Calculatrice graphique

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Une calculatrice graphique est une calculatrice scientifique capable de tracer, et éventuellement de permettre l'analyse de graphes de fonctions mathématiques sur son écran. En outre, les calculatrices graphiques sont programmables et peuvent afficher à l'écran plusieurs lignes de texte ou de calcul. Certaines calculatrices graphiques ont des écrans couleur.

Calculatrice graphique classpad 300.

Les premiers modèles[modifier | modifier le code]

Années 1980-1989[modifier | modifier le code]

La première calculatrice graphique a été introduite en 1985 par Casio, avec la FX-7000G[1],[2].

Il y a eu ensuite :

  • la HP-28 (1987)[3], la HP-48SX (1990), la HP-48S (1991), la HP-48G/GX (1994), la HP-38G (1995), la HP-39G (199x), la HP-40G (199x), la HP-49G (1999), et les HP-49G Plus (2004) et HP-48GII (2003) du côté HP,
  • la FX-8500g (une FX-8000g avec plus de mémoire) et la FX-7500g (qui se refermait comme un poudrier) du côté de chez Casio.

Années 1990-1999[modifier | modifier le code]

À partir de 1992, la société Texas Instruments a elle aussi diffusé des calculatrices graphiques, en commençant par la TI-81[4]. Une partie des nouvelles calculatrices Texas Instruments sont des évolutions de ce modèle, avec entre autres plus de mémoire vive : la TI-82, la TI-83, la TI-83 Plus, et la TI-84 Plus. D'autres modèles ont été conçus spécifiquement pour les élèves de 10 à 14 ans : la TI-80, la TI-73, et la TI-73 Explorer. Deux modèles étaient plus particulièrement destinés aux ingénieurs : la TI-85, puis la TI-86, une évolution de cette dernière.

Texas Instruments diffuse également toute une gamme de calculatrices adaptées à l'analyse et l'algèbre, et disposant d'un puissant logiciel de calcul formel : la TI-92 (le modèle originel, sorti en 1995, disposant d'un grand écran et d'un clavier QWERTY), la TI-92 Plus (1998), la TI-89 (sortie en 1998, elle dispose des mêmes fonctionnalités que la TI-92 Plus, mais son boîtier est plus petit), la TI-89 Titanium. La Voyage 200, très complète, reprend toutes les caractéristiques de la TI-92 Plus, dans un boîtier au design plus moderne sans pour autant apporter de nouvelles fonctionnalités ou de nouvelles technologies depuis la première TI-92 (1995). La dernière-née de Texas Instruments, la TI-Nspire (2007), est axée sur la pédagogie.

Casio produit également une gamme de calculatrices graphiques, actuellement produite sous le nom Graph xxx en Europe (anciennement cfx ****) elle se compose d'une dizaine de modèles de la Graph 25 jusqu'à la Graph 100+. Le dernier modèle produit, la ClassPad 300 est la première calculatrice à mettre en œuvre un écran tactile (si l'on excepte toutefois la discrète SHARP EL-9600, produite en 1997, machine graphique plus modeste mais déjà pourvue d'écran tactile et d'un stylet permettant de la piloter efficacement).

Fraude à la calculatrice[modifier | modifier le code]

Avec l'arrivée de calculatrices graphiques de plus en plus puissantes depuis le début des années 90, un nouveau type de fraude est né en France, échappant à tout contrôle. La mémoire de ces machines devenant de plus en plus importante, il est possible pour les élèves de rentrer des cours entiers. De plus, en France, ce type de fraude n'est pas encore sanctionnable lors d'examens officiels comme le baccalauréat. Les données contenues dans les mémoires des calculatrices étant assimilées à des fichiers informatiques, surveillants, professeurs et examinateurs ne peuvent pas y accéder ni même effacer le contenu.

La seule parade étant alors l'interdiction pure et simple de toute calculatrice lorsque celle-ci n'est pas absolument nécessaire. Elle est donc systématiquement interdite à tout examen ou concours de l'enseignement scolaire dans certaines disciplines (comme le Français ou l'Histoire et la Géographie). Dans les disciplines où elles ne sont pas expressément interdites (comme les mathématiques ou la physique-chimie), la page de garde des sujets doit impérativement mentionner si elles sont autorisées ou interdites.

Toutefois l'Éducation nationale met progressivement en place l'obligation d'un "mode examen" pour toutes les calculatrices graphiques[5] pour le passage d'examens ou concours scolaires. Ainsi, à partir de la session 2018 du baccalauréat par exemple, seules les calculatrices non programmables (calculatrice niveau collège par exemple) ou les calculatrices programmables disposant de ce mode seront autorisées. Le mode examen a pour but de bloquer (temporairement ou définitivement) l'accès aux données personnelles enregistrées dans la calculatrice (ou de les effacer définitivement). Un témoin lumineux clignotant permettra d'informer les surveillants qu'il est activé. Il devra être irréversible pendant toute la durée de l'épreuve, c'est-à-dire que seule une connexion physique par câble sur un ordinateur ou une autre calculatrice permettra la sortie de ce mode. Bien entendu, le mode examen aura pour effet de bloquer toute transmission de données (wifi, Bluetooth, ou tout mode de communication à distance quel qu'il soit)

Dans la pratique, à partir de la session 2018 du bac, dans les épreuves où le sujet autorise l'usage de la calculatrice, le candidat ne pourra et ne devra activer le mode examen pendant toute la durée de l'épreuve que sur instruction du surveillant de la salle. Les autres modalités d'usage de la calculatrice resteront inchangées : prêt de machine entre les candidats interdit, une seule machine autorisée par table. (En cas de panne le candidat pourra toujours demander aux surveillants l'autorisation de changer de machine).

Reste à savoir si les fraudeurs ne vont pas trouver une parade contournant le mode examen.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. CASIO fx-7000G, sur le site datamath.org
  2. Casio fx-7000G, sur le site rskey.org
  3. HP-48S/SX, sur le site hpmuseum.org
  4. Texas Instruments TI-81, sur le site datamath.org
  5. « Examens et concours » (consulté le 30 septembre 2015)