Caféiculture en Ouganda

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Fermière dans une école de récolte du café.
Graine de café sur une branche.

La production de café est la principale exportation de l’Ouganda[1]. En 1989, la capacité de production du café de l'Ouganda dépassait les 2,3 millions de sacs, mais le volume des exportations diminuait du fait des problèmes économiques et sécuritaires, de grandes quantités de café furent alors vendu en contrebande dans les États voisins de l’Ouganda.

Certains fermiers cultivent le cacaoyer sur des terres produisant déjà des cafés robusta.

L'autorité de développement du café en Ouganda fut créée en 1991 par décret gouvernemental, dans la logique de libéralisation de l'industrie du café.

Le café robusta pousse naturellement dans les environs de la forêt de Kibale. De 1999 à 2002, des efforts ont été menés afin de vendre ce café comme étant de première qualité. Les revenus des ventes devaient servir à financer les activités de conservation de la forêt[2],[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le café arabica pousse en Ouganda sur les pentes du Mont Elgon. Ce café fut introduit en Ouganda depuis l'Éthiopie [4].

Dans les royaumes du Buganda, d’Ankole et de Bunyor, qui constituaient l’actuel Ouganda, le café était considéré comme une richesse et on en faisait un usage important lors des grandes cérémonies, lors des mariages ou des rituels. Sa culture était pratiquée avant l’arrivée des Européens.

L’extension du verger caféicole depuis la seconde guerre mondiale est significative en République démocratique du Congo, pays voisin, dont une partie de la production est écoulée en Ouganda[5], ce qui explique le maintien de la production de ce pays, qui pèse 8 % de la production africaine en 1959, et constitue principale exportation du pays. En 1978, la chute du cours du café, fait que l'Ouganda frôle la faillite et son gouvernement aidé financièrement par les États arabes amis d'Idi Amin Dada. Aux abois, ce dernier déclenche la Guerre ougando-tanzanienne en 1979.

Ensuite, le verger caféier ougandais n’évolue plus depuis les années 70[5], faute pour les exploitants de pouvoir recourir à des travailleurs saisonniers congolais ou rwandais[5]. La caféiculture est de plus entravée par la cherté de la terre. En Ouganda, le caféier Robusta est cultivé autour du Lac Victoria[5] où la densité de population est de 100 habitants au kilomètre carré[5]. La pression foncière qui en découle fait monter le prix de la terre[5]. En 1993, 60 % des plantations ougandaises ont entre 35 et 40 ans[5], et la Banyakole Kweterana Coopérative Union Limited (BKCU), une des plus importantes coopératives de production de café Robusta du sud-ouest de l’Ouganda, fait faillite en 1996.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nakaweesi 2013
  2. Johnson 2002, p. 9
  3. Lilieholm et Weatherly 2010
  4. « Uganda Invest »
  5. a, b, c, d, e, f et g "Évolution de la culture de Coffea canephora en Afrique et problématique de développement", par Jagoret et Descroix, chercheurs au Cirad, mai 2002

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Dorothy Nakaweesi, « Uganda’s monthly coffee shipments on steady rise », Daily Monitor, Kampala,‎ (lire en ligne)
  • (en) Robert J. Lilieholm et W. Paul Weatherly, « Kibale Forest Wild Coffee: Challenges to Market-Based Conservation in Africa », Conservation Biology, vol. 24, no 4,‎ , p. 924–930 (ISSN 1523-1739, DOI 10.1111/j.1523-1739.2010.01527.x, lire en ligne)
  • (en) Nathalie Johnson, Projects : Kibale Forest Wild Coffee Project. The World Bank, Washington, World Bank, (lire en ligne)