Caille peinte
Synoicus chinensis
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embr. | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Aves |
| Ordre | Galliformes |
| Famille | Phasianidae |
| Genre | Synoicus |
La Caille peinte (Synoicus chinensis), également connue sous les noms de Caille peinte de Chine, Caille de Chine ou Caille naine, est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae, de l'ordre des Galliformes.
De toutes les cailles, cette espèce en est la plus petite.
Morphologie
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Un mâle en Australie.
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Un mâle en captivité.
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Illustration d'un couple de Cailles peintes par John Gould et Henry Constantine Richter.
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Un individu avec une mutation argentée en captivité.
La Caille peinte mesure entre 11 et 15 cm de longueur pour une masse de 40 grammes environ.
A l'état sauvage, les mâles se caractérisent par un plumage des parties supérieures d'un brun terne moucheté de noir, d'une poitrine et de flancs gris-bleu tandis que le ventre et l'arrière des flancs reste brun-roux. Le menton est noir, orné d'un fer à cheval blanc. La femelle, plus terne, est d'un aspect général brun moucheté de petites taches marron et beige.
Captivité
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A l'état domestique, la Caille peinte est présente sous sa forme sauvage mais aussi dans les mutations blanche, argentée, panachée, brune (Catherine) et noire.
Comportement
[modifier | modifier le code]Locomotion
[modifier | modifier le code]Elle se déplace sur ses deux pattes. Elle a une capacité de vol très limitée.
Alimentation
[modifier | modifier le code]Lorsque le mâle trouve un petit insecte, il le tient en évidence dans son bec, se dresse et lance un appel répété à la femelle qui accourt, le reçoit et le mange. À ce moment, celle-ci produit une fiente pâteuse qui est consommée par le mâle. Tout en contribuant à l'alimentation de la femelle en période de ponte, il semble que ce comportement d'échange resserre les liens du couple. Il est aussi possible que la coprophagie d'une fiente partiellement digérée restitue au mâle une partie des éléments nutritifs indispensables (vitamines en particulier) dont il se prive pour alimenter la femelle.[réf. nécessaire]
En captivité, la Caille peinte peut être nourrie avec des graines pour oiseaux exotiques. Elle apprécie aussi les vers de farine et le pissenlit.
Comportement social
[modifier | modifier le code]La Caille peinte se rencontre par couples ou en famille de cinq ou six individus. Comme la plupart des cailles, elle répugne à s’envoler, préférant courir entre les tiges herbacées en profitant de sa petite taille. Si elle est forcée, par un chien par exemple, elle décolle brutalement, vole rapidement en ligne droite sur quelques mètres et se repose immédiatement dans la végétation où elle détale à toute vitesse. La nourriture consiste en petites graines de graminées et en menus insectes[1].
Voix
[modifier | modifier le code]Les deux sexes émettent un doux sifflement assez plaintif, tii-tii-tiou, la dernière syllabe plus basse que les deux autres. Cette caille chante plutôt à la tombée de la nuit mais elle peut chanter toute la journée et même la nuit en début de saison de reproduction[2]. D'un naturel discret, le mâle est sujet à des chants plus fréquents et mélodieux que la femelle, notamment durant les parades, les offrandes d'insectes ou pour retrouver un compagnon. On dit qu'il pituite, courcaille.
Reproduction
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La Caille peinte est monogame et les liens du couple sont très étroits. Le nid, parfois dômé, est une petite cavité aménagée au sol, délimitée avec des herbes et des racines. Il est construit par la femelle, le mâle se contentant de collecter des matériaux. Les jeunes sont matures vers l’âge de deux mois et sont capables de se reproduire l’année de leur naissance[2]. La durée d'incubation est de 16 à 18 jours. La femelle pond 4 à 6 œufs par couvée.
