CPR-1000

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Le CPR-1000 (REP chinois amélioré) est un réacteur à eau pressurisée de génération II+, basé sur la conception du réacteur français REP de 900 MWe de Framatome à trois boucles de refroidissement importé dans les années 1990, amélioré pour atteindre une puissance électrique nette de 1 000 MWe (1080 MWe brut) et une durée de vie de 60 ans.

Le CPR-1000 est construit et exploité par China Guangdong Nuclear Power Company. Pour la seconde tranche, 70 % des équipements sont fabriqués en Chine, avec un objectif de 90 % à terme. Le CPR-1000 est en développement rapide avec 15 tranches en construction en juin 2010[1]. Le 15 juillet 2010, le premier CPR-1000 chinois, Ling Ao-3, est connecté au réseau[2], en ayant commencé les essais de divergence le 11 juin 2010[3].

Quatre réacteurs à eau pressurisée déjà construits à la centrale nucléaire de Daya Bay et à la centrale nucléaire de Ling Ao sont parfois dénommés CPR-1000, mais ils sont plus proches de la conception du REP de 900 MWe français, avec une puissance nette inférieure à 1 000 MWe et constitué essentiellement de composants importés[4].

Areva conservait certains droits de propriété industrielle sur le CPR-1000, ce qui limitait les possibilités d'exportation par la Chine[1]. Le Financial Times a rapporté que Areva envisageait sa commercialisation à destination de pays ne possédant pas encore de centrales nucléaires[5],[6]. Mais d'après Les Échos, c'est plutôt EDF qui envisageait d'accompagner la vente du CPR-1000 hors de la Chine, et se serait heurté à un veto du gouvernement français pour des raisons de sureté[7] (pour mémoire, Areva a déjà dans sa gamme un réacteur de puissance proche de celle du CPR-1000, l'ATMEA). Afin de ne plus dépendre d'Areva, le CGNPG a développé dès 2010 une nouvelle version du CPR-1000, le réacteur ACPR-1000, qui n'utilise plus aucun composant couvert par des droits de propriété industrielle de sociétés étrangères et notamment d'Areva.

Développement du réacteur ACPR-1000[modifier | modifier le code]

En 2010, la CGNPG a annoncé une nouvelle évolution de son réacteur de troisième génération, l'ACPR-1000, qui remplace tous les composants avec des droits de propriété intellectuelle étrangers, notamment ceux d'Areva, par des composants de conception nationale. La CGNPG voulait être en mesure de commercialiser l'ACPR-1000 pour l'exportation dès 2013. Le CGNPG a mené les travaux de développement en coopération avec Dongfang Electric, Shanghai Electric, Harbin Electric, China First Heavy Industries et China Erzhong.

Yangjiang 5 sera la première centrale équipée d'un réacteur ACPR-1000, démarrant fin 2013. Ce réacteur comprendra un récupérateur de carottes et un double confinement comme mesures de sécurité supplémentaires.

Suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima, CGNPG a présenté une version modernisée de son réacteur : l'ACPR-1000 +. Les caractéristiques comprennent un double confinement pour protéger contre les explosions extérieures et les avions, une capacité sismique améliorée de 0,3 g, des marges thermiques plus élevées et des systèmes d'exploitation améliorés. La puissance brute a également été augmentée à 1150 MWe. L'ACPR-1000 + est prévu à l'export à partir de 2014.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Nuclear Power in China », World Nuclear Association, (consulté le 18 juillet 2010)
  2. (en) « First power at China’s Ling Ao », Nuclear Engineering International, (consulté le 17 juillet 2010)
  3. (en) « Reactor starts up at Ling Ao II », World Nuclear News, (consulté le 18 juillet 2010)
  4. (en) « Fuel loading starts at new Chinese reactor », World Nuclear News, (consulté le 18 juillet 2010)
  5. (en) Peggy Hollinger, « Areva considers producing cheaper reactors », Financial Times,‎ (lire en ligne)
  6. (en) Peggy Hollinger, « Energy: Cooling ambitions », Financial Times,‎ (lire en ligne)
  7. « EDF tenté de recourir à d'autres technologies nucléaires que celles d'Areva », Les Echos,‎ (lire en ligne)

Source originale partielle[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]