Cagnac-les-Mines

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Cagnac-les-Mines
La place de l'église du hameaude Saint-Sernin-les-Mailhoc.
La place de l'église du hameau
de Saint-Sernin-les-Mailhoc.
Blason de Cagnac-les-Mines
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Arrondissement d'Albi
Canton Albi-3
Intercommunalité Communauté de communes Carmausin-Ségala
Maire
Mandat
Robert Hernandez
2014-2020
Code postal 81130
Code commune 81048
Démographie
Gentilé Cagnacois
Population
municipale
2 395 hab. (2014)
Densité 97 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 59′ 10″ nord, 2° 08′ 31″ est
Altitude 230 m (min. : 153 m) (max. : 324 m)
Superficie 24,7 km2
Localisation

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Liens
Site web cagnac-les-mines.fr

Cagnac-les-Mines (en occitan Canhac de las Minas) est une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Faisant partie de l'aire urbaine d'Albi, la commune est située entre Albi et Carmaux en Albigeois.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cagnac-les-Mines
Mailhoc Taïx Le Garric
Sainte-Croix Cagnac-les-Mines
Castelnau-de-Lévis Albi Lescure-d'Albigeois

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 470 hectares ; son altitude varie de 153 à 324 mètres[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée, au nord, par la Vère, sur laquelle un barrage en remblais[2] d'une longueur de 330 m de large au mur, de 15 m de haut, de 1,4 km de long, de 33 hectares de superficie et d'une contenance de 1,21 millions de m³ maximum[3], est mis en service en 1998. L'ouvrage de Fourogue, appelé aussi réservoir de Fonroque par l'IGN[4], du nom du lieu-dit Fonroque au nord de la commune, a été bâti sur le cours supérieur de la Vère. Ce barrage, dont la vocation, selon le promoteur, était le soutien d’étiage avec 11 litres/s et le soutien à l’irrigation avec 280 litres/s[5], a été réalisé par la compagnie d'aménagement des coteaux de Gascogne (CACG) en 1997-1998. Bien que condamnés par le tribunal administratif, les travaux sont menés à leur terme sans que les différentes initiatives prises par les pouvoirs administratifs et judiciaires ne parviennent à les stopper. Depuis, la retenue, qui s'étend sur les communes de Mailhoc et de Cagnac-les-Mines, est gérée en toute illégalité[6].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le suffixe « ac » se retrouve dans un grand nombre de toponymes du Sud-Ouest et dans certains substantifs masculins. Généralement issu du suffixe gaulois -acum, qui a donné la terminaison -iac (ou -iniacum, d’où (i)n-iac étant noté -(i)nhac) et qui définit soit un lieu, un élément géographique ou alors l’emplacement ancien d’une villa gallo-romaine. Cagnac est peut-être Canhac, le nom d'un personnage romain ou gallo-romain.

De cette période gallo-romaine, il y a les lieux-dits Drignac et Prunac. Des noms de lieux sont formés sur des mots d'origine préceltique comme la Vère, racine ancienne ver (vera), Bounès, racine ancienne bornà, Bars, racine ancienne bar (hauteur), etc. Des noms de lieux sont formés sur des mots d'origine celtique comme Cassagnes, racine ancienne cassanos (bois de chênes), etc. Des noms de lieux sont formés sur des noms de personnes comme la Ruffigné (la Rufinià), racine ancienne Rufin, etc.[7]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines de la commune[modifier | modifier le code]

Le hameau de Cagnac-le-vieux[8] que l'on peut situer à proximité des puits de l'actuel Musée-Mine, au sud-ouest (voir parcelle 284 sur le plan cadastral ci-après), est constitué du vieux château et de quelques vieilles maisons entouré d'un rempart protégé d'un fossé et percé d'une porte unique [7].

