Uni Coopération financière

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Uni Coopération financière
logo de Uni Coopération financière

Logo des Caisses populaires acadiennes

Création
Personnages clés Martin J. Légère
Forme juridique Coopérative
Slogan Plus haut, plus loin, ensemble
Siège social Drapeau du Canada Caraquet (Canada)
Direction Camille Thériault
Sociétaires 200 000
Produits Épargne, crédit, assurance, placement
Sociétés sœurs Assomption Vie, Caisses Desjardins
Filiales Acadie Vie, Assurances générales Acadie, Avie, Placements Acadie
Effectif 1200
Site web http://www.acadie.com/
Fonds propres 319 834 000 $ CAD en augmentation

Uni Coopération financière est la marque de commerce des Caisses populaires acadiennes, un regroupement de caisses populaires néo-brunswickoises (Canada), présent principalement en région acadienne et dont le siège social est situé à Caraquet.

Le mouvement est fondé le à la suite de la séparation de la New Brunswick Credit Union League en deux groupes distincts, qui lui-même découle de la popularité du mouvement d'Antigonish initié en Nouvelle-Écosse en 1930. Le succès du mouvement s'expliquerait par la situation économique catastrophique durant la Grande Dépression, la situation minoritaire des Acadiens et de l'implication de ses promoteurs, notamment Livain Chiasson ainsi que Martin J. Légère, son premier président. Quoi qu'il en soit, la croissance soutenue du mouvement, qui a su s'adapter à l'évolution du marché et des technologies, en fait désormais la principale institution financière et l'un des principaux employeurs du Nouveau-Brunswick, tout en permettant à la population de s'impliquer dans le développement de son économie. Son président actuel est Camille Thériault.

Le Mouvement comprend la fédération des caisses populaires acadiennes, des institutions de soutien ainsi que des filiales et des partenariats d'investissement et d'assurances. La fédération compte 22 caisses populaires regroupant 82 points de service[RA 1]. Elle a des ententes avec plusieurs coopératives, notamment le Mouvement des Caisses Desjardins du Québec, qui a joué un rôle important dans son évolution.

En 2010, le mouvement comptait 200 000 membres et un actif de près de 3,0 milliards de dollars (2,2 milliards d'euros) alors que les ristournes s'élevaient à plus de 3,6 millions $ (2,7 millions €)[RA 2]. Le mouvement s'implique dans la communauté, principalement dans le domaine de l'éducation, et a donné près de 1,9 million $ (1,4 million €) en 2010 sous forme de bourses, de dons et de commandites[RA 3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Première Guerre mondiale, les Acadiens sont surtout présents dans des activités économiques traditionnelles comme la pêche et l'agriculture. Il y a peu d'entreprises et la finance est contrôlée par des anglophones[1]. La première banque des fermiers est fondée à l'Île-du-Prince-Édouard en 1859[1]. De nombreuses coopératives sont fondées par la suite, notamment une de pêcheurs à Chéticamp, en Nouvelle-Écosse, en 1915, qui cause l'hostilité de certains marchands[2]. Une première caisse populaire est fondée à Richibouctou la même année, s'inspirant des Caisses Desjardins du Québec ; celle-ci et une autre fondée en 1917 n'ont pourtant pas de succès[3].

La situation précaire des pêcheurs pousse le gouvernement fédéral à lancer une commission royale d'enquête, la Commission McLean, en 1927. De nombreuses solutions sont proposées par les pêcheurs alors qu'eux-mêmes organisent des cercles d'études et des associations. Le rapport de la commission, publié deux ans plus tard, propose notamment la création d'un système d'éducation aux adultes et d'une aide financière pour s'organiser[2]. Les Acadiens, déjà appauvris lors de l'entre-deux-guerre, sont très touchés par la Grande Dépression de 1929[4]. Tous les secteurs de l'économie sont perturbés[5] et les effets de la crise se ressentent jusque vers 1941[4].

