Cameco

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une entreprise
Cet article est une ébauche concernant une entreprise.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?).
Les entreprises étant sujet à controverse, n’oubliez pas d’indiquer dans l’article les critères qui le rendent admissible.

Cameco Corp.
logo de Cameco Corp.
Création 1988
Forme juridique Société par action
Action TSX : CCO
NYSE : CCJ
Siège social Drapeau du Canada Saskatoon (Sask.(Canada)
Activité Extraction de l'uranium
Produits Uranium
Effectif 3 300 (2010)
Site web www.cameco.com
Chiffre d’affaires 2,384 milliards CAD (2010)
en augmentation

Cameco (TSX : CCO) est une entreprise canadienne qui fait partie de l'indice S&P/TSX 60. C'est l'un des plus grands producteurs d'uranium au monde, produisant 16% de l'uranium mondial, et disposant de près de 200 000 tonnes de réserves[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cameco - Canadian Mining and Energy Corporation - est créée en 1988 par la fusion et la privatisation de deux sociétés d'État : la société fédérale Eldorado Mining and Refining et la Saskatchewan Mining Development Corporation (SMDC).

Les débuts de l'entreprise sont plutôt difficiles, Cameco vend 1/3 de ses intérêts dans la mine d'uranium de Rabbit Lake[2], et licencie un total de 58 employés l'année suivante sur les sites de Blind River et de Port Hope pour s'adapter à un marché faiblissant de l'uranium, ainsi qu'à de fortes dettes[3].

En 1991, Cameco fait son entrée aux bourses de Toronto et de Montréal[2].

En 1996, Cameco acquiert Power Ressources Inc., le plus grand producteur d'uranium aux États-Unis, et fait son entrée au New York Stock Exchange[2]. Cela est suivi en 1998 par l'acquisition de la société canadienne Uranerz Exploration and Mining Limited et Uranerz USA, Inc..

En 2008, Cameco rachète 500 tonnes d'uranium que les États-Unis ont secrètement sorti d'Iraq ("opération McCall"), un stock accumulé pendant la période de règne de Sadam Hussein. Selon les sources, la sortie de l'uranium du territoire irakien s'est faite "à la demande du gouvernement irakien" et que Cameco était "ravi de pouvoir leur venir en aide", bien que rien n'indiquait que cet uranium était destiné à une utilisation militaire. Simultanément, les Émirats arabes unis ont supprimé une dette de 7 milliards $ que l'Irak lui devait[4],[5]. Pour Dave Martin, le responsable de Greenpeace Canada, ce rachat de l'uranium irakien est un choix risqué qui implique directement le pays dans le conflit irakien, et qui l'expose aux menaces terroristes[6].

En juin 2010, Cameco signe avec la compagnie nucléaire nationale chinoise pour lui fournir 10 435 tonnes d'uranium sur 10 ans, puis en novembre 2010, Cameco signe un contrat au montant gardé confidentiel avec le chinois China General Nuclear Power Corporation pour lui fournir 13 000 tonnes d'uranium sur une période de 15 ans[7]. Ces ventes exceptionnelles provoquent un rebond dans le prix de l'uranium[8].

En 2012, Cameco acquiert l'entreprise nucléaire allemande Nukem pour 136 millions $, et accepte de prendre en charge sa dette de 164 millions $[9],[10].

En , Cameco est accusé par le fisc canadien (ARC) d'avoir contourné le paiement de plus de 800 millions $ en impôts. En 1999, Cameco aurait vendu à sa filiale suisse un fort stock d'uranium à bas prix, filiale qui revendit ce stock à prix fort quelques années plus tard, profitant au passage de la fiscalité avantageuse suisse alors que le stock en question aurait dû être imposé au Canada. Cameco rejette ces accusations[11],[12].

Activité[modifier | modifier le code]

Cameco dispose de mines d'uranium au Canada, aux États-Unis et au Kazakhstan. Cameco produit et commercialise également les réacteurs nécessaires à la transformation de l'uranium en électricité[1].

Mines d'uranium[modifier | modifier le code]

Usines[modifier | modifier le code]

  • Usine de raffinerie de Port Hope. En 2007, l'usine est fermée à la suite de la découverte de résidus d'uranium sous l'usine, provoquant le licenciement de 25 employés. En , sa réouverture partielle est annoncée, ainsi que la ré-embauche des 25 employés licenciés[13]. Pour l'activiste Helen Caldicott, toute la ville (l'air, l'eau potable, les poissons, la plage, les sols) a été potentiellement contaminée par l'usine de raffinerie ainsi que par les millions de mètres cubes de déchets radioactifs enterrés sous la terre[14].

Autres activités[modifier | modifier le code]

En 2006, Cameco détenait également 52 % de Centerra Gold, une entreprise d'exploitation de mines d'or[15].

Direction[modifier | modifier le code]

  • Tim Gitsel, PDG
  • Grant Isaac, directeur financier
  • Robert Steane, directeur des opérations

En 2008, les 5 principaux dirigeants de Cameco ont cumulé un salaire de 10,3 millions $[16].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « About », sur Cameco.com
  2. a, b et c (en) « History », sur Cameco.com
  3. (en) « Cameco layoffs », sur Northerminer.com,‎
  4. (en) Brianna Keilar, Larry Shaughnessy, « 500 tons of uranium shipped from Iraq, Pentagon says », sur Cnn.com,‎
  5. (en) Alissa J. Rubin, Campbell Robertson, « U.S. Helps Remove Uranium From Iraq », sur Nytimes.com,‎
  6. « De l'uranium irakien au port de Montréal », sur Radio-canada.com,‎
  7. (en) « Cameco signs Chinese uranium supply deal », sur World-nuclear-news.org,‎
  8. (en) Wang Ying, John Duce, « Uranium Bottoming as China Buys Supplies From Cameco », sur Bloomberg.com,‎
  9. (en) « Cameco to buy Nukem Energy », World Nuclear News,‎ (consulté le 15 mai 2012)
  10. (en) « Cameco to buy nuclear fuel broker Nukem Energy », sur Reuters.com,‎
  11. « Cameco accusée d’évitement fiscal », sur Conseiller.ca,‎
  12. (en) David Milstead, « Cameco’s $800-million tax battle », sur Theglobeandmail.com,‎
  13. (en) « Production to restart again at Port Hope », sur World-nuclear-news.org,‎
  14. (en) Carola Vyhnak, « Sue government over toxic town, activist tells Port Hope », sur Thestar.com,‎
  15. (en) Richard Shaw, « Cameco Should Ride The Uranium Boom », sur Seekingalpha.com,‎
  16. (en) « Millions in pay for Cameco executives », sur Canada.com,‎

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]