Voici ce qu'écrit le correspondant du bulletin la Semaine religieuse de l'archidiocèse d'Albi : "Cagnac avait, autrefois, son château entouré de vieilles maisons, sur un mamelon dont la hauteur n'a rien d'intimidant. Son donjon, paraît-il, faisait concurrence à celui de Castelnau-de-Lévis et dut s'abaisser devant son rival ; mainte querelle de seigneurs alertait les paysans. De ce château et de ce vieux Cagnac la pioche des démolisseurs, il n'y a pas extrêmement longtemps, eut raison. Il n'en reste pas pierre sur pierre[9]."

La seigneurie de Cagnac, qui faisait partie de Castelnau-de-Lévis et qui en a été détaché en 1833 pour faire partie de la commune de Saint-Sernin-lès-Mailhoc, nom qui sera remplacé par celui de Cagnac-les-Mines. La seigneurie appartient depuis Pons Delpuech, jusqu'au XVIIIe siècle aux Del Puech (du Puy en français)[10].

Pons est le premier connu des Del Puech de la branche des seigneur de Canhac, coseigneur de La Bastide-Lévis, seigneur de Carmaux, etc [11]. En 1260 et 1288, Guillaume, le fils de Pons Bernard se signale en cédant la portion de dîme de Saint-Dalmaze qu'il possède au profit du chapitre Sainte Cécile d'Albi. La seigneurie de Canhac passe à la famille de Roquefeuil le 17 mai 1696 par le mariage de Charlotte Dupuy, nièce d'Isabeau Dupuy, dame de Cagnac avec Charles de Roquefeuil, seigneur de La Crouzette, et [12]). C'est le troisième enfant du couple, Antoine de Roquefeuil, qui va hériter à la mort de son père Charles, du titre de seigneur de Cagnac jusqu'à son décès, enterré 6 août 1736, dans le cimetière voisin de Sainte-Martianne. C'est le dernier seigneur de Cagnac.

Rattachement à Saint-Sernin-les-Mailhoc[modifier | modifier le code]

À l'origine, le bourg ancien de Cagnac, paroisse de Saint-Dalmaze, dépend de la commune de Castelnau-de-Lévis.

La section A du cadastre de Castelnau-de-Lévis, appelée à l'époque Castelnau-de-Bonafous, dessinée en 1809[13] se compose de :

  • la 1re subdivision comprenant les masages[14] de la Soulié et de la Sayssié, bordée par les ruisseaux de Combecroze puis de la Mouline et de la Toumétié ;
  • la 2e subdivision comprenant les masages des Homps, de la Boual, de la Toumétié, bordée par les ruisseaux de la Toumétié et les routes D 25 et D 90 ;
  • la 3e subdivision comprenant le petit bourg de Cagnac, les masages de Celles, de Lagrèze, de Larène, de la Tour, de la Jambounié, de la Gorsse et de l'église de St-Dalmaze, bordée par les ruisseaux de la Mouline, d'Arifonds et la route D 90 ;
  • la 4e subdivision comprenant les masages de la Gorsse, de la Maurélié, de Bretou, de la Baisse (ou la Vaysse), de Lafon, de Drignac et de la Drèche ;
  • la 5e subdivision comprenant les masages de Saint-Quintin, de Drignac, de la Mouline et de Balard, bordée par les ruisseaux de la Mouline, de Reillet, de la Garriguette et du ravin de Gouty et au sud la commune d'Albi.

Le , une ordonnance rattache la section A du cadastre de Castelnau-de-Lévis comprenant le petit bourg de Cagnac à la commune de Saint-Sernin-les-Mailhoc.

Cagnac devient chef-lieu de la commune[modifier | modifier le code]

À partir de 1895, le nouveau Cagnac se construit et s'agrandit rapidement au sud-est de Cagnac-le-vieux, sur le chemin d'Albi. Des Cagnacois font circuler une pétition visant à créer une commune nouvelle, distincte de celle de Saint-Sernin-les-Mailhoc. Les élus qui représentent Saint-Sernin soutiennent ce projet qui, cependant, diminuerait leur superficie. Mais les élections municipales de 1904 donnent la majorité aux représentants de la section de Cagnac qui, eux, demandent que la commune existante soit conservée et agrandie des portions que Le Garric et Lescure ont consenti à céder. Les représentants minoritaires de Saint-Sernin, milieu rural, ne peuvent empêcher le transfert du chef-lieu et des archives à Cagnac.

