Camille Paglia

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Camille Anna Paglia
Description de l'image Defaut.svg.
Nom de naissance Camille Anna Paglia
Naissance (70 ans)
Endicott, État de New York Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale
Écrivaine, professeure, critique sociale
Auteur
Langue d’écriture Anglais américain
Genres
Essai, études critiques

Œuvres principales

Sexual Personae. Art and Decadence from Nefertiti to Emily Dickinson

Camille Anna Paglia (née le à Endicott à New York aux États-Unis) est une écrivaine américaine (d'origine italienne) et critique sociale. Ses travaux, qui ont été traduits en plusieurs langues, portent notamment sur les arts visuels, le cinéma, la poésie et la littérature, la culture populaire, la musique populaire, la sexualité, le féminisme, la religion et la politique. Depuis la parution, en 1990, de son premier ouvrage, Sexual Personae. Art and Decadence from Nefertiti to Emily Dickinson, elle s'est prêtée à quantité d'interviews et intervient fréquemment dans les médias sur les enjeux contemporains. Depuis 1984, elle est professeur de sciences humaines et des médias (Humanities and Media Studies) à la University of the Arts de Philadelphie, Pennsylvanie, aux États-Unis. Paglia a fait ses études à l'Université de Binghamton (licence), puis à l'Université Yale (master, doctorat)[1].

Féminisme[modifier | modifier le code]

Paglia se dit féministe « amazone » ou « dissidente », mais ses positions ont été froidement accueillies par ses contemporaines féministes, à tel point que plusieurs la disent anti-féministe ou la rangent du côté des post-féministes. Paglia reconnaît une admiration pour les féministes américaines des années 1920, pour Betty Friedan et pour Simone de Beauvoir. Elle écrit au sujet du Deuxième sexe: « Son érudition profonde et sa thèse immense sont inégalées » (Sex, Art, and American Culture).

Elle se présente comme libertarienne de gauche: elle revendique la liberté d'expression, la liberté de l'individu, se prononce en faveur de la liberté sexuelle, de l'homosexualité, de la pornographie (qu'elle considère comme une pratique artistique), et en faveur de la liberté d'avorter pour les femmes. En contrepartie de cette liberté, Paglia rappelle chacun à sa responsabilité personnelle d'assurer sa propre sécurité, d'exercer un bon jugement, de prendre en charge son éducation et d'entretenir continuellement une curiosité intellectuelle qui y veille[2].

Paglia se présente comme une auteure occupant une position identitaire singulière qui lui permet de critiquer autant les idéologues de gauche que de droite. Elle a dit: « Je ne sais pas exactement à quoi j'appartiens. Pas un seul jour de ma vie je ne me suis sentie femme. Je ne me suis jamais sentie admise dans ma vie en tant que femme. Mais je ne me sens pas comme un homme non plus. Alors, je suis prête à reconnaître que j'ai une sorte de dysphorie du genre, et grâce à cette dysphorie du genre, j'ai écrit plusieurs livres. Mes livres sont mon changement de sexe. J'ai dit que Sexual Personae est le plus gros changement de sexe de l'histoire. [...] Ma voix est la voix d'une transsexuelle[3]. »

La revue britannique Prospect Magazine l'a nommée « une des 100 plus importantes intellectuelles du monde ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sexual Personae. The Androgyne in Literature and Art (thèse de doctorat), 1974.
  • Sexual Personae. Art and Decadence from Nefertiti to Emily Dickinson, New Haven, Yale University Press, 1990, 718 p. [version paperback, 1991, Vintage Books, (ISBN 0-679-73579-8); 2001, Yale University Press, (ISBN 0-300-09127-3)].
  • Sex, Art, and American Culture. Essays, New York, Vintage Books, 1992, 337 p.
  • Vamps & Tramps. New Essays, New York, Vintage Books, 1994, 532 p. [vers. fr. : Vamps & tramps. Une théorie païenne de la sexualité, trad. A. Botz et C. Fort-Cantoni, Paris, Denoël, 2009, 605 p.]
  • Sex and Violence, or Nature and Art, New York, Penguin Books, 1995, 56 p.
  • The Birds, Londres, BFI Film Classics, 1998, 104 p.
  • Break, Blow, Burn. Camille Paglia Reads Forty-three of the World’s Best Poems, New York, Vintage, 2005, 304 p.
  • Glittering Images. A Journey Through Art from Egypt to Star Wars, New York, Vintage, 2012, 224 p.
  • Skjønnhetens makt. Samtaler med Camille Paglia, Oslo, Norli, 2013, 191 p. (en norvégien, entretiens entre l’auteure et Birgitte Huitfeldt Midttun).
  • Free Women, Free Men. Sex, Gender, Feminism, New York, Pantheon, 2017, 352 p. [aussi en format audio, lu par l’auteure : Random House Audio, 2017, 10 h 28].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Camille Paglia, The University of the Arts.
  2. Free Women, Free Men. Sex, Gender, Feminism, , (voir l'introduction)
  3. "I do not know what exactly I belong to. Never a day in my life have I felt female. I never felt admitted in my life like female. But I don't feel like a man either. So I am willing to acknowledge that I have a gender dysphoria, and out of that gender dysphoria I make a lot of books. My books are my sex change. I said Sexual Personæ is the biggest sex change in history. [...] My voice is the voice of a transsexual." BookTV, «Free Women, Free Men. Camille Paglia talked about her compilation of essays, Free Women, Free Men: Sex, Gender, Feminism, in which explores feminism and empowering men and women», 20 mars 2017 [1], 1h05.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]