Confédération française démocratique du travail

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Confédération française démocratique du travail
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Cadre
Forme juridique Syndicat professionnel
Zone d’influence Drapeau de la France France
Fondation
Fondation 1919 (en tant que CFTC)
Identité
Siège 4 boulevard de la Villette
Paris 19e
Secrétaire général Laurent Berger
Secrétaire générale adjointe Véronique Descacq
Trésorier Thierry Cadart
Affiliation européenne Confédération européenne des syndicats
Affiliation internationale Confédération syndicale internationale
Membres 868 601 revendiqués en 2012
Slogan « S'engager pour chacun, agir pour tous »
Site web http://www.cfdt.fr/
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir CFDT (homonymie).

La Confédération française démocratique du travail (CFDT) est une confédération interprofessionnelle de syndicats français de salariés, la première par le nombre d'adhérents (plus de 860 000[1]), la première depuis le 31 mars 2017 par son audience électorale tant aux élections professionnelles[2] qu'aux élections prud'homales[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Racines chrétiennes (CFTC)[modifier | modifier le code]

La CFDT plonge ses racines dans le syndicalisme chrétien. Elle a été créée en 1919 sous le nom de Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC).

1964, la déconfessionnalisation[modifier | modifier le code]

Après la Libération (1944-1945), une minorité de gauche, regroupée dans la tendance « reconstruction », anime un débat interne en faveur de la « déconfessionalisation » de la centrale. Sous la conduite d'Eugène Descamps, qui devient secrétaire général de la CFTC, elle devient majoritaire en 1961. La rupture se produit en 1964 : le congrès extraordinaire qui se tient au Palais des Sports les 6 et 7 novembre transforme la CFTC en CFDT. Une minorité (environ 10 % des effectifs), qui suit, notamment, Joseph Sauty, refonde aussitôt une « CFTC maintenue » dans une autre salle parisienne, le Musée social.

La CFDT déclare désormais placer son action dans le cadre de la lutte des classes. En quête de sa propre identité (notamment vis-à-vis de la CGT), la CFDT se tourne vers le mot d'ordre de l'autogestion[4] qui s'ajoute à celui de planification démocratique qu'elle a adopté depuis la fin des années 1950 (au sein de la CFTC). L'idée d'Autogestion est inspirée d'expériences menées dès les années 1950 dans la Yougoslavie titiste et d'expériences menées dans l'Algérie nouvellement indépendante. À partir de 1968, l'Autogestion devient le fondement de la vision du monde de la CFDT, de son projet de société[5]. Jusqu'au milieu des années 1970, le discours de la CFDT est extrêmement radical. Il emprunte au marxisme et aux courants les plus durs à l'égard du capitalisme. Le socialisme autogestionnaire est vu comme une alternative au capitalisme, mais aussi au socialisme d'Etat[5]. La CFDT se rapproche aussi du socialisme et notamment du Parti socialiste unifié (PSU) mené par Michel Rocard. De 1966 à 1965[précision nécessaire], elle passe également des accords d'action avec la CGT.

En mai 1968, la CFDT appelle à l'action dans les entreprises. Ceci sera à l'origine de la création des sections syndicales d'entreprises lors des accords de Grenelle.

Au congrès de 1970, la CFDT adopte de nouveaux statuts. Elle prône l'autogestion des entreprises.

En 1971, Edmond Maire est élu secrétaire général. De nombreux militants cédétistes participent aux « Assises du socialisme » (1974) et rejoignent à cette occasion le Parti socialiste (PS) de François Mitterrand. Ils y animent une minorité de sensibilité « chrétienne de gauche » derrière Michel Rocard dans le cadre de ce qui a été baptisé la deuxième gauche. La CFDT collabore alors avec plusieurs associations de la société civile, dont le Gisti.

Le « recentrage » de la CFDT[modifier | modifier le code]

Cependant, la rupture de l'Union de la gauche (1977) et l'échec de celle-ci aux élections législatives de 1978 conduit la centrale d'Edmond Maire à un changement de stratégie. Elle s'éloigne de la CGT et entreprend un mouvement de « resyndicalisation » (ou de « recentrage sur l'action syndicale ») qui consiste notamment à prendre de la distance face aux partis politiques. Elle appelle pour la dernière fois à voter socialiste à la présidentielle de 1981.

la CFDT prend également ses distances à l'égard de l'autogestion. des théoriciens comme Pierre Rosanvallon (conseiller économique de la CFDT puis conseiller politique d'Edmond Maire) théorisent même une nouvelle vision de l'autogestion comme un concept-relais vers une forme de libéralisme[5].