Pour la commune agrandie des portions cédées par Le Garric et Lescure, le décret publié au JO du , officialise le changement de nom : la commune de Saint-Sernin-les-Mailhoc prend la dénomination de Cagnac . Vers 1920, le vieux château et les vieilles maisons du hameau de Cagnac-le-Vieux vont être acquises par la SMA et être détruite pour laisser la place à une carrière à remblais destinés au remblayage des chantiers souterrains.

Cagnac devient Cagnac-les-Mines[modifier | modifier le code]

Par délibération en date du , le conseil municipal de Cagnac demande à l'État que la commune soit autorisée à s'appeler "Cagnac-les-Mines". Le conseil municipal motive sa demande en raison des erreurs d'acheminement du courrier postal destiné à ses habitants souvent dirigé vers Cagnac et Gagnac dans le Lot, Cognac en Charente, Caignac et Cagnac en Haute-Garonne. Le changement de dénomination serait de nature à éviter ces erreurs. Le changement de nom est accepté par décret le .

Cagnac-les-Mines et la basilique Sainte-Cécile d'Albi au lointain.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Cagnac-les-Mines en 2016.

La mairie de cagnac les mines est composée : d'un maire, cinq adjoints et de treize conseillers municipaux appartenant au PS, PRG, PCF. Depuis les dernières élections municipales une nouvelle liste électorale a vu le jour sous le nom "Cagnac actif" menée par Philippe Astorg. Il est à souligner qu'une seconde liste municipale n'avait pas vu le jour depuis de nombreuses années.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19[15].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1910 1919 Salvy Tourrel    
1919 1942 Baptiste Bayle    
1942 1944 Louis Galaup    
1944 1947 Arthur Fournials    
1947 mars 1983 André Raust SFIO puis PS Conseiller général (1949-1979)
Député (1962-1968)
mars 1983 juin 1995 Michel Mazel PS  
juin 1995 mars 2008 Jean Padilla PS  
mars 2008 en cours
(au 30 avril 2014)
Robert Hernandez PS Retraité

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Du point de vue administratif, la commune fait partie de l'arrondissement d'Albi et avant la réforme territoriale de 2014, faisait partie du canton d'Albi-Nord-Ouest.

Du point de vue électoral, la commune fait partie de la deuxième circonscription du Tarn et, depuis la réforme territoriale de 2014, du canton d'Albi-3.

Finances locales[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Cagnac-les-mines en 2010[16]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 10.54 % 0.00 % 9.77 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 26.39 % 0,00 % 21.03 % 4.72 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 81.64 % 0.00 % 70.42 % 11.23 %
Cotisation foncière des entreprises (TP) 00,00 % 32.72 % 0,00 % 0,00 %

La cotisation foncière des entreprises est perçue par la communauté de communes Ségala-Carmausin jusqu'en 2013 et par la communauté de communes Carmausin-Ségala à partir de 2014.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Le SMAD, syndicat mixte d'aménagement de la découverte, porte un projet de production d'électricité photovoltaïque depuis 2008. Le 10 novembre 2015, a eu lieu le lancement officiel du projet de champs de production d'électricité photovoltaïque par la signature des baux emphytéotiques entre le SMAD, propriétaire des terrains mis à disposition et la société française basée à Paris NEOEN[17], le troisième producteur d'énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse) en France, lié à Direct Énergie.

Ce projet de 55 mégawatts crête se compose de plusieurs champs de panneaux solaires sur les communes de Cagnac-les-Mines, Le Garric et Blaye-les-Mines.

