Callithrix flaviceps

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Ouistiti à tête jaune

Le Ouistiti à tête jaune[1] (Callithrix flaviceps) est une espèce de primate de la famille des Cebidae qui se rencontre au Brésil.

Description[modifier | modifier le code]

Le mâle et la femelle sont similaire en taille et en poids. L'adulte mesure entre 18 et 30 cm avec une queue de 17,2 à 40,5 cm. Il pèse entre 230 et 453 g[2].

Dos marron fortement tacheté de chamois et de rougeâtre. Dessous jaunâtre à orangé. Queue touffue brun sombre annelée de jaune. Tête entièrement jaune ou ochracée (couronne, front, joues et gorge) y compris les oreilles aux toupets courts (2,5 cm)[réf. nécessaire].

Hybridation[modifier | modifier le code]

Avec l’ouistiti à face blanche (C. geoffroyi) dans trois sites de l’Espírito Santo. S’hybride avec l’ouistiti oreillard (C. aurita) dans trois sites du Minas Gerais : dans deux d’entre eux, des groupes mixtes non hybrides coexistent avec les hybrides, ce qui montre un échange génétique faible et plaide en faveur de la spéciation et non de la subspéciation de flaviceps et aurita[réf. nécessaire].

Répartition et habitat[modifier | modifier le code]

Aire de répartition

Cette espèce est endémique au Brésil où elle est présente dans les états d'Espírito Santo et du Minas Gerais. Elle vit dans la forêt Atlantique de montagne et les forêts de plateau jusqu'à 1 200 m d'altitude[3].

Sympatrie et association[modifier | modifier le code]

S’associe avec C. geoffroyi. Sympatrique du hurleur brun du sud (Alouatta guariba clamitans), du muriqui du nord (Brachyteles hypoxanthus) et du sapajou noir (Cebus (Sapajus) nigritus)[réf. nécessaire].

Domaine[modifier | modifier le code]

33,86 ha (Caratinga, d’après Alice Guimarães). Grand territoire pour un ouistiti. Il exploite de petites sources alimentaires très dispersées.

Densité[modifier | modifier le code]

7,1/km² (de 3,7 à 18/km²), à Augusto Ruschi. 40/km² (Caratinga).

Locomotion[modifier | modifier le code]

Quadrupède.

Comportements basiques[modifier | modifier le code]

Diurne. Arboricole.

Activités[modifier | modifier le code]

Parcourt chaque jour 883,8 m (Caratinga, d’après A. Guimarães). Fourrage la moitié du temps en dessous de 3 m dans la végétation dense. Budget d’activités (Caratinga) : repos (8,3 %), déplacements (36,7 %), recherche alimentaire (21,3 %), alimentation végétale (7,8 %), alimentation animale (2,2 %) et interactions sociales (23,7 %). Utilise une cinquantaine de dortoirs nocturnes.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Cette espèce se nourrit principalement de champignons (64,8%) et d'insectes, elle se nourrit également de gomme (6,1%) et de fruits (3,3%). Le régime mycophage est assez rare chez les primates et n'est retrouvés que chez 5 espèces de Callitrichidae. Les autres espèce de cette famille se nourrissent principalement de gomme. Les champignons consommés sont des Mycocitrus trouvés sur les tiges des bambous Merostachys[4]. Ces champignons sont riches en sucres et en fibres et pauvre en protéines, comme la gomme consommée par les autres marmosets. Callithrix flaviceps compense le faible taux de protéines apporté par les champignons en se nourrissant d'arthropodes[5].