Si la CFDT soutient le « tournant de la rigueur » mené par le gouvernement Mauroy en 1983, elle se définira ensuite par son autonomie, n'hésitant pas à soutenir des réformes menées par des gouvernements de droite lorsqu'elles lui paraissent justifiées. Une importante minorité conteste ce « recentrage ».

Au congrès de Strasbourg, qui se tient du 21 au , Jean Kaspar est élu secrétaire général. La fédération Sud-PTT naît le 16 décembre 1988 au terme d'un conflit politique au sein de la fédération des PTT à la suite duquel plusieurs responsables, principalement de la région parisienne, ont été démandatés lors des Conseils Nationaux Fédéraux de novembre et décembre 1988. Ces militants n'ont pas suivi le virage réformiste de la CFDT, venus souvent de l'extrême-gauche, ils se déclarent autogestionnaires et mettent l'accent sur une nouvelle forme de démocratie interne.

En 1992, Nicole Notat, issue du SGEN-CFDT, est élue secrétaire générale. Elle est la première femme à occuper un tel poste dans une confédération syndicale de salariés en France.

Lors des grèves de décembre 1995, elle soutient le projet de réforme de la Sécurité sociale du Premier Ministre RPR Alain Juppé. Devenu l'interlocuteur privilégié des employeurs et des gouvernements, la CFDT prend la présidence de la Caisse nationale d'Assurance Maladie des Travailleurs salariés (CNAM) et de l'Unédic. Ces choix de la direction nationale, en rupture par rapport aux positions de la CFDT dans les années 1970, sont contestés par une minorité qui sera mise en échec au Congrès de Lille en 1998.

Ancien logo de la CFDT, abandonné en 2012.

En 2002, François Chérèque, ancien secrétaire général de la fédération CFDT Santé-sociaux, est élu secrétaire général. Il est reconduit dans ses fonctions lors du congrès de Grenoble[6] du 12 au et du congrès de Tours le .

En 2003, au nom du « réformisme », la CFDT négocie aux côtés des autres centrales la réforme des retraites de 2003 qui sera mise en place par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Mais l'unité syndicale ne tient pas, et la centrale est seule, avec la CFE-CGC, à soutenir un projet de réforme contesté par les autres organisations qui considèrent cette réforme comme une régression sociale.

Cette prise de position a des conséquences internes pour la CFDT qui perd au moins 10 % de ses adhérents en trois ans. Selon la centrale elle-même, les effectifs passent de 889 000, fin 2002, à 807 000, fin 2005. Cette baisse des effectifs est due à un non-renouvellement d'adhésions individuelles mais aussi au départ de plusieurs syndicats[7]. Le , sur son site internet, la CFDT reconnaît la perte de 71 124 adhérents pour les années 2003 et 2004, ce qui ramène ses effectifs de 889 160 fin 2002 à 818 036 fin 2004 (cette perte est en partie compensée par plus de 40 000 nouvelles adhésions cette même année).

En mars 2003, afin de développer sa présence sur les universités, la CFDT décide d'appuyer la création d'un syndicat étudiant issue d'une tendance de l'UNEF : la Confédération étudiante. Afin d'aider à son développement, les deux organisations s'associent ce qui assure à la un important appui financier et logistique. Ce partenariat permet à la CFDT d'informer les étudiants salariés de leurs droits lors d'action sur les zones de travail estivales ou les campus.

À la suite du rejet du traité constitutionnel européen, la CFDT, qui a appelé à voter « oui », participe à la création du mouvement Sauvons l'Europe et y adhère en tant qu'organisation membre.

Selon un sondage Ifop-Ouest France Dimanche du 23 avril 2006, la CFDT est la confédération à laquelle les Français font le plus confiance (61 % contre 51 % pour la moyenne des syndicats). Cependant, elle arrive régulièrement en seconde position derrière la CGT lors des élections professionnelles. Elle recueille environ 25 % des voix (cf. plus bas).

Les logos de la CFDT depuis 50 ans

En 2006, la CFDT dénonce le contrat première embauche (CPE) et rejoint les autres syndicats au sein des intersyndicales et des manifestations afin de demander le retrait de celui-ci.