Celui sur la commune de Cagnac-les-Mines, situé sur la verse de Cagnac, anciennement le plateau du puits de mine no 3 de l'ancienne Société des Mines d'Albi, est le champ le plus vaste, environ 21 hectares, soit plus de 42 terrains de rugby. Il a démarré au début de 2016. La zone appartenant au SMAD divisée en deux parties, est équipée par Bouygues énergies & services et Schneider Electric pour le compte de NEOEN.

La puissance de ce champ a dû être réduite pour ne pas dépasser les 12 mégawatts crête en raison de la proximité de l'église de Saint-Dalmaze, classée au patrimoine. Son acceptation par l'architecte des bâtiments de France a imposé des mesures paysagères complémentaires. L'impact visuel depuis l'église de Saint-Dalmaze et depuis le lieu-dit de Bars devra faire l'objet d'aménagements paysagers. Les champs de panneaux photovoltaïques feront tous l'objet d'un suivi écologique durant les travaux et les premières années d'exploitation.

Le champ de production d'électricité photovoltaïque de Cagnac-les-Mines se compose de pieux métalliques qui supportent les 69 000 panneaux photovoltaïques posés sur 1 160 tables de 46 panneaux rectangulaires d'un mètre carré environ, le tout d'un de 1 600 tonnes environ. En journée, la production d'électricité va s'établir autour de 12 mégawatts crête soit l'équivalent de 7 à 10 éoliennes. La production d'électricité de ce champ équivaut à 2,5 fois la consommation d'électricité de tous les habitants de la commune de Cagnac-les-Mines.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[19],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 395 habitants, en augmentation de 6,4 % par rapport à 2009 (Tarn : 2,72 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
287 288 305 389 360 666 664 692 690
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
690 664 626 582 597 555 571 647 956
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 352 1 459 2 150 2 047 3 645 3 869 3 573 3 885 4 016
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
3 698 3 378 2 818 2 613 2 225 2 086 2 151 2 316 2 395
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[22] 1975[22] 1982[22] 1990[22] 1999[22] 2006[23] 2009[24] 2013[25]
Rang de la commune dans le département 14 18 21 25 28 27 28 28
Nombre de communes du département 326 324 324 324 324 323 323 323

Religion[modifier | modifier le code]

Le 1er octobre 1907, l'archevéché avait créé une paroisse et nommé un prêtre venant de Tulle, Emmanuel Freyssinet qui sera nommé en janvier 1923, curé de l'église Saint-Privat à Carmaux. À cette époque, Cagnac est une agglomération qui compte déjà 1500 âmes et certains pratiquent le culte dans la petite chapelle de Saint-Dalmaze qui se révèle vite très petite.

En décembre 1907, Le diocèse ouvre une souscription pour la construction d'un nouveau lieu de culte et fait appel aux généreux donateurs.

Le dimanche 13 mars 1910 a eu lieu la bénédiction de la nouvelle église Sainte-Barbe de Cagnac. Le correspondant du bulletin la "SEMAINE RELIGIEUSE DE L'ARCHIDIOCÈSE D'ALBI" décrit la cérémonie : "La nef est une vaste et haute salle rectangulaire avec sept travées, sept fenêtres et un simple plancher pour plafond ; deux rangées de bancs la garnissent. Sur les murs blanchis à la chaux, les petits tableaux d'un chemin de croix. Dans le chœur en mosaïque, un beau maître-autel en marbre, derrière lequel se détache un grand christ en croix, sur un tableau que tous les prêtres du diocèse reconnaîtront à première vue. Le lutrin a été fait par des mineurs de Cagnac ... la petite cloche est l'ancienne cloche de la chapelle de Saint-Alain du petit séminaire de Lavaur. Le curé de Cagnac se tourne du côté de Mgr l'Archevêque qui se lève pour écouter, et d'une voix claire, vibrante, il dit ses remerciements pour la grande générosité qui a permis les premiers travaux de construction[26]."

Nouvelle église de Sainte-Barbe à Cagnac en 1912.

Le curé Freyssinet va s'enrôler, dès le début du conflit, avec le grade de sergent du 122e régiment d'infanterie basé à Albi.

