Camille Morineau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Camille Morineau
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonctions
Présidente
École du Louvre
depuis
Sophie-Justine Lieber (d)
Présidente
Aware
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Distinction

Camille Morineau est une commissaire d'exposition, conservatrice du patrimoine et directrice artistique française.

Pendant ses dix ans de poste au musée national d'Art moderne, dans le Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou à Paris, elle est notamment la commissaire de l'exposition elles@centrepompidou. De 2016 à 2019, elle est directrice des collections et des expositions de la Monnaie de Paris. En novembre 2020, elle est nommée Présidente du Conseil d'administration de l'Ecole du Louvre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Camille Morineau étudie l'histoire à l'École normale supérieure (promotion 1987)[1]. Elle part enseigner le français aux États-Unis et y découvre les études de genre[2]. Elle intègre ensuite l'Institut national du patrimoine à Paris[3].

Conservatrice au musée national d'Art moderne, dans le Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou à Paris, elle fait entrer des œuvres féministes dans les collections[2]. Elle est commissaire des expositions Yves Klein, Gerhard Richter, Roy Lichtenstein[2] et dirige l'accrochage elles@centrepompidou[4], composé uniquement d’œuvres d'artistes femmes de la collection[3]. Elle quitte le musée et consacre une rétrospective, au Grand Palais à Paris, à Niki de Saint Phalle[5]. L'exposition voyage au Musée Guggenheim à Bilbao[3], à Tokyo[6], au Danemark[7] et en Finlande.

Parallèlement, elle enseigne à l'Ecole du Louvre et, en 2014, elle fonde l'association AWARE (Archives of Women Artists, Research and Exhibitions) qui vise à replacer les artistes femmes du XXe siècle dans l'histoire de l'art[2].

En décembre 2016, elle est nommée à la direction des collections et des expositions de la Monnaie de Paris[8] où elle organise l'exposition Women House, qui regroupe quarante artistes femmes explorant l'espace domestique[9],[10]. L'exposition voyage ensuite au National Museum of Women in the Arts, à Washington[2].

En octobre 2019, la Monnaie de Paris ayant décidé de supprimer son programme d'expositions d'art contemporain[11],[12], Camille Morineau quitte son poste de directrice des expositions et des collections de l'institution[13]. Cette décision intervient quelques semaines après l'ouverture de l'exposition rétrospective de l'artiste Kiki Smith[14].

Distinction[modifier | modifier le code]

Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur

Camille Morineau est promue chevalière de la Légion d'honneur en [15].

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.archicubes.ens.fr/lannuaire#annuaire_chercher?identite=Morineau.
  2. a b c d et e Clémentine Mercier, « Camille Morineau donne des elles aux musées », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. a b et c (en-US) « Camille Morineau New Arts Director of the Monnaie de Paris | artnet News », artnet News,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. « Les artistes ont-ils un sexe ? A propos de l'accrochage "Elles" au Centre G. Pompidou », France Culture,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. « La rentrée politique française vue par nos voisins européens /// Balade au Grand Palais pour l’exposition Niki de Saint Phalle », France Culture,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. (ja) « Niki de Saint Phalle | Past Exhibitions 2015 | Exhibitions | THE NATIONAL ART CENTER, TOKYO », sur www.nact.jp (consulté le ).
  7. (en-GB) « Past Exhibitions », sur Arken.dk (consulté le ).
  8. Roxana Azimi, « Camille Morineau, directrice artistique de la Monnaie de Paris « La Monnaie a pour vocation de collaborer avec d’autres musées » », Le Quotidien de l'Art,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. (en) Sarah Moroz, « A Must-Read Interview (and an Exhibit) on Women in the Arts », The Cut,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. Emmanuelle Lequeux, « « Women House », la prison du foyer », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le ).
  11. « La Monnaie de Paris lâche l'art contemporain », sur Libération.fr, (consulté le )
  12. « La Monnaie de Paris arrête l'art contemporain et réoriente sa programmation culturelle », sur Connaissance des Arts, (consulté le )
  13. Claire Bommelaer, « Art contemporain: fin de partie pour la Monnaie de Paris », sur Le Figaro.fr, (consulté le )
  14. Valérie Duponchelle, « Kiki Smith, en direct des contes », sur Le Figaro.fr, (consulté le )
  15. Jean-Christophe Castelain, « Légion d’honneur 2020 : place aux femmes », sur Le Journal des Arts, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]