Cacatoès de Goffin

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Cacatua goffiniana

Cacatua goffiniana
Description de cette image, également commentée ci-après
Cacatoès de Goffin.
Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Psittaciformes
Famille Cacatuidae
Genre Cacatua

Espèce

Cacatua goffiniana
Roselaar (d) & Michels (d), 2004[1]

Statut de conservation UICN

( NT )
NT A2cd+3cd+4cd; B1ab(iii) : Quasi menacé

Statut CITES

Sur l'annexe I de la CITES Annexe I , Rév. du 11/06/1992

Le Cacatoès de Goffin (Cacatua goffiniana) est une espèce d'oiseaux de la famille des Cacatuidae.

Systématique[modifier | modifier le code]

L'espèce Cacatua goffiniana a été décrite en 2004 par Cees S. Roselaar (d) et J. Pieter Michels (d)[2].

Description[modifier | modifier le code]

Le Cacatoès de Goffin est le plus petit de tous les cacatoès. Il mesure 30 à 32 cm de longueur. La femelle pèse en moyenne environ 250 g et le mâle 3 000 g. Son plumage est blanc avec les plumes de la face roses ou saumon et son bec est gris pâle. Les deux sexes sont similaires.

Comme tous les membres des Cacatuidae, le Cacatoès de Goffin possède une crête, ce qui signifie qu'il possède un groupe de plumes sur sa tête qu'il peut gonfler ou diminuer. Son corps est principalement recouvert de plumes blanches, avec des plumes de couleur rose saumon entre le bec et les yeux. Les plumes les plus profondes de la crête et du cou sont aussi couleur saumon, mais la coloration est ici masquée par la couleur blanche des plumes les plus superficielles. Les plumes du dessous des ailes et de la queue présentent une teinte jaunâtre. Les yeux vont de brun à noir chez l'adulte et sont gris foncé chez le jeune. Ce cacatoès est souvent confondu avec le Cacatoès corella (Cacatua sanguinea) en raison de leur apparence similaire.

Répartition[modifier | modifier le code]

Cette espèce est originaire des forêts des îles de la mer de Banda en Indonésie. Elle a été introduite à Porto Rico et à Singapour.

Nidification[modifier | modifier le code]

La femelle pond deux œufs. L'incubation dure 28 jours. Les jeunes demeurent 11 semaines au nid.

Population et conservation[modifier | modifier le code]

En raison de la perte de leur habitat en cours sur l'archipel des Tanimbar, de leur quantité limitée et de leur chasse illégale, les cacatoès de Goffin sont considérés comme quasi-menacés sur la Liste rouge de l'UICN des espèces menacées. L'espèce est inscrite à l'Annexe I de la CITES. Dans les années 1970, les bûcherons japonais ravagèrent les îles. Beaucoup d'oiseaux étourdis et désorientés ont été capturés pour le commerce. Bien que de nombreux animaux aient été perdus dans les contraintes d'expédition, on peut avoir une petite lueur d'espoir derrière cette catastrophe écologique, car de nombreux cacatoès de Goffin se sont reproduits en captivité. De sorte qu'il y a maintenant plus de cacatoès de Goffin en captivité que dans la nature (moins de 1 500 individus en 2003 sur Tanimbar et les îles voisines).

Cacatoes de Goffin, femelle de 2 mois et demi.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Son épithète spécifique, goffiniana, ainsi que son nom vernaculaire, « de Goffin », lui ont été donnés en l'honneur de Andreas Leopold Goffin (1837-1863), un officier de la marine néerlandaise, et ce pour respecter l'intention d’Otto Finsch en 1863 de lui dédier cette espèce[2],[3].

Publication originale[modifier | modifier le code]

  • (en) C. S. Roselaar et J. P. Michels, « Systematic notes on Asian birds. 48. Nomenclatural chaos untangled, resulting in the naming of the formally undescribed Cacatua species from the Tanimbar Islands, Indonesia (Psittaciformes: Cacatuidae) », Zoologische Verhandelingen, Musée national d'histoire naturelle, vol. 350,‎ , p. 183-196 (ISSN 0024-1652, lire en ligne)Voir et modifier les données sur Wikidata

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Congrès ornithologique international, 24 juin 2021
  2. a et b Roselaar et Michels 2004, p. 186-191
  3. (nl) Otto Finsch, 1863 : « Naamlijst der in de Diergaarde levende papegaaijen, ten dienste der bezoekers vanden tuin ingerigt ». Nederlandsch Tijdschrift voor de Dierkunde, vol. 1, p. XXIII (lire en ligne).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Forshaw J.M. (2006) Parrots of the World. An identification guide. Princeton University Press, Princeton, Oxford, 172 p.
  • Gimenez J.M. (2008) Perroquets, Perruches, Loris en captivité. Éditions Prin, Ingré, 312 p.
  • Mario D. & Conzo G. (2004) Le grand livre des perroquets. de Vecchi, Paris, 287 p.