Le gouvernement fédéral réagit finalement aux recommandations de la commission d'enquête en 1930[2]. Le mouvement d'Antigonish, lancé la même année par l'Université Saint-Francis-Xavier, est fortement influencé par celui de théologie sociale des années 1920. Il propose une réforme rurale par l'éducation collective, à laquelle participent divers secteurs de l'économie, sans oublier le rôle important du clergé et des femmes[6]. Les cercles d'études sont très populaires[5]. Plusieurs publications y sont distribuées et l'information circule aussi dans des médias comme L'Évangéline, qui présentent la coopération comme le seul moyen de répartir la richesse[5]. Chez les Acadiens du Nouveau-Brunswick, le nombre de cercles d'études passe de 200 en 1936 à 744 en 1941, et comptent 7 000 membres. La personnalité la plus importante du mouvement y est Livain Chiasson. Les agronomes font eux aussi la promotion de la coopération au sein de cercles de fermiers et de sociétés agricoles et ce sont eux qui demandent en 1935 l'adoption d'une loi permettant la création de caisses populaires. Selon Jean Daigle, le succès des coopératives est dû non seulement à la situation économique catastrophique et à l'implication de ses promoteurs mais surtout à la situation minoritaire des Acadiens[7].

Premières années[modifier | modifier le code]

Réplique de la Caisse populaire de Petit-Rocher, au Village historique acadien.

En 1936, la Loi sur les caisses populaires instaure la division des Caisses populaires au sein du Ministère de l'Agriculture au Nouveau-Brunswick[8]. La plus ancienne caisse populaire encore existante est fondée à Petit-Rocher en décembre de la même année. Soixante caisses populaires et 78 credit unions sont fondés jusqu'en 1941. En fait, la coopération a plus de succès au Nouveau-Brunswick qu'en Nouvelle-Écosse, d'où est pourtant originaire le mouvement d'Antigonish[9]. La New Brunswick Credit Union League est mise sur pied en 1938 ; elle vise à offrir des services comme l'amélioration de la gérance, la tenue de livres, l'achat de matériel et l'établissement de polices d'assurances tout en faisant la promotion de la coopération et en représentant les caisses. La ligue cherche à regrouper toutes les caisses de la province et un comité d'éducation est mis sur pied en 1941. Entre 1941 et 1944, le débat perdure sur l'affiliation à la Credit Union National Association (CUNA) américaine ; des membres soutiennent que cette affiliation serait avantageuse pour le programme d'assurance de la CUNA. En effet, les prêts et les épargnes sont alors couverts par une assurance de la CUNA Mutual, qui oblige ses caisses membres à payer une cotisation pour pouvoir avoir accès à l'assurance[10]. Les réunions de la ligue ont surtout lieu en anglais, causant un problème pour les Acadiens, qui sont francophones, alors qu'aucun d'entre eux n'accède à un poste important. En janvier 1945, une réunion de la New Brunswick Credit Union League a lieu à l'Université Sacré-Cœur de Bathurst, où la création d'une ligue avec deux sections, l'une anglophone et l'autre francophone, est décidée. L'assemblée annuelle a lieu le 2 juillet de la même année mais celle-ci est boycottée par la section francophone.

Le premier siège social de Caraquet.

La Fédération des Caisses populaires acadiennes est mise sur pied lors d'une réunion à l'Université Sacré-Cœur le 31 juillet 1945 ; sa charte est émise le . Il y a alors 86 caisses[9]. La caisse centrale ouvre ses portes à Caraquet en 1947. La même année, Martin J. Légère devient le premier président, poste qu'il conserve jusqu'en 1981. En désaccord avec l'exigence de la CUNA, la fédération parvient en 1948 à faire adopter par l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick la loi incorporant la Société d'assurance des Caisses populaires acadiennes (SACPA), appartenant à la fédération et à d'autres coopératives. Elle est uniquement présente dans l'assurance collective universelle sur les épargnes et les prêts des membres ainsi que sur les parts des caisses.

Expansion[modifier | modifier le code]

Le deuxième siège social.

La Caisse populaire de Caraquet est la première à émettre un chèque en 1950[8]. L'Union coopérative acadienne est fondée en 1955 ; elle devient le Conseil acadien de la coopération en 1980[8]. Un nouveau siège social est inauguré en 1955 à Caraquet[8]. Les dépôts à terme sont instaurés en 1965[8]. Un premier logotype est adopté en 1973[8].

La coopération avec les Caisses Desjardins devient plus importante à partir de 1966, lors du perfectionnement du personnel et de l'harmonisation de la gestion comptable[11]. Les Services Unis de Vérification et d'Inspection sont d'ailleurs mis sur pied en 1974[8]. La coopération s'intensifie ensuite alors que le système d'opération de caisse (SOC), permettant de gérer électroniquement les opérations, est mis sur pied en 1976 – la caisse de Lamèque est la première à l'utiliser l'année suivante –, que les Caisses populaires acadiennes sont reliées au réseau des Caisses Desjardins et qu'elles deviennent un membre associé de la Caisse centrale Desjardins en 1981[8]. L'Office de stabilisation de la Fédération des caisses populaires acadiennes ltée est mis sur pied en 1978[8]. La carte de débit La Populaire est introduite en 1988, au moment où le premier guichet automatique est installé à Edmundston et que le réseau est branché à Interac[8]. Cette coopération avec le Mouvement Desjardins culmine en 1990 par la signature d'une première entente d'affiliation[11].

