Calendrier romain général 1960

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Le calendrier romain général 1960 est celui qui fut établi par le pape Jean XXIII en conformité avec son Code des Rubriques (Codex rubricarum) promulgué par le motu proprio Rubricarum instructum du 25 juillet 1960[1].

Ce calendrier est incorporé dans l'édition 1962 du missel romain[2] et dans l'édition typique 1961 du Bréviaire romain[3].

Ainsi, bien que remplacé en moins d'une décennie par un nouveau calendrier romain général introduit en 1969, il est encore en usage parmi ceux qui, conformément au motu proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007 du pape Benoît XVI[4], emploient ces éditions du Missel et de la Liturgie des heures.

Innovations[modifier | modifier le code]

Le Code de Rubriques de 1960 introduit des modifications notables du Calendrier romain général[5],[6].

On abandonne la classification traditionnelle des fêtes en doubles, semi-doubles et simples. Les fêtes doubles de (ie) classe deviennent fêtes de (ie) classe ; les doubles de II classe deviennent fêtes de II classe ; les doubles majeures et mineures et les semi-doubles (qui en 1955 ont été réduites à simples) deviennent fêtes de III classe ; et les simples, qui ont été réduites à commémoraisons en 1955, continuent à être appelées commémoraisons.

En outre, on réduit à commémoraisons les fêtes suivantes :

On supprime les fêtes suivantes:

On supprime aussi la commémoraison de saint Vital (28 avril).

Fêtes nouvelles :

Transfert de fêtes :

Transfert de commémoraison :

Changement de dénomination :

Célébrations qui deviennent fêtes de Ie classe :

Célébrations qui deviennent fêtes de IIe classe :

Le calendrier[modifier | modifier le code]

Le calendrier romain général 1960 est publié dans Acta Apostolicae Sedis LII (1960), pp. 686–698[7], dans l'édition typique 1962 du Missel romain, pp. XLV–LIII[8] et dans l'édition typique 1961 du Bréviaire romain, pp. 62*–75*[9].

Janvier[modifier | modifier le code]

Février[modifier | modifier le code]

Mars[modifier | modifier le code]

Avril[modifier | modifier le code]

Mai[modifier | modifier le code]

Juin[modifier | modifier le code]

Juillet[modifier | modifier le code]

Août[modifier | modifier le code]

Septembre[modifier | modifier le code]

Octobre[modifier | modifier le code]

Novembre[modifier | modifier le code]

Décembre[modifier | modifier le code]

Missae pro aliquibus locis[modifier | modifier le code]

Le Missel romain de 1962 contient aussi des textes pour la célébration de la messe en honneur de certains saints qui ne sont pas inscrits dans le calendrier romain général 1960 [11]

|* 1er août : Saint-Pierre-aux-Liens

On voit que plusieurs de ces messes correspondent à des célébrations éliminées du calendrier romain général en 1960.

Le Missel 1962 omet plusieurs messes qui se trouvaient comme Missae in aliquibus locis dans l'édition typique précédente[12]

  • Les fiançailles de la Bienheureuse Vierge Marie avec saint Joseph (23 janvier)
  • La fuite de Notre-Seigneur Jésus-Christ en Égypte (17 février)
  • La prière de Notre-Seigneur Jésus-Christ (mardi après le dimanche de la Septuagésime) ;
  • La commémoration de la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ (mardi après le dimanche de la Sexagésime)
  • La sainte Couronne d’épines de Notre-Seigneur Jésus-Christ (vendredi après les Cendres)
  • Sainte lance et clous de Notre-Seigneur Jésus-Christ (vendredi après le Ier dimanche de Carême)
  • Le saint Suaire de Notre-Seigneur Jésus-Christ (vendredi après le IIe dimanche de Carême)
  • Les cinq Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ (vendredi après le IIIe dimanche de Carême)
  • Le Très Précieux Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ (vendredi après le IVe dimanche de Carême)
  • Le Cœur eucharistique de Jésus (jeudi après l’octave de la Fête-Dieu)
  • L’Humilité de la Sainte Vierge Marie (17 juillet)
  • Sainte Philomène (11 août)
  • La Pureté de la Sainte Vierge Marie (16 octobre)
  • La Translation de la Maison de la Bienheureuse Vierge Marie (10 décembre)
  • L’attente de l’enfantement de la Bienheureuse Vierge Marie (18 décembre)

L'instruction De calendaribus particularibus du 14 février 1961 exclue ces fêtes même des calendriers particuliers (locaux), en les permettant uniquement « si des raisons vraiment spéciales le demandent[13]».

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]