, Étienne Mougeotte...), des anciens politiques (Alain Carignon, Geoffroy Didier, Brice Hortefeux...) et d'hommes d'affaires (Michel Pébereau), dans une perspective de réélection du président Nicolas Sarkozy[19]. Sylvain Fort y participera mais prend rapidement ses distances compte tenu de la ligne idéologique du cercle informel influencé par Patrick Buisson[20].

Il organise également des déjeuners au sein de l'Elysée. Il raconte cette expérience dans le livre Scènes de la vie quotidienne à l'Élysée, publié en octobre 2012.

Au Conseil d'État[modifier | modifier le code]

Le 3 mai 2012, il est nommé conseiller d'État[21] en service ordinaire. De 2012 à 2014, il y est affecté à la deuxième sous-section du contentieux, puis de 2014 à 2017, à la section du rapport et des études. Depuis 2017, il est affecté en section administrative.

En avril 2014, il est mis en examen par le juge Van Ruymbeke pour favoritisme dans le cadre de l'affaire Bygmalion[22].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est le mari de Caroline Pascal. Ils vivent à Versailles et possèdent une maison dans le Bessin (Normandie)[23].

Il est père de deux filles et d'un fils, qu'il mentionne dans ses essais, ce dernier l'ayant accompagné une journée à l'Élysée[24].

Il est fervent catholique pratiquant et déclare que "c'est Benoît XVI l'a ramené vers la foi"[25].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Camille Pascal est par ailleurs membre associé de l'Académie des sciences morales, des lettres et des arts de Versailles et d'Île-de-France puis 2003.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Participations à des ouvrages collectifs
Pour Foreseen, Observatoire international des tendances sociologiques :
Essais
Roman

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Camille Pascal, Scènes de vie quotidienne à l'Élysée, Plon, 2012, page 134.
  2. [1]
  3. a b et c « Biographie », sur le site personnel de Camille Pascal.
  4. Camille Pascal, Scènes de vie quotidienne à l'Élysée, Plon, 2012, page 57.
  5. [2]
  6. [3]
  7. Aucune référence dans le Sudoc ni dans le fichier des thèses
  8. a et b « Camille Pascal - Louis XV et Marie-Louise O’Murphy », sur Sauramps.com.
  9. « Camille Pascal », Who's Who in France, édition 2008.
  10. Camille Pascal, Scènes de vie quotidienne à l'Élysée, Plon, 2012, page 31.
  11. « Camille Pascal arrive à France Télévisions », dans la lettre d'information du magazine Stratégies, 21 février 2006.
  12. « France Télévisions à la carte grâce à Orange », Le Figaro, 3 juillet 2007.
  13. « Les dirigeants du groupe », France Télévisions, 2008.
  14. [PDF] « Commission pour la nouvelle télévision publique », rapport de méthode, SCAM, 16 avril 2008.
  15. « Camille Pascal, responsable de la communication de France Télévisions », dans la lettre d'information du magazine Stratégies, 5 novembre 2008.
  16. Camille Pascal, Scènes de vie quotidienne à l'Élysée, Plon, 2012, page 104.
  17. a et b « M. Pascal, l'homme qui monte à l'Elysée », sur L'obs, (consulté le 16 avril 2019)
  18. Raphaël Stainville, « Camille Pascal - La révélation », Le Figaro Magazine, semaine du 19 novembre 2011, page 46.
  19. Arnaud Leparmentier, « Le "groupe Fourtou" oeuvre en secret à la réélection de Nicolas Sarkozy », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  20. Alexandre Sulzer,, « Le réveil des "nouveaux conservateurs" », L'Express,‎ (lire en ligne)
  21. « Nicolas Sarkozy nomme Camille Pascal au Conseil d'État » sur www.acteurspublics.com
  22. https://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/medias/actu/0203458730244-patrick-de-carolis-mis-en-examen-pour-recel-de-favoritisme-aupres-de-france-televisions-666461.php
  23. Jean-René van der Paetsen, « Camille Pascal, le Normand de cœur », Le Figaro Magazine, semaine du 12 janvier 2018, p. 31.
  24. Camille Pascal, Scènes de vie quotidienne à l'Élysée, Plon, 2012, page 244.
  25. « M. Pascal, l'homme qui monte à l'Elysée », sur https://www.nouvelobs.com, L'obs,
  26. [4]
  27. http://www.livres-hebdo.eu/prix-litteraires/tous-les-prix/prix-du-livre-incorrect.
  28. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/10/25/97001-20181025FILWWW00217-camille-pascal-laureat-du-grand-prix-du-roman-de-l8217academie-francaise.php
  29. Camille Pascal, Les derniers mondains, Plon, (ISBN 978-2-259-22780-3)

Liens externes[modifier | modifier le code]