Répartition et habitat
[modifier | modifier le code]Répartition
[modifier | modifier le code]Cette espèce a une très large répartition géographique qui s’étend en Inde, au Népal, au Sri Lanka, aux îles Nicobar, au Myanmar, en Thaïlande, dans le sud-est de la Chine, à Taiwan, à Hainan, en Indochine, en Malaisie, aux Philippines, dans toute l’Indonésie, en Nouvelle-Guinée et en Australie[3]. Elle a été introduite aux Mariannes (Guam), à La Réunion et à l’île Maurice.
Habitat
[modifier | modifier le code]La Caille peinte est typiquement une espèce de basse altitude mais elle été signalée à 1300m dans les îles de la Sonde, à 2000m dans le sud de l’Inde et à 2400m d’altitude au Sri Lanka. Elle se rencontre dans les champs de riz, les chaumes, les friches, les prairies humides, les rives broussailleuses des fleuves et rivières, les coteaux couverts de fougères[1].
Migration
[modifier | modifier le code]Systématique
[modifier | modifier le code]L'espèce Excalfactoria chinensis a été décrite par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1766, sous le nom initial de Tetrao chinensis[4].
Taxinomie
[modifier | modifier le code]Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[5], la Caille peinte est représentée par 6 sous-espèces (ordre phylogénique) :
- Synoicus chinensis chinensis (Linnaeus, 1766) — de l'Inde au Sri Lanka, péninsule Malaise, Sumatra, Java, Indochine, sud-est de la Chine et Taïwan ;
- Synoicus chinensis trinkutensis (Richmond, 1902) — îles Nicobar ;
- Synoicus chinensis lineatus (Scopoli, 1786) — Philippines et Indonésie;
- Synoicus chinensis lepidus (Hartlaub, 1879) — Nouvelle-Guinée et archipel Bismarck ;
- Synoicus chinensis victoriae (Mathews, 1912) — péninsule du Cap York, du nord-est du Queensland au sud-est de la Nouvelle-Galles du Sud ;
- Synoicus chinensis colletti (Mathews, 1912) — du nord-est de l'Australie-Occidentale au nord-est du Territoire du Nord.
Statut et conservation
[modifier | modifier le code]Bien que largement répartie, la Caille peinte est considérée comme peu commune. Elle est très rare en Thaïlande, où pourtant David-Beaulieu la disait commune au Tranninh. Elle est devenue assez rare au Sri lanka, où elle ne se rencontre plus que dans les prairies à l’est de l’île, et en Inde. Sarker n’a plus confirmé sa présence au Bangladesh en 2001. Elle demeure très localisée en Australie. En de nombreuses régions, la diminution de la surface d’habitat favorable, en raison du drainage des prairies humides et des changements de méthodes culturales, est une menace pour la survie de cette espèce[1].
Références
[modifier | modifier le code]- (Hennache et Ottani 2011)
- (Wells 1999)
- ↑ (en) « Asian Blue Quail Synoicus chinensis », sur BirdLife International.
- ↑ Linné, 1766, Systema Naturae ed.12 p.277
- ↑ Congrès ornithologique international, version 15.1, 2025.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Alain Hennache et Michel Ottaviani, Cailles, Perdrix et Francolins de l’Ancien Monde., Clères, WPA France, , 400 p. (ISBN 978-2-9512467-3-7).
- (en) David R. Wells, The birds of the Thai-Malay Peninsula. : Thailand., vol. 1, Londres, Academic Press, , 704 p. (ISBN 978-0-7136-7464-4).
Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) Congrès ornithologique international : Synoicus chinensis dans l'ordre Galliformes (consulté le )
- (en) Zoonomen Nomenclature Resource (Alan P. Peterson) : Excalfactoria chinensis dans Galliformes (consulté le )
- (fr + en) Avibase : Excalfactoria chinensis (+ répartition)
- (en) NCBI : Coturnix chinensis (taxons inclus) (consulté le )
- Oiseaux.net : Synoicus chinensis (+ répartition)
- (en) Tree of Life Web Project : Excalfactoria chinensis (consulté le )
- (en) UICN : espèce Synoicus chinensis