Camille Bellaigue

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Camille Bellaigue
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Camille Bellaigue est un critique musical et musicographe français né à Paris le et mort dans la même ville le . Après Arthur Pougin, il est l'un des premiers biographes français de Giuseppe Verdi, le premier après la mort du compositeur dont il publie la biographie critique en 1912, la dédiant à Arrigo Boito.

Biographie[modifier | modifier le code]

Petit-fils de Claude Bellaigue et de René Piéron, et fils d'Antonin Bellaigue, Camille Bellaigue naît le à Paris.

Élève d'Antoine-François Marmontel, il obtient un premier prix de piano au Conservatoire de Paris en 1878. Collaborateur du Correspondant, il entre à la Revue des deux Mondes en 1885[1]. Qualifié d'« écrivain élégant mais superficiel[2] », il est porté par son idée morale de la mélodie (Charles Gounod) et son opposition aux musiques nouvelles (César Franck ou Claude Debussy)[1].

Maurrassien[3] et camérier de Pie X, marié à la nièce de Herman Hoskier, il est le père de Marie-Élisabeth Bellaigue, épouse de Jacques Vendroux et amie intime d'Yvonne de Gaulle[4], et de Jean Camille Bellaigue. Il meurt à Paris le .

Anecdote[modifier | modifier le code]

De Paul Léautaud, dans son Journal littéraire au 3 décembre 1907 : « Laloy […] se trouvait dimanche dernier chez Gourmont. Il expliquait qu’il venait d’achever un Rameau pour [[[Félix Alcan]]]. D’abord peu attiré par ce travail, l’intérêt l’avait pris ensuite et il se déclarait très content de son ouvrage. "Le seul ennui, disait-il, c’est d’être dans une collection, et à côté de cet imbécile de Camille Bellaigue, le critique musical le plus bête que je connaisse. — Mon Dieu, lui ai-je dit, il faudrait savoir ce que dit Bellaigue. Il se dit peut-être : le seul ennui, c’est d’être dans une collection, et à côté de cet imbécile de Laloy ?" Ce pauvre Laloy, qui ne paraît pas avoir grand esprit, était un peu effaré, pendant que riaient Gourmont et son frère. »

Giuseppe Verdi[modifier | modifier le code]

« Fidèle ami français de Verdi[5] », Camille Bellaigue consacre de nombreux écrits au compositeur italien d'opéras de la période romantique Giuseppe Verdi. En 1912 il publie une biographie du musicien : Verdi. Biographie critique qu'il dédie à son autre grand ami Arrigo Boito « En souvenir du maître [qu'ils ont] aimé »[6]. Dans une lettre qu'il lui adresse quelques années après la mot de Verdi, Boito met cependant en garde le catholique Bellaigue : « Dans le sens idéal, moral, social, c'était un grand chrétien, mais il faut bien se garder de le présenter comme un catholique au sens politique et strictement théologique du mot : rien ne serait plus contraire à la vérité. »[7].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Joël-Marie Fauquet, « Camille Bellaigue », in Joël-Marie Fauquet (dir.), Dictionnaire de la musique en France au XIXe siècle, Paris, Fayard, 2003, 1406 p. (ISBN 2-213-59316-7) notice BNF (présentation en ligne)
  2. « Camille Bellaigue », in Marc Vignal (dir.), Dictionnaire de la musique, Paris, Éditions Larousse, 2005, 623 p. (ISBN 2-03-505545-8) notice BNF (lire en ligne)
  3. « Dédicace à Camille Bellaigue. Les Conditions de la victoire, I. De juillet à mi-novembre 1914. Charles Maurras. 1916 » (lire en ligne)
  4. Frédérique Neau-Dufour, Yvonne de Gaulle, Paris, Fayard, 2010, 610 p. (ISBN 978-2-213-62750-2) notice BNF (lire en ligne)
  5. Massimo Mila (en), Verdi, Milan, Rizzoli, 2000, 819 p. (ISBN 88-17-86535-4) notice BNF (lire en ligne)
  6. Verdi. Biographie critique, Paris, Henri Laurens, collection « Les musiciens célèbres », 1912, notice BNF (lire en ligne)
  7. Mary Jane Phillips-Matz, Giuseppe Verdi, Paris, Fayard, 1996, p. 705

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