Le Mouvement poursuit entretemps son évolution et la phase I de la Place de l'Acadie, le siège social actuel, est inaugurée en 1978[8]. L'Institut de coopération acadien ltée est fondé la même année[8]. En 1980, la SACPA se lance dans le domaine des rentes viagères[10]. En 1982, une assurance-vie individuelle est mise sur pied[10]. La fondation des caisses populaires acadiennes est créée en 1983[12]. Le régime de pension des employés est reprise des mains d'Assomption Vie en 1986[10]. La phase II de la Place de l'Acadie est inaugurée en 1989[8]. La même année, la fédération des caisses populaires devient la première institution financière de la province à instaurer un système de paiement direct avec une carte bancaire[8]. La Financière Acadie, regroupant les différents produits financiers complémentaires, est formée en 1994[13]. La Société d'assurance-dépôts des Caisses populaires et Credit Unions du Nouveau-Brunswick est créée la même année[8].

L'édifice Martin-J.-Légère, anciennement la Place de l'Acadie, abritant le siège social depuis 1978.

Durant les années 1990, le phénomène de mondialisation incite plusieurs banques étrangères à investir au Canada et en 1997, la Banque Royale et la Banque de Montréal proposent même une fusion afin de rester compétitives[11]. Cette situation, s'ajoutant à plusieurs facteurs comme l'arrivée de nouvelles technologies et à la nature avant tout locale des affaires d'une caisse populaire, provoque un changement dans la stratégie de coopératives comme le Mouvement des caisses populaires acadiennes[11]. La structure organisationnelle actuelle est ainsi mise en place en place en 1995, séparant le mouvement en un bloc coopératif et un nouveau bloc corporatif[8]. La Société de services Acadie, le Centre de services Acadie et Services financiers Acadie sont aussi mis en place. De plus, le premier fonds mutuel de placements gérés en Acadie est créée avec la fondation du Fonds de placement Acadie[8]. La SACPA prend le nom d'Acadie Vie en 1996, tout en adoptant le logo du Mouvement[10]. Une régime d'assurance-vie facultative sur les prêts est instauré la même année[10]. Une nouvelle image corporative est également adoptée, à l'occasion du cinquantième anniversaire[8]. La phase III de la Place de l'Acadie est inaugurée en 1997[8]. Acadie Vie diversifie ses assurance-invalidité la même année[10]. Le site web officiel, Acadie.com, est lancé en 1998, de même que le portail Acadie.net[8]. Placement Acadie est mis sur pied en 1998[13]. Acadie Vie est démutualisée en 1999, devenant une entreprise dont le seul actionnaire est la fédération[10]. Promenade Acadie, un site de magasinage en ligne, est lancé en 2000[8]. Le slogan « Plus loin, plus haut, ensemble » est adopté en 2004[8]. Assurances générales Acadie est fondée en 2005 mais commence ses opérations deux ans plus tard[13]. En 2006, la Place de l'Acadie est renommée l'édifice Martin-J.-Légère, à l'occasion du 60e anniversaire du mouvement[8]. La Caisse populaire de Shippagan réintègre le mouvement en 2007[8]. AVIE est créé en 2008. Un premier bureau d'Assurances générales Acadie est ouvert la même année à Tracadie-Sheila[8]. Une réplique de la première caisse populaire de Petit-Rocher est construite au Village historique acadien en 2009[8]. Les services mobiles sont lancés en 2010[8]. En mai 2016, le mouvement prend le nom d'Uni Coopération financière et un nouveau logo est choisi.

Organisation[modifier | modifier le code]

Le Mouvement se donne comme mission d'améliorer la qualité de vie de ses membres et de contribuer à l'auto-suffisance socio-économique des Acadiens du Nouveau-Brunswick tout en respectant la langue française et les valeurs coopératives[14]. Sa vision est que la Caisse populaire est l'institution financière privilégiant le plus la coopération tout en accordant de l'importance à ses membres et leurs besoins. Pour ces raisons, elle affirme avoir comme valeurs la solidarité dans l'action, dans l'effort et avec le milieu, la fierté d'appartenance, l'égalité dans le pouvoir de décision, l'équité dans l'avoir et le partage ainsi que le respect de la personne humaine et de l'environnement.

