Camille Paglia

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Camille Anna Paglia
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Camille Paglia lors de la Conférence internationale "Sur les frontières de la pensée" de 2015 à São Paulo.
Nom de naissance Camille Anna Paglia
Naissance (74 ans)
Endicott, État de New York Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale
Écrivain, professeur, critique sociale
Auteur
Langue d’écriture Anglais
Genres
Essai, études critiques

Œuvres principales

Sexual Personae. Art and Decadence from Nefertiti to Emily Dickinson

Camille Anna Paglia (née le à Endicott à New York aux États-Unis) est une écrivaine, polémiste et critique sociale féministe américaine d'origine italienne.

S'inspirant des œuvres de Sade, Nietzsche et Freud, ses travaux traitent divers sujets, dont les arts visuels, la littérature, la culture populaire, la sexualité, le féminisme ainsi que la religion et la politique[1].

Depuis la parution, en 1990, de son premier ouvrage, Sexual Personae. Art and Decadence from Nefertiti to Emily Dickinson, elle s'est prêtée à quantité d'interviews et intervient fréquemment dans les médias sur les enjeux contemporains. Depuis 1984, elle est professeur de sciences humaines et des médias (Humanities and Media Studies) à la University of the Arts de Philadelphie, Pennsylvanie, aux États-Unis. Paglia a fait ses études à l'Université de Binghamton (licence), puis à l'Université Yale (master, doctorat)[2].

Système de pensée[modifier | modifier le code]

Le système de pensée que présente Camille Paglia dès son premier ouvrage, Sexual Personae, s’articule à la relation trouble de l'homme et de la femme, aux rapports complexes et fondateurs entre le masculin et le féminin. Sa conception de l'histoire, de la culture et de l'art est associée aux sexes, à la sexualité et à l’androgynie. Au contraire de la tendance postmoderne à considérer la malléabilité du genre et du sexe, Paglia revient aux distinctions classiques. Selon sa lecture de l'histoire et du monde contemporain, la nature impose à l'être humain ses lois, tandis que la culture (ou la société) représente la volonté humaine de lutter contre cet impératif. La sexualité ramène l'être humain à la nature, mais comprend aussi une dimension culturelle: «La sexualité et l'érotisme forment l'intersection compliquée de la nature et de la culture[3].» (Femmes libres, hommes libres, p. 37)

Pour Paglia, la nature représente le chaos et la culture, l'ordre. La première intègre l'être humain dans son cycle de création et de destruction (de toute matière), tandis que la deuxième lui permet d'exister en tant que personne à part entière: «Les êtres humains ne sont pas les favoris de la nature. Nous ne sommes qu'une des multiples espèces sur lesquelles la nature exerce indistinctement sa force.» (p. 36) La vision d'une nature bienveillante, issue de la philosophie de Jean-Jacques Rousseau, s'oppose à une conception plus ancienne, contre laquelle la religion dressait une métaphysique (une vie au-delà de la matière). Paglia ranime cette conception plus ancienne de la nature en l'associant à la philosophie du marquis de Sade: «Ce livre adopte le point de vue de Sade, le moins lu des écrivains majeurs de la littérature occidentale.  [...] Sade suit Hobbes plutôt que Locke. L'agressivité vient de la nature [...]. Pour Sade, un retour à la nature [...] équivaudrait à donner libre cours à la violence et à la luxure.» (p. 38)

Si l'homme et la femme parviennent à échapper aux réalités naturelles de leur existence par leurs activités quotidiennes dans la sphère publique, les forces réprimées du désir et de l'agressivité émergent dans les rêves, les arts et les rapports sexuels. Outre les auteurs déjà mentionnés, Camille Paglia s'inspire en cela de Freud et de Nietzsche. Elle retient de ce dernier la dynamique entre deux logiques ou principes qu'il examinait dans son ouvrage La Naissance de la tragédie: l'apollinien et le dionysiaque. Elle associe au premier la culture, la créativité humaine, l'ambition, le paroxysme, l'art, la beauté, mais aussi l'illusion, puis au second la nature, les impératifs biologiques, l'acceptation, le cycle perpétuel, le principe de réalité et ce qu'elle appelle le «chthonien»: «Ce que l'Occident réprime dans sa vision de la nature est le chthonien, qui signifie “de la terre” — non de la surface, mais des entrailles de la terre. [...] Le dionysiaque n'est pas une sinécure. Il incarne plutôt les réalités chthoniennes qu'Apollon esquive, le broyage aveugle par des forces souterraines [...]. Il incarne la brutalité déshumanisante de la biologie et de la géologie, la perte et le carnage darwiniens, la souillure et la pourriture que nous devons refouler hors de la conscience pour préserver notre intégrité apollinienne en tant que personnes.» (p. 44) Le recours à la créativité, à l'action et aux structures sociales permet à l'être humain de se soustraire momentanément aux réalités naturelles auxquelles il demeure soumis, mais cette liberté, nous dit Paglia, n'est qu'illusion: «Le libre arbitre est mort-né dans les globules rouges de notre corps, car il n'y a pas de libre arbitre dans la nature. [...] L'action est la voie pour échapper à la nature, mais toute action finit par remonter aux origines, l'utérus-tumulus de la nature. En essayant d'échapper à sa mère, Œdipe court tout droit dans ses bras.» (p. 46-47)

