Café Gondrée

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Café Gondrée
Cafe-Gondree.JPG
Présentation
Destination initiale
Café
Destination actuelle
Café - Musée
Propriétaire
Arlette Gondrée-Pritchett[1]
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
Le Canal et 12 avenue du Commandant-KiefferVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
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Le café Gondrée est un café situé à Bénouville, à proximité directe du Pegasus Bridge.

Le café Gondrée, situé à 20 m du Pegasus Bridge et où se trouvaient Thérèse et Georges Gondrée, est souvent présenté comme la première maison de France continentale à avoir été libérée, pendant le débarquement de Normandie le . Cependant, l'historien Norbert Hugedé a publié dans son ouvrage dédié à l'opération Deadstick que c'est la maison située en face et appartenant à Louis Picot qui aurait été contrôlée en première lors des combats. La maison Gondrée n'aurait ouvert ses portes aux soldats alliés qu'au petit matin du Jour J[3],[4].

Il demeure que le couple Gondrée, des résistants, avait renseigné pendant plusieurs mois les Anglais avant le Débarquement, notamment en ce qui concerne le dispositif allemand entourant le pont. Après la guerre, des parachutes britanniques prennent l'habitude de venir fêter l'anniversaire de ce jour historique dans ce café. La fille du couple, Arlette Gondrée, a par la suite repris la gestion du café, rebaptisé Café Gondrée Pegasus Bridge. Tous les 5 juin, à 23 h 16, elle offre le champagne aux vétérans présents. Les murs sont couverts de photos des chefs de l'opération, de vieux casques, insignes et de drapeaux[5]. Elle est cependant en conflit avec sa sœur, Françoise Gondrée, qui s'estime également dépositaire de cette mémoire[6].

Il est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 5 juin 1987, modifié le 16 décembre 1993[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sylvie Soubes, « Du rififi autour du café Gondrée », L'Hôtellerie Restauration, no 2525,‎ (lire en ligne).
  2. a et b Notice no PA00111078, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. « Pegasus Bridge - 6 juin 1944 », sur DDay-Overlord.com (consulté le 26 février 2013).
  4. Norbert Hugedé, Le commando du pont Pégase, Paris, France-Empire, (ISBN 2-7048-0429-X).
  5. Adrien Jeaulmes, « Et Pégase se posa à Bénouville », Le Figaro, samedi 16 / dimanche 17 juillet 2016, page 20.
  6. Marion Cocquet, « Débarquement : à Pegasus Bridge, la guerre continue », lepoint.fr, 25 juillet 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]