Membres et caisses[modifier | modifier le code]

Carte des caisses populaires acadiennes. Les cercles plus gros représentent le siège social d'une caisse et les plus petits un point de service. L'étoile représente le siège social du mouvement, à Caraquet.

La Fédération des caisses populaires acadiennes comptait près de 202 000 membres en 2011[15], sur les 279 000 personnes membres d'une caisse populaire au Nouveau-Brunswick[16]. Il y a 22 caisses populaires opérant 82 points de service[RA 1] et 121 guichets automatiques[RA 4]; à titre de comparaison, la Credit Union Central of New Brunswick, regroupant les autres caisses populaires de la province, compte 35 caisses[17]. Les caisses sont organisées en trois régions: Nord-ouest, Nord-est et Sud-est[RA 5].

Organisation des Caisses populaires acadiennes
Régions Caisses Nombre de membres (2011)

[15]

Nord-ouest La Vallée de l'Érable, Madawaska, Restigouche, Trois-Rives 57 987
Nord-est Acadie, Beresford, Chaleur, Des îles, Fondateurs, Le Lien d'or, Néguac, Sheila, Shippagan, Tracadie 77 533
Sud-est Baie-Sainte-Anne, Beauséjour, Dieppe-Memramcook, Kent-Centre, Kent-Nord, Kent-Sud, Notre-Dame-de-Grâce, Sud-Est 66 486

Selon une étude de Léger Marketing datant de 1996, 70,3 % des francophones du Nouveau-Brunswick faisaient affaire avec au moins une caisse populaire acadiennes et 61,3 % faisaient affaire principalement avec l'une d'elles[11]. Le principal concurrent du Mouvement était alors la Banque nationale, avec 12,7 % des francophones, suivi de la Banque Royale (5,6 %), de la Banque de Montréal (5,3 %), de la Caisse populaire de Shippagan – faisant désormais partie du Mouvement – (5,0 %), de la Banque Scotia (3,7 %) et d'autres institutions (moins de 2,0 % chacune)[11].

Au fil des ans, plusieurs caisses ont été fusionnées. De plus, au cours des années 2000, le nombre de clients demandant un service au comptoir a baissé de 30 %, le nombre de membres utilisant les guichets automatiques a baissé de 20 % alors qu'il y a eu 2200 % d'augmentation de l'utilisation des services sur internet[18]. Cette situation force la fermeture d'une vingtaine de points de services en 2011 et 2012[18]. De plus, le Nord perd des habitants au profit du Sud, ce qui devrait avoir une influence sur les services offerts et l'organisation[RA 6].

Évolution du nombre de caisses[11]
1998 2003-2006 2007 2008 2009 2010
Nombre de caisses 32 33 34 29 25 22
Nombre de points de services 85 85 86 86 84 82
Évolution du nombre de membres[11]
1970 1990 2011
100 000 185 000 202 000

Organigramme[modifier | modifier le code]

Organigramme du Mouvement des caisses populaires acadiennes
  • Membres
  • Caisses
    • Bloc coopératif
      • Fédération des caisses populaires acadiennes
        • Institutions de soutien
          • Conseil acadien de la coopération
          • Fondation des caisses populaires acadiennes
          • Office de stabilisation de la Fédération des caisses populaires acadiennes
    • Bloc corporatif
      • Financière Acadie
        • Acadie Vie
        • Assurance générale Acadie
        • AVie
        • Placement Acadie
      • Services financiers Acadie
        • Centre de services Acadie
        • Service unis de vérification et d'inspection

Le Mouvement des caisses populaires acadiennes est séparé en un bloc coopératif et un bloc corporatif. Sa composante principale est la Fédération des caisses populaires acadiennes.