Lors du congrès de Grenoble[6] de juin 2006, François Chérèque défend le bilan de ces quatre dernières années et critique ouvertement le gouvernement et le MEDEF. Les débats principaux concernent notamment le thème de l'insertion des jeunes dans le monde du travail, la sécurisation des parcours professionnels et la priorité à la construction d'une Europe sociale. Ce congrès est également marqué par une volonté de porter une attention privilégiée à l’adhérent et souligne la nécessité de « porter un regard lucide pour mieux travailler avec les jeunes pour leur avenir. » Il s'achève par un appel à construire l’avenir.

La CFDT fait partie des huit syndicats qui ont organisé en six mois huit grandes manifestations de rue lors des grèves contre la réforme française des retraites de 2010.

Le 11 janvier 2013, la CFDT fait partie des 3 syndicats (avec la CFTC et la CFE-CGC) à avoir signé l'accord « sécurisation de l'emploi » avec le syndicat patronal MEDEF sous la médiation du gouvernement. Cet accord est vivement critiqué par la CGT et FO.

Pendant les campagnes de l'élection présidentielle de 2002 et des élections régionales de 2015, la CFDT appelle à faire battre le Front national[8].

En 2016, la CFDT fait partie, avec l'UNSA et la CFTC, des syndicats favorables au projet de loi « travail » présenté par la ministre Myriam El Khomri.

Le 31 mars 2017, la CFDT devient le premier syndicat de France (dans le privé), passant devant la CGT, fait inédit depuis un siècle[9].

En avril 2017 lors de la campagne de l'élection présidentielle française, tout en affirmant ne donner aucune consigne de vote, Laurent Berger annonce « avoir clairement pris position contre Marine Le Pen et publié un argumentaire pour nos militants »[10].

Liste des congrès depuis 1964[modifier | modifier le code]

Bierville, centre de formation et de congrès de la CFDT.

Organisation[modifier | modifier le code]

Structure confédérale[modifier | modifier le code]

La CFDT comprend quelque 1 300 syndicats de base. Ce nombre est en constante évolution en fonction des fusions réalisées, des nouvelles adhésions et des désaffiliations. Les syndicats de base sont regroupés en 22 unions régionales interprofessionnelles et 15 fédérations nationales professionnelles.

La CFDT compte aussi deux unions confédérales : la CFDT Cadres et l'union confédérale des retraités (UCR). Une union fédérale représente les 3 fonctions publiques : l'union des fédérations des fonctions publiques et assimilés (UFFA) .

Les instances dirigeantes de la centrale sont la commission exécutive (10 membres) et le bureau national (38 membres). Le conseil national confédéral (CNC) réunit trois fois par an les représentants des unions régionales et des fédérations et constitue le « parlement » de la CFDT.

Les fédérations de syndicats[modifier | modifier le code]

Les unions confédérales[modifier | modifier le code]

La CFDT en outre-mer[modifier | modifier le code]

Par principe, la CFDT n'affilie que les syndicats de métropole (Corse comprise). Dans les quatre départements d'outre-mer historiques (DOM) et à Saint-Pierre-et-Miquelon, elle signe des « contrats d'association » avec des unions syndicales qui portent le sigle CFDT. Les « syndicats associés » conservent leur autonomie et l'intégralité de leurs cotisations mais ils participent aux élections professionnelles sous l'étiquette CFDT.

Dans les ex territoires d'outre-mer (TOM), la CFDT entretient des liens de coopération avec les centrales syndicales locales partageant ses valeurs.

Autres[modifier | modifier le code]

L'Association études et consommation (ASSECO-CFDT) est une association nationale de consommateurs agréée par l'État depuis 1981.

Caisse nationale d'action syndicale[modifier | modifier le code]

Depuis son congrès de Nantes en 1973, la CFDT dispose d'une Caisse nationale d'action syndicale (CNAS) issue de la fusion d'un fonds d'action syndicale et d'une caisse nationale d'action professionnelle issue elle-même de la fusion de 6 caisses de résistance d'unions départementales ou de fédérations. La CNAS est alimentée par une part des cotisations syndicale (8,6 % pour les actifs, 3 % pour les retraités), elle est gérée par un comité de gestion de 11 personnes (le trésorier confédéral et 10 administrateurs élus par les syndicats). La CNAS offre trois types de prestations aux adhérents et aux structures de la CFDT :

  • Assurances (responsabilité civile des syndicats, vie professionnelle des adhérents...).
  • Soutien aux actions juridiques.
  • Prestation grève dans les conflits d'entreprise (versement d'une indemnité de 7 € par heure à partir du 2e jour).

En raison de l'ampleur du mouvement social contre la réforme des retraites en France de 2010, la CFDT a demandé exceptionnellement à la CNAS d'utiliser la prestation grève pour indemniser ses adhérents dans le cadre de cette action interprofessionnelle[34].