Ordre général no 53 de l'Armée : Dans la journée du 24 mars 1915, les 2e et 3e compagnies ayant perdu leurs officiers et une partie de leur cadre, le sergent Emmanuel Freyssinet a été désigné pour prendre le commandement de ces unités, qu'il a su maintenir dans une situation très difficile, grâce à l'admirable exemple qu'il a donné et à la confiance qu'il a pu rendre aux hommes. » Il fut promu au grade de sous-lieutenant Freyssinet sur le champ de bataille.

En août 1921, il est décoré de la Croix de guerre française et anglaise. En octobre 1921, le vaillant curé de Cagnac vient d'être cité à l'ordre de l'armée avec le motif suivant : "Freyssinet (Emmanuel), lieutenant du 122e régiment d'infanterie, après avoir conquis, le 6 octobre 1915, avec sa compagnie, un poste d'écoute allemand, ne s'est replié que par ordre; n'a quitté ce poste que le dernier après avoir perdu beaucoup de monde. Il s'est retiré pied à pied faisant lui-même le coup de feu après avoir abattu de sa main, plusieurs allemands. Officier modèle, toujours prêt à tous les dévouements et à tous les sacrifices."

En janvier 1916, il est promu à la dignité de chevalier de la Légion d'honneur. Le 22 août 1916, le curé de Cagnac est cité à l'ordre de la 62e brigade : "Freyssinet Emmanuel, lieutenant porte-drapeau au 122e d'infanterie. Chargé des renseignements, des liaisons par coureurs et du ravitaillement pendant la période des combats du 2 au 11 août 1916, s'est acquitté de cette triple mission avec un courage, une activité et un dévouement inlassables. Le 8 août, au cours d'un violent combat, a fait, sans ordres, une reconnaissance personnelle dans un terrain occupé par des groupes ennemis qui s'étaient infiltrés dans nos lignes, a procuré des renseignements qui ont permis d'orienter une contre-attaque qui a balayé le terrain. »

Le 5 mai 1918, il est à nouveau cité à l'ordre de l'armée : "« A l'ordre de l'armée : le lieutenant Emmanuel Freyssinet, après avoir, d'un bel élan, enlevé à l'attaque la compagnie qu'il commandait, s'est trouvé, au cours des fluctuations du combat, isolé avec cinq ou six hommes et un fusil mitrailleur ; mais, ayant conscience d'occuper un point important, il s'y est maintenu toute la journée, tenant en respect un groupe ennemi armé d'une mitrailleuse ; renforcé dans la nuit par quelques hommes qui l'avaient rallié, il a réussi à faire encore une dizaine de prisonniers. Il a été blessé le 5 mai assez sérieusement à la cuisse et retiré à l'arrière à clinique de la Miséricorde à Caen. Il est promu capitaine.

Le 18 mars 1921, le Journal officiel annonce que M. l'abbé Jean Louis-Emmanuel Freyssinet, curé de Cagnac, ancien capitaine au 122e R. I., est promu officier de la Légion d'honneur[27]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Cagnac-les-Mines fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune de Cagnac-les-Mines par une écoles maternelles et une élémentaires[28].

Tourisme[modifier | modifier le code]

À la fin de l'année 1985, le maire et des élus de Cagnac-les-Mines et anciens mineurs, au sein de l'association CEPACIM (centré éclaté de promotions des activités culturelles) créée le 25 avril 1985, passent une convention avec les Houillères : « pour la mise à disposition des Puits 1 et 2 de Cagnac-les-Mines qui serviront de lieu d'exposition dans le cadre d'un circuit de tourisme industriel en cours d'élaboration[29] ».

Six mineurs retraités se regroupent au sein du CEPACIM et commencent la précieuse collecte de machines, d'engins, d'outils et autres objets de la mine. Ils commencent ensuite le creusement de 350 mètres de galeries qui vont constituer un ensemble complet reconstituant très fidèlement le fond de la mine à l'intention des nouvelles générations. Le circuit de tourisme va attirer plus de 17 000 visiteurs dès 1991 incluant la visite accompagnée des galeries du fond de la mine autour du puits n°2 de Cagnac-les-Mines.

Aujourd'hui, le Musée-mine est géré par l'office de la conservation départementale du Tarn depuis 2007 qui organise les visites guidées et qui assume les missions de conservation et de valorisation des collections matérielles et immatérielles et du paysage minier à Cagnac-les-Mines.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Louis-Emmanuel Freyssinet, 1839-1945, curé de Cagnac du 1er octobre 1907 au 1er janvier 1923, puis curé de Carmaux du 1er janvier 1923 au début 1945, ancien capitaine au 122e R. I., Croix de guerre, officier de la Légion d'honneur, conflit 1914-1918.
  • André Raust (1916-1991), maire de Cagnac-les-Mines de 1947 à 1983, député du Tarn (1962-1968), conseiller général du Tarn (1949-1979).
  • Grégory Lacombe, footballeur.
  • André Masbou né le 19 janvier 1928 à Cagnac-les-Mines. Joueur de rugby à XV. Finaliste du championnat de France de rugby à XV en 1958 avec Mazamet. Deuxième ligne (1,81 m - 104 kg).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Agnès Lazareff, Le Pays des deux terres (Lo Païs de las doas tèrras), préface de Christian-Pierre Bedel, Las Fuèlhas, 1999

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. Un barrage en remblai est un barrage constitué d'un matériau meuble, qu'il soit très fin ou très grossier (enrochements) dont la propre masse suffit à s'opposer à la pression exercée par l'eau
  3. http://www.tarn.gouv.fr/IMG/pdf/Note_de_presentation_PPRI_de_la_Vere.pdf
  4. voir carte IGN de la ,commune sur le site Géoportail http://www.geoportail.gouv.fr/accueil
  5. voir le site du Syndicat Mixte de Rivière Cérou Vère - http://cerouvere.e-monsite.com/pages/le-smrcv/le-territoire.html
  6. Nicolas Bérard, « S'il se construit, le barrage de Sivens pourrait être déclaré illégal », Médiapart, 3 novembre 2014.
  7. a et b Agnès Lazareff, Le Pays des deux terres - Lo Païs de las doas tèrras Edition Las Fuèlhas, 1999
  8. voir http://archivesenligne.tarn.fr/cadastre.php?base=3P&img=3P_063_004&commune=CASTELNAU-DE-LEVIS&date=1809&type_plan=Section
  9. voir la Semaine religieuse de l'archidiocèse d'Albi du 23 juillet 1936
  10. Revue historique, scientifique & littéraire du département du Tarn (ancien pays d'Albigeois), Volume 6, Albi, 1887
  11. [1]
  12. [2]
  13. Archives Départementales du Tarn - http://archivesenligne.tarn.fr/cadastre.php?base=3P&img=3P_063_001&commune=CASTELNAU-DE-LEVIS&date=1809&type_plan=Tableau.
  14. terme ancien signifiant réunion de mas, de fermes - http://www.littre.org/definition/masage
  15. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  16. (fr) « Impôts locaux à Cagnac-les-mines »
  17. http://www.neoen.fr/fr/
  18. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  22. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  23. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  24. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  25. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  26. voir la "SEMAINE RELIGIEUSE DE L'ARCHIDIOCÈSE D'ALBI" - http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6307469g/f6.item
  27. voir la "SEMAINE RELIGIEUSE DE L'ARCHIDIOCÈSE D'ALBI" - http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb344883481/date
  28. http://www.cagnac-les-mines.fr/fr/information/65419/ecoles
  29. Marcel Gau, Gérard Gorgues, Angélique Miszczak, J-François Kowalik, Lucien Tocabens et Patrick Trouche (photogr. Aimé Malphettes, J-Claude Souyri), Une aventure humaine et technique dans le Tarn, les mines d'Albi-Cagnac (1886-1979).
  30. voir : http://musees-departementaux.tarn.fr/index.php?id=mine-presentation