Le bloc coopératif comprend la Fédération des caisses populaires acadiennes. Elle compte trois institutions de soutien: le Conseil acadien de la coopération, la Fondation des caisses populaires acadiennes et l'Office de stabilisation de la Fédération des caisses populaires acadiennes. Le Conseil acadien de la coopération a pour mandat de représenter les caisses populaires, de favoriser le rapprochement entre les coopératives de tous les milieux et favoriser le développement d'entreprises. La Fondation des caisses populaires acadiennes a pour but de soutenir le développement de l'éducation. L'Office de stabilisation de la Fédération des caisses populaires acadiennes administre un fonds de sécurité et d'entraide destiné aux caisses en difficulté. Il s'assure du respect de la loi et des règlements, de la vérification et de l'inspection et finalement favorise de saines pratiques administratives. Il contribue finalement à la Société d'assurance-dépôts des Caisses populaires du Nouveau-Brunswick.

Le bloc corporatif comprend deux secteurs, la Société de service Acadie et la Financière Acadie. La Société de Service Acadie est elle-même formée du Centre de service Acadie et du Service unis de vérification et d'inspection. La Financière Acadie est quant à elle formée d'Acadie Vie, d'Assurances générales Acadie, d'Avie, de Placements Acadie et des Services financiers Acadie.

Le Centre de services Acadie offre le service de gestion électronique, effectue le traitement des chèques, offre le centre de traitement pour le Centre de financement du réseau des Caisses populaires acadiennes, offre le centre de traitement pour le DRD (dépôts et retraits directs), offre le service d'Enregistrement des biens personnels et effectue la gestion des dossiers d'assurances-titres. Le Service unis de vérification et d'inspection fournit un service de vérification externe aux Caisses populaires et coopératives membre du mouvement, un service d'inspection et certain services conseils[13].

Acadie Vie offre des produits d'assurance, de placements et des services financiers personnalisés à ses membres. Assurances générales Acadie offre aussi des assurances automobile, habitation et commerciale aux membres ou des clients extérieurs. Avie est un partenariat entre Acadie Vie et Assomption Vie, une autre grande entreprise d'assurances acadienne. Placements Acadie gère les investissements du mouvement et de ses membres. Les Services financiers Acadie est un Courtier à exercice restreint, s'occupant surtout de la distribution des unités de fonds mutuels au sein de la fédération[13].

Le Mouvement est l'un des actionnaires de la coopérative d'assurance The Co-operators et gère trois de ses succursales[11]. Il a également des ententes avec d'autres coopératives comme le Mouvement des Caisses Desjardins et Co-op Atlantique[8],[11]. Le principal partenaire est en fait le Mouvement des Caisses Desjardins et le Mouvement des caisses populaires acadiennes et membre de la Confédération des Caisses Desjardins[11].

Administration[modifier | modifier le code]

Le siège social du Mouvement est situé à Caraquet, dans l'édifice Martin-J.-Légère. Le mouvement est présidé par un conseil exécutif, dont le président et chef de la direction est Camille Thériault depuis 2004[12]. Les employés et institutions sont regroupés sous deux vice-présidences – Finances et Opérations – regroupant elles-mêmes huit divisions chacune[12]. Les membres sont propriétaires de leur caisse et ont un droit de vote lors de l'assemblée annuelle. Les membres y élisent 350 administrateurs[RA 4], formant à leur tour le Conseil d’administration de la Fédération des caisses populaires acadiennes, formé de douze membres et présidé par Brian L. Comeau.

Le mouvement compte en tout près de 1 200 employés totalisant une masse salariale de 60 millions $[RA 7], en faisant l'un des dix principaux employeurs privés de la province[19]; à titre de comparaison, la Credit Union Central of New Brunswick comptait 362 employés en 2009[17].

Le mouvement est classé parmi l'une des 101 meilleures entreprises dans les provinces de l'Atlantique depuis 2008 par le magazine Progress-Progrès, 7e en tenant compte de l'ensemble des points notés, 6e pour ce qui est du développement durable et de la gouvernance et 3e pour l'expérience client[pertinence contestée][RA 7]. Son président, Camille Thériault, a été nommé meilleur chef d'entreprise des provinces de l'Atlantique en 2009, par l'Atlantic Business Magazine[pertinence contestée][20][réf. insuffisante].

Bilan financier[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

L'actif reste bas au fil des premières décennies d'existence, ne dépassant pas le cap du 100 million de dollars avant 1975[11]. Il augmente ensuite rapidement, atteignant déjà 400 millions $ en 1980, 1 milliards $ en 1992, 1,4 milliards $ en 1995 et 2 milliards $ en 2004[11],[8].