Gommivore-frugivore-insectivore. Budget alimentaire (d’après S. Ferrari) : gommes (65,8 %), fruits et graines (14,4 %), insectes (19,8 %, les 2/3 étant des orthoptères). La recherche de gomme occupe toujours plus de la moitié de son temps alimentaire sauf en janvier et février. A. Guimaraes a observé 76 % de gommivorie durant la saison sèche, avec une prédilection pour Anadenanthera peregrina et Acacia paniculata. Cette hyperspécialisation lui permet de trouver son content de glucides hors des périodes de fructification et l’autorise également à coloniser des habitats où les fruits sont rares tout au long de l’année. Utilise une trentaine de plantes, mais essentiellement deux. Durant la saison froide, il réduit son activité et sa température peut baisser de 4 °C durant la nuit. Suit les fourmis légionnaires pour croquer les insectes qui s’enfuient sur son passage. À la Caratinga, il consomme les graines de pasmo hediondo (Siparuna guianensis) et pourrait être le seul callitrichidé à consommer des graines[réf. nécessaire].

Taille du groupe[modifier | modifier le code]

9,8 (de 5 à 15), à la Caratinga. 3,4 (de 2 à 5), à Augusto Ruschi.

Reproduction[modifier | modifier le code]

La monogamie est le système d'accouplement le plus courant, bien que la polyandrie et la polygynie aient aussi été observés. La période de gestation est de 140 à 150 jours. La femelle donne naissance à 1 à 4 petits (2 en moyenne). Le groupe entier s'occupe des petits pendant un mois[2].

La femelle connaît un œstrus post-partum qui influence positivement le désir du male d’être auprès de sa compagne, ce qui aurait pour effet de favoriser le transport des enfants par ce dernier[réf. nécessaire].

Hiérarchie[modifier | modifier le code]

Au sommet les femelles dominantes puis les mâles et enfin les subordonnés. Les querelles intragroupes restent rares. Si une dominante est renversée, elle pourra rester au sein du groupe et s’occuper des enfants.

Communication orale[modifier | modifier le code]

Cette espèce pratique le partage de la nourriture, comme le petit singe-lion doré (Leontopithecus rosalia). Dans 85 % des repas observés, les adultes produisent des « appels pour la nourriture » qui encouragent les membres immatures du groupe à venir casser la croûte avec les grands.

Communication olfactive[modifier | modifier le code]

Le plus souvent marquage circumgénital, beaucoup plus rarement marquage sternal et encore plus rarement frottement du museau.

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Considéré par certains comme une sous-espèce de l’ouistiti oreillard (Callithrix aurita) car les bébés sont extrêmement semblables de même que les vocalisations, les adaptations écologiques et les variations clinales des coloris du pelage.

Menaces[modifier | modifier le code]

Déforestation. L’ouistiti le plus menacé. Les fazendas de la région sont petites, séparées les unes des autres et déforestées. Très adaptable : il parvient à survivre dans les îlots de forêt secondaire des propriétés privées.

Conservation[modifier | modifier le code]

N’est protégé que sur 2 300 km2. PE. de Forno Grande, PE de Pedra Azul, RB d’Augusto Ruschi, SB de Santa Lúcia et SB de São Lourenço, fazenda Pindobas et fazenda Monte Verde (Espírito Santo) ; PN de Caparaó, SB de la Mata do Sossego et R. de Feliciano Miguel Abdala dont SB de la Caratinga (Minas Gerais), au Brésil.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Annexes au Journal officiel des Communautés européennes du 18 décembre 2000. Lire en ligne.
  2. a et b Référence Animal Diversity Web : Callithrix flaviceps (en)
  3. Référence UICN : espèce Callithrix flaviceps (Thomas, 1903) (en)
  4. R.R Hilario et al., « Federal University, Belo Horizonte: Feeding ecology of a group of Buffy-headed marmosets (Callithrix flaviceps):fungi as a preferred resource », dans Issues in Life Sciences: Zoology : 2011 Edition (lire en ligne)
  5. Renato R. Hilário et Stephen Francis Ferrari, « Why Feed on Fungi? The Nutritional Content of Sporocarps Consumed by Buffy-Headed Marmosets, Callithrix flaviceps (Primates: Callitrichidae), in Southeastern Brazil », Journal of Chemical Ecology,‎ (présentation en ligne) lien pdf: Modèle {{Lien web}} : paramètre « url » manquant.  « Why feed on fungi »

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :