CN 1 à 3 (SNCF)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
CN 1 à 3 (SNCF)
(Beilhack HB 600 S)
Description de cette image, également commentée ci-après
Le CN 2 au dépôt ferroviaire de Chambéry.
Identification
Exploitant(s) SNCF
Désignation CN 1 à 3
Type Chasse-neige ferroviaire
Motorisation Diesel
Construction 1973 à 1981
Constructeur(s) Martin Beilhack à Rosenheim (Allemagne)
Nombre 3 exemplaires
Effectif 3 au 01/11/2013
Affectation SNCF Infra
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux B'B'
Écartement standard
Carburant gazole
Moteur thermique 1 × Diesel V 10 Klockner Deutz
Transmission hydraulique à convertisseur de couple
Puissance continue 162 kW
Capacité en carburant 2 × 800 L
Consommation acheminement :
50 L/100 km
travail : 200 L/km
Masse en service 38 t
Longueur 11,750 m
Largeur 3,40 m
Hauteur 4,12 m
Empattement 5 m
Vitesse maximale acheminement : 80km/h
travail : 40 km/h

Les CN 1 à 3, ou Beilhack HB 600 S, sont des chasse-neige ferroviaires utilisés sur le réseau ferré français[1].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Les CN 1 à 3 sont des chasse-neige Diesel construits en 1973 et 1983 par la société allemande Martin Beilhack. La traction est assurée par un moteur Diesel hydraulique Klockner Deutz de 160 kW de dix cylindres en V qui actionne les deux essieux moteurs.

Le dispositif de déneigement.

L'engin est équipé de deux turbines frontales, entrainées chacune par un moteur Diesel de 260 kW de douze cylindres en V et disposant d'une boîte de vitesses à trois régimes (210 tr/min, 290 tr/min et 410 tr/min).

Les deux turbines peuvent être solidarisées entre elles pour qu'elles puissent fonctionner ensemble malgré la panne d'un des deux moteurs. Trois hélices d'ébauche, une située entre les deux turbines et deux au-dessus, permettent de débiter la neige avant son absorption par les turbines. La neige, ainsi dégagée, est rejetée latéralement en arrière par deux cheminées d'éjection réglables depuis la cabine. Un éperon, situé sous les turbines, complète le dispositif de déneigement. Cet ensemble (turbines, hélices et éperon) est logé dans un châssis articulé protégé par un carter réglable permettant de porter la largeur de déneigement jusqu'à 3,60 m sur une hauteur de 3,50 m environ.

Les chasse-neige sont constitués de deux châssis : d'abord un châssis articulé reposant sur un châssis roulant. Le châssis articulé est composé de la cabine de conduite, du moteur et du dispositif de déneigement. Le châssis roulant repose sur deux essieux moteurs. Ce système permet au châssis moteur de pivoter sur le châssis roulant et, ainsi, d'orienter le dispositif de déneigement dans le sens souhaité.

Le châssis roulant est constitué de deux essieux moteurs, d'un réducteur de vitesse à deux rapports, d'un freinage Knorr et de sablières.

Les chasse-neige CN 1 et CN 2 sont équipés d'un éperon arrière permettant le déboudinage de la surface des rails.

Les trois chasse-neige en service sont équipés du système de signalisation CAB, qui leur permet de circuler sur les lignes à grande vitesse françaises.

Inventaire[modifier | modifier le code]

Numéro Mise en service Dépôt
CN 1 Chambéry
CN 2 Chambéry / Saint-Jean-de-Maurienne
CN 3 1983 Besançon / Mouchard

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

Le CN3 déneige la voie de la gare de Morez (Jura) en décembre 2012.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Denis Redoutey, "Le matériel moteur SNCF 2012", La Vie du Rail, , 400 p. (ISBN 978-2918758600), p. 327

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Denis Redoutey, "Le matériel moteur SNCF 2012", La Vie du Rail, , 400 p. (ISBN 978-2918758600) Document utilisé pour la rédaction de l’article : source utilisée pour la rédaction de cet article.

Articles connexes[modifier | modifier le code]