Données financières 2003-2010 (Mouvement)
en milliers de dollars canadiens
2010[RA 2] 2009[20] 2008[21] 2007[22] 2006[23] 2005[24] 2004[25] 2003[26] 2002[26]
Revenu net d'intérêt 111 940 104 764 101 246 101 396 93 283 84 784 78 494 76 962 70 635
Autres revenus 55 489 50 356 50 050 49 064 42 249 42 102 38 399
Trop-perçus avant impôt, ristournes... 35 934 36 007 21 067 27 669 21 346 23 540 20 935 23 299 16 938
Ristournes aux membres 3 640 2 784 1 850 6 806 5 446 7 187 5 720
Actif 2 980 067 2 875 144 2 794 097 2 664 467 2 390 975 2 267 222 2 130 116 1 968 640 1 873 890
Capitaux propres 319 834 289 633 281 274 250 703 228 061 215 069 199 717 183 395 169 711
Données financières 2003-2010 (Fédération)
en milliers de dollars canadiens
2010[RA 2] 2009[20] 2008[21] 2007[22] 2006[23] 2005[24] 2004[25] 2003[26] 2002[26]
Revenus 63 107 64 269 66 511 63 582 59 144 51 824 47 036 46 172 42 419
Trop-perçus avant impôt, ristournes... 12 373 3 880 5 193 3 949 3 469 2 834 2 360 2 239 2 022
Actif 604 726 589 912 560 814 545 226 483 770 448 132 408 395 365 806 356 502
Capitaux propres 32 603 22 714 22 771 25 625 27 629 24 848 22 518 20 860 19 688
Ristournes aux caisses 943 1 278 817 1 242 2 224 1 631 1 512

Situation en 2010 et prévisions pour 2011[modifier | modifier le code]

En 2010, le Mouvement des caisses populaires acadiennes avait un actif de près de 3,0 milliard de dollars, en hausse de 3,6 % depuis 2009[RA 2]; à titre de comparaison, la Credit Union Central of New Brunswick a un actif de 800 millions de dollars en 2009[17]. Selon un communiqué, le troisième milliard est atteint au cours de l'année 2010[27]. Les ristournes aux membres s'élevaient à 3,6 millions de dollars en 2010, en hausse de 30,7 % depuis 2009[RA 2]. Les caisses populaires Les Trois-Rives et Acadie arrivent respectivement en 79e et en 87e position au Canada – excepté le Québec – en 2010, dépassées au Nouveau-Brunswick uniquement par la Bayview Credit Union, membre de la Credit Union Central of New Brunswick. Les prêts aux entreprises s'élevaient à 693 millions $ en 2010[RA 4]. Le Mouvement a payé 4,9 millions $ d'impôt en 2010[RA 4].

Produits et services[modifier | modifier le code]

Particuliers[modifier | modifier le code]

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La succursale d'Atholville.

Les caisses offrent[réf. nécessaire] des comptes chèques, des comptes d'épargne et des comptes réservés aux jeunes de moins de 25 ans ou aux étudiants dans des domaines d'études spécifiques, en plus de la caisse scolaire. Des frais de services sont exigés pour la plupart des transactions. La pertinence des frais de service a plusieurs fois été remise en doute au Canada[28] mais le mouvement affirme qu'ils sont nécessaires afin de pouvoir offrir un service de qualité. Toute personne montrant une carte d'identité peut ouvrir un compte, moyennant le dépôt d'une ou plusieurs parts sociales de cinq dollars[pertinence contestée]. Une ristourne est versée annuellement aux membres s'il y a un excédent.

La carte de débit La Populaire permet aux membres d'accéder à leur compte dans l'un des guichets de la fédération ou sur le service en ligne AccèsD. Elle permet d'acheter ou de retirer de l'argent chez près d'un demi million de marchands au Canada affiliés au réseau Interac et 1,5 million de marchands affiliés au réseau NYCE aux États-Unis[pertinence contestée]. Elle permet aussi de faire un retrait dans 55 000 guichets au Canada et plus d'un million affiliés au réseau Plus dans le monde.

La carte de crédit VISA est offerte[réf. nécessaire] aux membres, en partenariat avec les Caisses Desjardins. Les caisses propose divers types de prêts automobiles ou pour véhicules récréatifs, de prêts hypothécaires, de prêts REER, de prêts personnels et de marges de crédit, dont certaines spécifiquement pour les étudiants.

Les caisses offrent différents types de placements, le CELI, des placements liés aux études (REEE et REEP), le REER et d'autres produits de revenu de retraite.