Paglia détecte l'ambivalence de la nature dans les figures de déesses mères de l'Antiquité, à la fois créatrices et destructrices. L'association entre la femme et la nature date de l'aube de l'humanité, comme elle le rappelle: «Pendant la préhistoire, l'identification de la femme avec la nature était universelle. Les sociétés fondées sur la chasse ou l'agriculture, dépendantes de la nature, honoraient la féminitude en tant que principe immanent de fécondité. [...] Une fois la nature mise à l'écart, la féminitude a diminué en importance.» (p. 47) Le progrès technique et les cultes monothéistes ont libéré les êtres humains de certaines contraintes naturelles, ce qui a, selon Paglia, amoindri l'importance symbolique du féminin en Occident: «L'évolution entre le culte terrestre et le culte céleste a fait basculer la femme dans le royaume des profondeurs.» (p. 49)

Le pouvoir naturel de la femme, que l'homme primitif associait au principe de fécondité (chasse, agriculture), inspirait aussi la méfiance: «Depuis le début des temps, la femme a paru mystérieuse. L'homme l'honorait, mais la craignait. [...] Les hommes, en s'associant, ont inventé la culture comme un moyen de défense contre la nature féminine.» (p. 49) La culture et ce qu'elle a engendré (les techniques, le langage, la science, etc.), nous dit l'auteure, «a élevé la femme aussi bien que l'homme.» (p. 50) Selon sa vision des choses, les nombreuses réalisations de l'homme dans la sphère publique résultent de sa crainte fondamentale envers la femme, à qui il doit la vie. Celle-ci, pour sa part, a profité des ambitions masculines, qui ont permis d'améliorer la qualité de vie et les possibilités d'épanouissement personnel. «Par conséquent, conclut l'auteure, les deux sexes sont pris dans une comédie de l'endettement historique. L'homme, repoussé par sa dette envers une mère physique, a créé une réalité parallèle, un hétérocosme, pour se donner l'illusion de la liberté.» (p. 50) Quant à elle, «la femme a le droit de s'emparer de ce qu'elle veut et de rivaliser avec l'homme d'après les conditions qu'il a définies pour lui-même.» (p. 50)

Suivant la logique induite par les associations qui précèdent, Paglia détermine que l'homme souffre d'un perpétuel manque identitaire, tandis que la femme «n'a pas à devenir, mais à seulement être» (l'auteure inverse ici le célèbre aphorisme de Simone de Beauvoir) (p. 51). La nature la soumet à ses rythmes sans égard pour la volonté humaine: «La nature ne se soucie que des espèces, jamais des individus: les femmes vivent plus directement les aspects humiliants de ce fait biologique et elles ont probablement, pour cette raison, un meilleur sens de la réalité et une plus grande sagesse que les hommes.» (p. 53) C'est l'ontologie native de la femme qui provoque chez l'homme une fuite perpétuelle dans la culture et ses systèmes: «Le sentiment terrible qu'inspiraient à l'homme le pouvoir de la femme, son imperméabilité et sa fédération archétypale avec la nature chthonienne l'a contraint à recourir à la connivence masculine et au patriarcat. Le corps de la femme est un labyrinthe dans lequel l'homme est perdu.» (p. 55) Ce conflit psychique risque d'émerger dans le rêve et les relations sexuelles: «Pour le mâle, chaque rapport sexuel est un retour à la mère et une capitulation devant elle. Pour les hommes, le sexe est une lutte pour l'identité. [...] À l'encontre de la mère, les hommes ont érigé l'immense construction de leur politique et de leur culte céleste.» (p. 58-59) Sexuellement, cette lutte se traduit chez l'homme par une concentration et une projection, dit Paglia: «La concentration génitale de l'homme est une réduction, mais aussi une intensification. Il est une victime de hauts et de bas indisciplinés. La sexualité mâle est en soi maniaco-dépressive. L'œstrogène tranquillise, mais l'androgène agite. Pris dans un état constant d'anxiété sexuelle, les hommes vivent sur les charbons ardents de leurs hormones. Dans la sexualité comme dans la vie, ils sont entraînés au-delà» (p. 68) Cet entraînement les aurait amenés à construire les structures de la société et les domaines qui en constituent l'essence (la science, les arts, les techniques), mais une telle poussée hors de soi-même a son prix, nous dit Paglia: «être au-delà, c'est se trouver exilé du centre de la vie. Les hommes savent qu'ils sont des exilés sexuels. Ils parcourent la Terre, cherchant à obtenir satisfaction, désirant et méprisant, jamais rassasiés. Il n'y a rien pour les femmes à envier dans cette mobilité angoissée. [...] Aucune femme ne doit prouver qu'elle est une femme de la manière pénible par laquelle l'homme, lui, doit prouver qu'il est un homme.» (p. 68, 70)  

Esthétique[modifier | modifier le code]

Paglia a consacré l'essentiel de sa carrière à l'étude des arts (peinture, sculpture, littérature, cinéma). Elle a développé une conception esthétique qui reconnaît la qualité supérieure des grandes œuvres, mais qui simultanément admet le caractère esthétique d'objets et de pratiques habituellement exclus du champ artistique: «je veux [...] appliquer la notion d'“art” à tout ce qui est artificiel ou fabriqué, incluant des projets d'ingénierie comme les routes et les ponts. Pour moi, tous les ouvrages de l'imagination sont de l'art, qu'il s'agisse de la poésie, des publicités télévisées ou de la pornographie, et ce, tout en considérant la qualité de l'œuvre[4]

Dans son œuvre, l'histoire de l'art est un récit continu de transformations esthétiques. L'importance de la morale religieuse (et d'autres moralismes) y est entrecoupée par l'émergence ponctuelle du paganisme: «Le paganisme a survécu sous les mille formes que connaissent la sexualité, l'art et, maintenant, les médias modernes[5]

Paglia s'oppose aux approches postmodernes héritées de la French Theory, aussi appelées «théories critiques» ou «poststructuralisme», dans lesquelles elle voit un «hachis opaque» complètement «éloigné d'une véritable appréciation de l'art» et dont les «manifestations façonnières et faussement modestes» servent à «signaler une prétendue supériorité intellectuelle que seuls détiendraient certains initiés[6]». Plutôt que d'appliquer une approche morale ou politisée aux œuvres, Paglia prend pour point de départ l'œuvre elle-même et privilégie le sensoriel, la mise en contexte et la métaphore: «Mon approche de l'art est multipartite, un examen psychomédical. Premièrement, la palpation: je saisis le caractère émotionnel et sensoriel de l'œuvre, la photographiant par une description fidèle. Deuxièmement, la généalogie: la psychohistoire de l'œuvre, son rapport à l'artiste et à la période. Troisièmement, les rayons X: son squelette ou sa profonde structure rituelle. Quatrièmement, l'analogie: sa ressemblance à d'autres choses, passées ou futures, nobles ou basses[7]

Féminisme[modifier | modifier le code]

Paglia se dit féministe « amazone » ou « dissidente », mais ses positions ont été froidement accueillies par ses contemporaines féministes[8], à tel point que plusieurs la disent anti-féministe ou la rangent du côté des post-féministes. Janet Gezari, directrice du programme d'études féministes du Collège Connecticut, la qualifie de misogyne et compare son premier livre au Mein Kampf de Hitler[9]. Pour Gloria Steinem: « Que Paglia se dise féministe est aussi absurde que si un nazi prétendait n'être pas antisémite[10] ». Paglia s'associe au féminisme de l'égalité: «Je demeure une féministe de l'égalité des chances. C'est-à-dire que je demande la suppression de tout obstacle à l'avancement des femmes dans les domaines professionnel et politique. Néanmoins, je m'oppose à toute protection spéciale pour les femmes [...] et je condamne, quels qu'ils soient, les codes de bonne conduite langagière, par-dessus tout à l'université[11]».

L'objection des féministes plus traditionnelles aux travaux de Paglia tiennent entre autres à ses positions sur le viol et l'agression sexuelle. Si Paglia estime que «[le] viol est une atrocité qu'aucune société civilisée ne peut tolérer[12]», elle voit dans les rencontres sexuelles occasionnelles ou improvisées un risque inhérent dont la responsabilité revient également aux hommes et aux femmes: «Malgré une propagande hystérique sur notre “culture du viol”, la majorité des incidents sur campus qui se voient négligemment décrits comme des agressions sexuelles [...] sont plutôt des mélodrames de baise imbéciles, naissant de signaux contradictoires et d'imprudence de part et d'autre[13].» Pour Paglia, tenir systématiquement les femmes pour des victimes en matière de sexualité revient à les considérer comme étant plus faibles, émotionnellement ou moralement, que les hommes, ce qu'elle refuse. Selon elle, les féministes traditionnelles encouragent une conception puritaine et orthodoxe de la sexualité, dans laquelle la femme doit être protégée des vices masculins: «Leur vision du sexe est prude et naïve. Confier le sexe aux mains des féministes, c'est comme laisser son chien séjourner chez le taxidermiste[14].» Paglia dénonce le recours exclusif du féminisme aux théories socioconstructivistes et l'abandon total de la dimension biologique et pulsionnelle de la sexualité, qui rendent les jeunes femmes aveugles aux différences naturelles entre les sexes: «L'érotisme et l'agressivité s'entrelacent étroitement. Chasser, poursuivre et capturer sont prévus à même le programme génétique de la sexualité masculine[15]

Paglia reconnaît une admiration pour les féministes américaines des années 1920, pour Betty Friedan et pour Simone de Beauvoir. Elle écrit au sujet du Deuxième Sexe: « Son érudition profonde et sa thèse immense sont inégalées[16] ».

Homosexualité et androgynie[modifier | modifier le code]

L'une des thématiques privilégiées par Paglia est l'homosexualité masculine, qu'elle associe à plusieurs moments de grande créativité artistique: «Une fréquence élevée d'homosexualité masculine a accompagné des sommets majeurs de la culture occidentale — dans l'Athènes classique, et pendant la Renaissance florentine et londonienne[17].» Elle étudie les manifestations de l'homosexualité et, plus largement, de l'androgynie dans l'art et la littérature (sa thèse de doctorat, déposée en 1974, portait sur la figure de l'androgyne dans les arts): «Mon étude formelle du sexe s'est d'abord concentrée sur des images de l'androgyne que j'ai découvertes tout au long de l'histoire de l'art et des cultes. J'avais pour but de donner une forme et un ordre au champ très nébuleux de l'ambiguïté sexuelle. Je cherchais un langage qui éviterait le jargon et la rigidité du freudisme d'après-guerre ainsi que ceux du nouveau féminisme surpolitisé, qui roule sur l'art comme un tank soviétique[18]

Libertarisme[modifier | modifier le code]

Camille Paglia se présente comme libertarienne : elle revendique la liberté d'expression, la liberté de l'individu, se prononce en faveur de la liberté sexuelle, de l'homosexualité, de la pornographie (qu'elle considère comme une pratique artistique), et en faveur de la liberté d'avorter pour les femmes. En contrepartie de cette liberté, Paglia rappelle chacun à sa responsabilité personnelle d'assurer sa propre sécurité, d'exercer un bon jugement, de prendre en charge son éducation et d'entretenir continuellement une curiosité intellectuelle qui y veille[19]: «Mon féminisme libertaire, qui prend le meilleur du progressisme et du conservatisme mais n'est assurément ni l'un ni l'autre, hisse la liberté de pensée et de parole au-dessus de toute idéologie. Je suis une intellectuelle d'abord, une féministe ensuite[20]». Elle appelle diversement son approche: féminisme «dissident», «baroudeur» (street-smart feminism), «amazone»[21].

Transgenrisme[modifier | modifier le code]

Paglia, qui se dit lesbienne et transgenre[22], se présente comme une auteure occupant une position identitaire singulière qui lui permet de critiquer autant les idéologues de gauche que de droite. Elle a dit : « Je ne sais pas exactement à quoi j'appartiens. Pas un seul jour de ma vie je ne me suis sentie femme. Je ne me suis jamais sentie admise dans ma vie en tant que femme. Mais je ne me sens pas comme un homme non plus. Alors, je suis prête à reconnaître que j'ai une sorte de dysphorie du genre, et grâce à cette dysphorie du genre, j'ai écrit plusieurs livres. Mes livres sont mon changement de sexe. J'ai dit que Sexual Personae est le plus gros changement de sexe de l'histoire. [...] Ma voix est la voix d'une transsexuelle[23]. » À propos de la question transgenre, elle a également déclaré (dans une interview du avec la chaîne de télévision brésilienne Roda Viva Internacional[24],[25]) qu'encourager la chirurgie de réassignation sexuelle chez les enfants est une forme de « maltraitance » (« child abuse »). Elle s'en explique ainsi: « chaque individu possède un droit absolu sur son corps et sur son identité [...]. Ce que je rejette catégoriquement en revanche, c'est l'intrusion des gouvernements et des bureaucraties [...] en ces domaines [...]. Le futur ne regardera pas avec bienveillance une époque où de jeunes enfants non conformes sexuellement (ce que j'étais moi-même) sont accompagnés sur le chemin prématuré des transformations chirurgicales, qui va de pair avec un assujettissement à vie aux médecins et à une industrie pharmaceutique rapace[22]. »

Reconnaissance par les pairs[modifier | modifier le code]

La revue britannique Prospect Magazine l'a nommée « une des 100 plus importantes intellectuelles du monde ».

En 2013, David Bowie partageait la liste de ses 100 livres préférés. Le premier livre de Camille Paglia en faisait partie[26].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sexual Personae. The Androgyne in Literature and Art (thèse de doctorat), 1974.
  • Sexual Personae. Art and Decadence from Nefertiti to Emily Dickinson, New Haven, Yale University Press, 1990, 718 p. [version paperback, 1991, Vintage Books, (ISBN 0-679-73579-8); 2001, Yale University Press, (ISBN 0-300-09127-3)].
  • Sex, Art, and American Culture. Essays, New York, Vintage Books, 1992, 337 p.
  • Vamps & Tramps. New Essays, New York, Vintage Books, 1994, 532 p.
  • Sex and Violence, or Nature and Art, New York, Penguin Books, 1995, 56 p.
  • The Birds, Londres, BFI Film Classics, 1998, 104 p.
  • Break, Blow, Burn. Camille Paglia Reads Forty-three of the World’s Best Poems, New York, Vintage, 2005, 304 p.
  • Glittering Images. A Journey Through Art from Egypt to Star Wars, New York, Vintage, 2012, 224 p.
  • Skjønnhetens makt. Samtaler med Camille Paglia, Oslo, Norli, 2013, 191 p. [en norvégien, entretiens entre l’auteure et Birgitte Huitfeldt Midttun].
  • Free Women, Free Men. Sex, Gender, Feminism, New York, Pantheon, 2017, 352 p. [aussi en format audio, lu par l’auteure : Random House Audio, 2017, 10 h 28].
  • Provocations. Collected Essays, New York, Pantheon, 2018, 784 p.

En français :

  • Vamps & tramps. Une théorie païenne de la sexualité, trad. A. Botz et C. Fort-Cantoni, Paris, Denoël, 2009, 605 p.
  • Introduction à Personas sexuelles, trad. G. Laverdière, Québec, Presses de l'Université Laval, 2017 / Paris, Éditions Hermann, 2018, 160 p. [traduction française des textes Sexual Personae. The Cancelled Preface et Sex and Violence, or Nature and Art][27].
  • Femmes libres, hommes libres. Sexe, genre, féminisme, trad. G. Laverdière, Québec, Presses de l'Université Laval, 2019, 432 p.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Camille Paglia, Introduction à Personas sexuelles, Québec, Presses de l'Université Laval, (ISBN 978-2-7637-3765-2), p. 37
  2. (en) Camille Paglia, The University of the Arts.
  3. Camille Paglia, Femmes libres, hommes libres. Sexe, genre, féminisme, Québec, Presses de l'Université Laval, , p. 37
  4. Camille Paglia, Introduction à Personas sexuelles, Québec, Presses de l'Université Laval, (ISBN 978-2-7637-3765-2), p. 4
  5. Camille Paglia, Introduction à Personas sexuelles, Québec, Presses de l'Université Laval, (ISBN 978-2-7637-3766-9 et 2-7637-3766-8, OCLC 1028747472), p. 89
  6. Camille Paglia, Femmes libres, hommes libres, Québec, Presses de l'Université Laval, (ISBN 9782763743899), p. 372
  7. Camille Paglia, Introduction à Personas sexuelles, Québec, Presses de l'Université Laval, (ISBN 978-2-7637-3766-9 et 2-7637-3766-8, OCLC 1028747472), p. 37
  8. Camille Paglia, Introduction à Personas sexuelles, Québec, Presses de l'Université Laval, (ISBN 978-2-7637-3766-9 et 2-7637-3766-8, OCLC 1028747472), x
  9. (en) Camille Paglia, Vamps & Tramps, New York, Vintage Books, , p.460
  10. (en) Camille Paglia, Sex, Art, and American Culture, New York, Vintage Books, , p.324
  11. Camille Paglia, Femmes libres, hommes libres. Sexe, genre, féminisme, Québec, Presses de l'Université Laval, (ISBN 978-2-7637-4390-5, 2-7637-4390-0 et 978-2-7637-4389-9, OCLC 1110488465), p. 311
  12. Camille Paglia, Femmes libres, hommes libres. Sexe, genre, féminisme, Québec, Presses de l'Université Laval, (ISBN 978-2-7637-4390-5, 2-7637-4390-0 et 978-2-7637-4389-9, OCLC 1110488465), p. 96
  13. Camille Paglia, Femmes libres, hommes libres, Québec, Presses de l'Université Laval, , p. 341
  14. Camille Paglia, Femmes libres, hommes libres. Sexe, genre, féminisme, Québec, Presses de l'Université Laval, (ISBN 978-2-7637-4390-5, 2-7637-4390-0 et 978-2-7637-4389-9, OCLC 1110488465), p. 97-98
  15. Camille Paglia, Femmes libres, hommes libres, Québec, Presses de l'Université Laval, , p. 98-99
  16. Camille Paglia, Introduction à Personas sexuelles, Québec, Presses de l'Université Laval, (ISBN 978-2-7637-3766-9 et 2-7637-3766-8, OCLC 1028747472), p. 21
  17. Camille Paglia, Introduction à Personas sexuelles, Québec, Presses de l'Université Laval, (ISBN 978-2-7637-3766-9 et 2-7637-3766-8, OCLC 1028747472), p. 83
  18. Camille Paglia, Introduction à Personas sexuelles, Québec, Presses de l'Université Laval, (ISBN 978-2-7637-3766-9 et 2-7637-3766-8, OCLC 1028747472), p. 22-23
  19. Free Women, Free Men. Sex, Gender, Feminism, , (voir l'introduction)
  20. Camille Paglia, Femmes libres, hommes libres. Sexe, genre, féminisme, Québec, Presses de l'Université Laval, (ISBN 978-2-7637-4390-5, 2-7637-4390-0 et 978-2-7637-4389-9, OCLC 1110488465), p. 32
  21. Camille Paglia, Femmes libres, hommes libres. Sexe, genre, féminisme, Québec, Presses de l'Université Laval, (ISBN 978-2-7637-4390-5, 2-7637-4390-0 et 978-2-7637-4389-9, OCLC 1110488465), p. 408 (index)
  22. a et b Camille Paglia, « Amazone d'inconfort », Le Nouveau Magazine Littéraire,‎ , p. 20 (ISSN 2606-1368, lire en ligne)
  23. "I do not know what exactly I belong to. Never a day in my life have I felt female. I never felt admitted in my life like female. But I don't feel like a man either. So I am willing to acknowledge that I have a gender dysphoria, and out of that gender dysphoria I make a lot of books. My books are my sex change. I said Sexual Personæ is the biggest sex change in history. [...] My voice is the voice of a transsexual." BookTV, «Free Women, Free Men. Camille Paglia talked about her compilation of essays, Free Women, Free Men: Sex, Gender, Feminism, in which explores feminism and empowering men and women», 20 mars 2017 [1], 1h05.
  24. Vidéo de l'émission sur la chaîne YouTube de Roda Viva Internacional.
  25. Michael W. Chapman, « Liberal Camille Paglia: Transgender Surgery 'Can't Change Anyone's Sex' -- DNA is Set », CNSNews.com (en), 6 septembre 2017,
  26. Bethsabée Krivoshey, « Les 100 ouvrages préférés de David Bowie », sur vanityfair.fr, (consulté le 23 décembre 2020)
  27. « Presses de l'Université Laval »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]