Callias (fils d'Hipponicos Ammon)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections « Callias » redirige ici. Pour les autres significations, voir Callias (homonymie).

Callias (en grec ancien Καλλίας / Kallías) est un homme politique athénien du Ve siècle av. J.-C., impliqué dans la paix de Callias, à qui il donne son nom[1]. Il est parfois appelé Callias II pour le distinguer de sa famille[2]. Fils d’Hipponicos Ammon et petit-fils de Callias (fils de Phésippe), Céryce et Dadouque[3], il fut un prêtre des Mystères d'Éleusis. Il est aussi le beau-frère de Cimon, le principal adversaire politique de Périclès.

Notice historique[modifier | modifier le code]

Corrompu pour de l’argent par un Perse pendant la bataille de Marathon, il cacha le pot-de-vin offert en échange de la vie sauve, et tua malgré tout l’ennemi. Peu de temps après la mort de Cimon, probablement vers -449, il est envoyé en ambassade à Suse afin de conclure un traité avec Artaxerxès Ier, roi de l’Empire perse[4]. Il avait épousé Elpinice, fille du général Miltiade le Jeune. Leur fils fut nommé Hipponicos comme son grand-père, qui devint le père du philosophe Hermogène.

On lui attribue les négociations de la paix de Callias en -449, qui terminent définitivement les guerres médiques après la victoire athénienne de Salamine de Chypre. Le roi de Perse, Artaxerxès Ier, s’engage à ne pas envoyer de troupes à plus de trois jours de marche de la mer Égée. Cette paix reconnaît de facto l'indépendance des villes d’Ionie et la prépondérance maritime d’Athènes[5]. À son retour, l’ambassade fut déclarée insuffisante, il est accusé d’avoir été corrompu par le roi perse, acquitté, et condamné à une amende de 50 talents.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]