Camille Bias

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Camille Bias
Description de l'image Camille Bias signature.png.
Naissance
Décès
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

les Faux Monnayeurs, l'Écrivain public, la Fille Mélie…

Biographie[modifier | modifier le code]

Camille Bias, est le pseudonyme d'un écrivain prolifique de romans et de nouvelles de littérature populaire. Affiliée aux blanquistes[1],[2], c'est une femme proche de la Commune de Paris[3]. Elle était l'amie de Louise Michel. Elle a hébergé les derniers jours de Marie Ferré[4].

Ses romans publiés pour la majeure partie en feuilletons, ne reflètent que peu ses opinions politiques.

Son nom de naissance est inconnu, son nom d'épouse est Martin (pharmacien parisien).

Les dernières années de son existence, elle demande des subsides de la mairie de Paris. Plusieurs spectacles sont organisés pour subvenir à ses besoins[5],[6],[7],[8]. Elle est la doyenne des écrivaines au tournant du XXe siècle.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Plus de 50 romans et 100 nouvelles, voir un recensement incomplet sur wikisource, avec les noms des journaux dans lesquels ils ont été publiés. Un nombre plus restreint de ses œuvres ont été publiées en volume.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Elle a caché Auguste Blanqui recherché par la police : cf. la Présentation de Légendes et chansons de gestes canaques (1875): suivi de, Légendes et chants de Louise Michel, par Xavière Gauthier et Daniel Armogathe.
  2. Elle est décrite comme "ardente blanquiste" par Olivier Martin, Le Roman populaire et la commune [1]
  3. Elle a écrit dans les journaux de la commune comme Le Combat [2] suivi par Le Vengeur [3].
  4. février 1882 - Le Petit Stéphanois [4] — Hier matin, à neuf heures, ont eu lieu les obsèques de Mlle Marie Ferré, sœur de Théophile Ferré, membre de la commune, décédée chez Mme Camille Bias, 27, rue Condorcet.
  5. Figaro : journal non politique 8/04/1899 [5] — On ne connaît plus guère aujourd'hui le nom de Camille Bias. C'est pourtant celui d'une femme de lettres qui eut son ère de popularité méritée, et tint effectivement à Paris, pendant plus de quarante ans, le sceptre du feuilleton. Douée d'un véritable talent et d'une imagination prodigieusement féconde, Mme Camille Bias a signé, par douzaines, de remarquables romans, dont plusieurs eurent à leur époque un succès classant leur auteur à côté des maîtres du genre. Citons, par exemple, au hasard de la plume les Faux Monnayeurs, l'Écrivain public, la Fille Mélie, les Derniers Fils de Brahma, etc. Hélas tout passe, tout lasse, tout casse. Aujourd'hui, Camille Bias à soixante-quatorze ans sa vue a baissé, un grave accident l'a rendue quasiment impotente. Elle a d'écrasantes charges de famille, auxquelles elle ne suffit plus à faire face, en dépit d'une abnégation, d'un dévouement et d'un courage confinant à l'héroïsme. Parmi les innombrables lecteurs qu'émurent autrefois les pages tour à tour dramatiques et tendres écrites par Mme Camille Bias, ne se trouvera-t-il pas quelques cœurs généreux pour venir en aide à cette navrante, détresse ?
  6. Figaro : journal non politique 24/05/1899 [6] Informations ... Décès. Un nouveau malheur vient d'attrister la vieillesse, déjà si douloureusement éprouvée, de Mme Camille Bias. La malheureuse femme, qui semble vouée à tous les désespoirs, vient d'avoir le chagrin de perdre son fils, âgé de cinquante et un ans. Nous adressons à Mme Bias, en cette cruelle circonstance, nos plus sincères condoléances.
  7. Figaro : journal non politique 23/10/1899 [7] — Nouvelles Diverses — Il est des infortunés sur lesquels semble s'acharner le sort. C'est le cas de Mme Camille Bias, cette femme de cœur doublée d'un écrivain fécond, pour laquelle nous avons déjà eu l'occasion de faire appel à la charité de nos lecteurs. Au moment où, grâce à cette charité, qu'on n'invoque jamais en vain, la malheureuse était à la veille de sortir d'embarras, la mort lui ravissait son fils, laissant à sa charge sa fille malade et quatre petits enfants. Et Camille Bias, qui a plus de soixante-dix ans et souffre d'infirmités multiples dues à la vieillesse, aux privations, au surmenage et au chagrin, peut à peine suffire encore au labeur quotidien. Sa fille n'a, paraît-il, chance de se rétablir qu'à la condition d'aller vivre sous un ciel plus clément. Des amis dévoués lui ont déniché, quelque part dans le Midi, un maigre emploi. Mais pour aller là-bas, pour payer les frais de voyage et d'installation, pour liquider une situation douloureuse, il manque à cette famille si cruellement éprouvée quelques centaines de francs. Il nous suffira sans doute d'indiquer à nos lecteurs qu'il y a là une œuvre généreuse à opérer, toute une nichée de braves gens — une grand'mère septuagénaire, épuisée par un travail effroyable, une jeune femme malade, quatre petits babies blêmes — à sauver de la détresse.
  8. 1901 - Le Figaro : Matinée donnée au profit de Camille Bias, qui joue une saynette ÉLève et Professeur avec Florence Gromier [8]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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