Camille Douls

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Camille Douls
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Nationalité
Activité

Camille Douls (né le 18 octobre 1864 à Sévérac-l'Église, mort le 6 février 1889 à Akabli) est un explorateur français du Sahara et de l'Afrique du Nord. Il a pu pénétrer dans le Sahara occidental à une époque où la région était fermée aux étrangers, vivre parmi les populations Maures (nomades Ouled Delim) et rapporter de précieuses informations sur leur mode de vie et leur environnement.

Biographe[modifier | modifier le code]

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Camille Douls, fils d'un géomètre de l'Aveyron ayant combattu pendant la conquête de l'Algérie, fait ses études au pensionnat Saint-Joseph, à Rodez. Il part terminer ses études à Paris en 1880. Il s'intéresse aux sciences naturelles, ainsi qu'à l'exploration de l'Afrique, qui le passionne de plus en plus. Il effectue un voyage aux Antilles au début des années 1880.[citation nécessaire]

Premier voyage exploratoire dans le Rio de Oro (1887)[modifier | modifier le code]

Prenant l'exemple d'autres explorateurs de son temps - il a notamment rencontré Paul Soleillet -, Camille Douls prépare minutieusement son voyage, en séjournant au Maroc pour apprendre l'arabe, les coutumes des musulmans, et des parties du Coran. Il se fait également circoncire[1]. Fin 1886, il part pour les îles Canaries, en face du Sahara Occidental (alors appelé Rio de Oro). En janvier 1887, il se fait déposer sur la côte africaine par des pêcheurs espagnols, à la hauteur du cap Garnet.

Il est alors rapidement capturé par des nomades Ouled Delim, qui le battent et le dépouillent. Il est ensuite conduit auprès du cheikh Ma El Aïnin, auprès duquel il parvient à se faire passer pour musulman ; le cheikh recommande aux Maures de lui faire bon accueil. Il peut ainsi passer cinq mois chez les Ouled Delim, qu'il observe et qu'il questionne au sujet des régions alentour ; il est le premier Européen à vivre au milieu d'une communauté indigène du Sahara. Il est si bien intégré à la tribu qu'il participe à des rezzous. Il se rend à Tindouf, où il est le deuxième Européen à entrer, après Oskar Lenz en 1880[2]. À son retour, autre signe de son excellente intégration au sein de la tribu, le chef du campement, Ibrahim, lui propose sa fille Eliazize en mariage.

Au prétexte d'aller chercher la dot, Douls rentre au Maroc par la route de Tarfaya à Marrakech ; il traverse l'Atlas et passe à Goulimine. À Marrakech, il est reconnu comme chrétien et emprisonné ; la délégation anglaise dans cette ville le fait libérer, puis il rejoint le consulat de France à Mogador. Il rentre ensuite en France, où il publie ses observations.

Second et dernier voyage, du Maroc en direction de Tombouctou (1889)[modifier | modifier le code]

Admis comme membre de la Société de géographie de Paris, devant laquelle il a donné plusieurs conférences, il est soutenu dans ses projets par Henri Duveyrier. Parti de Tanger, il traverse le Maroc déguisé en pèlerin, et passe par le Tafilalet pour rejoindre la route de Tombouctou. Il est assassiné aux alentours d'Akabli, en actuelle Algérie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marc Durou, L'exploration du Sahara, Actes Sud, 2004, p. 111.
  2. Jean-Marc Durou, L'exploration du Sahara, Actes Sud, 2004, p. 114.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Camille Douls, « Voyage d'exploration à travers le Sahara occidental et le sud marocain », in Bulletin de la Société de géographie, VIIe série, t. IX, Paris, Société de Géographie, 1888, p. 437-479 à consulter sur Gallica.
  • Carte de l'itinéraire de Camille Douls, dans le même Bulletin, p. 563 sur Gallica
  • Jean-Marc Durou, L'Exploration du Sahara, Actes Sud, 2004.
  • Albert Roussanne, L'Homme suiveur de nuages: Camille Douls, Saharien, 1864-1889, éditions du Rouergue, 1991.

Liens externes[modifier | modifier le code]