Entreprises[modifier | modifier le code]

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Les caisses offrent un compte d'opérations de base aux entreprises, ainsi qu'un compte entreprise à rendement croissant, c'est-à-dire avec intérêts. Des services de dépôt direct et, pour les entreprises percevant régulièrement des sommes à leur clients, de retrait direct sont aussi disponibles. Il y a également un Service informatisé de perception de comptes (SIPC) et, en complément, un service d'encaissement par boîte postale[pertinence contestée].

Les entreprises peuvent bénéficier du service AccèsD Affaires et de l'AccordD. La carte de crédit VISA leur est également offerte, en partenariat avec les Caisses Desjardins.

Les caisses populaires acadiennes offre également des services de comptabilité, soit un service de paie ainsi que la gestion des comptes-clients et des comptes fournisseurs. Il y a finalement un REER collectif.

Les caisses populaires collaborent avec les gouvernements afin d'offrir aux entreprises le Programme de garantie de prêts pour petites entreprises (PGPPE) et le Compte Agri-investissement. Les entreprises peuvent également bénéficier d'épargnes à terme ou d'épargnes à terme indicielles[pertinence contestée].

Implication communautaire[modifier | modifier le code]

En 1975, la fédération s'implique dans le sauvetage du journal L'Évangéline en fondant les Œuvres de presse acadiennes avec la Société nationale de l'Acadie[29].

Les caisses populaires acadiennes contribuent financièrement à la fondation de la Chaire des caisses populaires acadiennes en gestion des coopératives de l'Université de Moncton en 1990[30].

En 1998, afin de souligner son jubilé d'or (cinquantième anniversaire), Acadie Vie lance le Prix littéraire Antonine-Maillet-Acadie Vie[pertinence contestée]. La bourse Richard-Savoie est créée la même année, peu après la mort de ce dernier[pertinence contestée].

L'organisme commandite de nombreux événements. La fédération ainsi que la Société d'Assurance des Caisses populaires acadiennes deviennent le commanditaire principal des Jeux de l'Acadie en 1987. En 1999, l'organisation commandite le Village de la Francophonie à Dieppe, en marge du VIIIe Sommet de la Francophonie[8]. Sa plus grande commandite a lieu lors des Jeux d'hiver du Canada de Bathurst et Campbellton, en 2003[8].

En 1996, le cinquantième anniversaire de l'organisation est souligné par l'adoption d'une nouvelle image corporative et par l'acquisition de la Collection du 50e, une série d'œuvres d'art contemporain soulignant les événements marquants de l'histoire de l'Acadie. En 2002, le mouvement reçoit un Prix Éloizes en commémoration de son soutien aux arts et à la culture acadienne.

En 2003, le mouvement achète une collection de dix tableaux intitulés Les Légendes de l'Acadie, de Michel Dugay[pertinence contestée]. L'année suivante, à l'occasion du 400e anniversaire de l'Acadie, la collection est exposée dans différentes caisses du réseau[pertinence contestée].

Présidents[modifier | modifier le code]

Liste des présidents de la Fédération des Caisses populaires acadiennes
Rang Nom Entrée en fonction
1er Martin J. Légère 1947
2e Richard Savoie 1981
3e Raymond Gionet 1989
4e Gilles Lepage 1994
5e Camille Thériault 2004

Références[modifier | modifier le code]

Rapport annuel du Mouvement des caisses populaires acadiennes 
  • Mouvement des caisses populaires acadiennes, Rapport annuel 2010, Caraquet, , 83 p. (lire en ligne [PDF])
  1. a et b p. 8
  2. a, b, c, d et e p. 11
  3. p. 22
  4. a, b, c et d p. 2
  5. p. 9
  6. p. 14
  7. a et b p. 10
Autres références
  1. a et b Pierre Marcel Desjardins, Michel Deslierres, Ronald C. Leblanc et Jean Daigle (dir.), L'Acadie des Maritimes : études thématiques des débuts à nos jours, Moncton, Centre d'études acadiennes, Université de Moncton, (ISBN 2921166062), partie 5, « Les Acadiens et l'économique: de la colonisation à 1960 », p. 242.
  2. a, b et c Nicolas Landry et Nicole Lang, Histoire de l'Acadie, Sillery, Les éditions du Septentrion, (ISBN 2-89448-177-2), p. 252-254.
  3. Desjardins, Deslierres et Leblanc (1993), op. cit., p. 243.
  4. a et b Landry et Lang (2001), op. cit., p. 262-264.
  5. a, b et c « Historique (caisses) » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Caisses populaires acadiennes, consulté le 20 juin 2010
  6. Landry et Lang (2001), op. cit., p. 254-255.
  7. Desjardins, Deslierres et Leblanc (1993), op. cit., p. 244.
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad et ae « Quelques jalons historiques importants » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Caisses populaires acadiennes, consulté le 20 juin 2010
  9. a et b Léon Thériault et Jean Daigle (dir.), L'Acadie des Maritimes : études thématiques des débuts à nos jours, Moncton, Centre d'études acadiennes, Université de Moncton, (ISBN 2921166062), partie 2, « L'Acadie de 1763 à 1990, synthèse historique », p. 76.
  10. a, b, c, d, e, f, g et h « Historique (assurances) » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Caisses populaires acadiennes, consulté le 27 février 2011
  11. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Pierre-Marcel Desjardins et Guy Robinson, Globalisation et nouvelles technologies de l'information et des communications : le cas du mouvement des caisses populaires acadiennes, Moncton, Chaire des caisses populaires acadiennes en gestion des coopératives, (ISBN 2-921849-06-2, lire en ligne)
  12. a, b et c « Bloc coopératif » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Caisses populaires acadiennes, consulté le 26 février 2011
  13. a, b, c, d et e « Bloc corporatif » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Caisses populaires acadiennes, consulté le 26 février 2011
  14. « Ouvrir un compte particulier et devenir membre » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Caisses populaires acadiennes, consulté le 29 novembre 2011
  15. a et b « Membres » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Caisses populaires acadiennes, consulté le 26 février 2011
  16. « Rapport annuel 2009 », sur Société d'assurance-dépôts des caisses populaires du Nouveau-Brunswick (consulté le 12 avril 2011)
  17. a, b et c (en) « 2009 Annual Report », sur Credit Union Central of New Brunswick (consulté le 12 avril 2011)
  18. a et b Radio-Canada, « Des Caisses populaires acadiennes vont se rétrécir », Radio-Canada Nouvelles,‎ (lire en ligne)
  19. « Les industries de pointe au Nouveau-Brunswick » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Entreprises Nouveau-Brunswick, consulté le 12 avril 2011
  20. a, b et c Mouvement des caisses populaires acadiennes, Rapport annuel 2009, Caraquet, , 88 p. (lire en ligne [PDF])
  21. a et b Mouvement des caisses populaires acadiennes, Rapport annuel 2008, Caraquet, , 88 p. (lire en ligne [PDF])
  22. a et b Mouvement des caisses populaires acadiennes, Rapport annuel 2007, Caraquet, , 88 p. (lire en ligne [PDF])
  23. a et b Mouvement des caisses populaires acadiennes, Rapport annuel 2006, Caraquet, , 88 p. (lire en ligne [PDF])
  24. a et b Mouvement des caisses populaires acadiennes, Rapport annuel 2005, Caraquet, , 88 p. (lire en ligne [PDF])
  25. a et b Mouvement des caisses populaires acadiennes, Rapport annuel 2004, Caraquet, , 88 p. (lire en ligne [PDF])
  26. a, b, c et d Mouvement des caisses populaires acadiennes, Rapport annuel 2003, Caraquet, , 88 p. (lire en ligne [PDF])
  27. « Les Caisses populaires acadiennes atteignent le plateau des 3 milliards $ d’actif » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Caisses populaires acadiennes, consulté le 22 novembre 2011
  28. Radio-Canada, « Les Canadiens plutôt résignés à l'augmentation des frais bancaires », Radio-Canada Nouvelles,‎ (lire en ligne)
  29. Gérald Beaulieu et Jean Daigle (dir.), L'Acadie des Maritimes : études thématiques des débuts à nos jours, Moncton, Centre d'études acadiennes, Université de Moncton, (ISBN 2921166062), partie 12, « Les médias en Acadie », p. 528.
  30. « Chaire des caisses populaires acadiennes en gestion des coopératives », sur Université de Moncton (consulté le 22 novembre 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Martin J. Légère, Mémoires : un demi-siècle au service de l'Acadie, Moncton, Éditions d'Acadie, , 296 p. (ISBN 9782896271818)
  • La collection du 50e : 1946-1996, Caraquet, Fédération des caisses populaires acadiennes,
  • Jean Daigle, Une force qui nous appartient : la Fédération des caisses populaires acadiennes, 1936-1986, Moncton, Éditions d'Acadie, , 298 p. (ISBN 2760001687)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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