Les comptes de la CNAS sont publiés chaque année avec les comptes confédéraux[35]. Pour l'exercice 2009, la réserve de grève accumulée depuis la création de la CNAS se montait à plus de 101 millions d'euros[36].

Direction[modifier | modifier le code]

Depuis 1973, la CFDT n'a à sa tête qu'un secrétaire général, sans président.

Présidents[modifier | modifier le code]

Secrétaires généraux[modifier | modifier le code]

François Chérèque, secrétaire général de 2002 à 2012.
Les secrétaires généraux CFTC/CFDT :
1919-1948 Gaston Tessier
1948-1953 Maurice Bouladoux
1953-1961 Georges Levard
1961-1971 Eugène Descamps
1971-1988 Edmond Maire
1988-1992 Jean Kaspar
1992-2002 Nicole Notat
2002-2012 François Chérèque
2012- Laurent Berger

Adhérents[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous, énumère le nombre d'adhérents revendiqué par le syndicat. Toutefois ces chiffres sur la réalité des effectifs syndicaux représente une polémique ancienne. En date du 5 septembre 2006, le magazine Liaisons sociales publie contenu d'une étude financée par la Dares, organisme officiel et statistique du ministère de l'Emploi[réf. insuffisante].

Intitulée « Les syndiqués en France 1990-2006 », cette étude conduite par les chercheurs Dominique Andolfatto et Dominique Labbé revoit à la baisse les chiffres officiels des effectifs annoncés par les syndicats. Il ressort que la CFDT n'aurait que 450 000 adhérents (contre 803 665 officiellement à cette même date). L'étude place également la CGT en tête des organisations syndicales alors que, selon les chiffres de la CFDT, la fin des années 1990 avait vu celle-ci, alors dirigée par Nicole Notat, dépasser une CGT en mutation. Cependant la CGT est toujours restée en tête des résultats aux élections prud'homales et professionnelles et elle devance la CFDT, FO, la CFTC, la CFE-CGC, l'Unsa et Solidaires.

La CFDT déclare son nombre d'adhérents en divisant par 8 le nombre de cotisations mensuelles encaissées dans l'année. Ce mode de calcul ancien conduit à surestimer le nombre d'adhérents alors que le prélèvement automatique des cotisations s'est développé.

Nombre d'adhérents
1965 1970 1977 1988 1997 1998
572 690 741 501 900 000 535 519 723 000 756 990
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009
830 600 865 528 883 160 873 177 818 036 806 829 803 635 808 720 814 636 833 108
2010 2011 2012
851 601 863 674 868 601

En 2006, le tiers des effectifs de la CFDT a plus de 50 ans[37].

Représentativité[modifier | modifier le code]

La CFDT fait partie des cinq confédérations de syndicats de salariés considérées comme représentatives par l’État, en application de l'arrêté du , et bénéficie de ce fait, jusqu'à la fin de la période transitoire mise en place par la loi du « portant rénovation de la démocratie sociale »[38] d'une présomption irréfragable de représentativité.

Mais, désormais, ce sont les élections en entreprise qui la conditionnent, au niveau des entreprises de plus de 10 salariés depuis l'entrée en vigueur de la loi de 2008, ainsi que dans les branches professionnelles et au niveau interprofessionnel.

Plus que par le nombre d’adhérents, ou sur des critères anciens, les Lois françaises (loi du 20 août 2008 modifiée par celle du 5 mars 2014) ont consacré la représentativité des organisations syndicales sur une mesure d’audience. Pour la première fois, dans le cadre de la réforme de la représentativité syndicale, l’audience des organisations syndicales auprès des salariés a été mesurée au niveau national et interprofessionnel ainsi qu’au niveau des branches professionnelles, du scrutin dans les entreprises de moins de 10 salariés (TPE) fin 2012 et des élections du secteur agricole début 2013.

Au total, 5 456 527 salariés se sont exprimés en faveur des organisations syndicales de leur choix (soit plus de suffrages qu’aux élections prud’homales), ce qui conforte la légitimité de ces dernières en tant qu’acteurs du dialogue social.  

Au niveau national et interprofessionnel en 2013, la CFDT talonne la CGT. Les 5 premières organisations syndicales atteignent le score suivant : CGT : 26,77 % ; CFDT : 26,00 % ; FO : 15,94 % ; CFE-CGC : 9,43 % ; CFTC : 9,30 %[39].

Selon les chiffres du Haut conseil du dialogue social publiés en mars 2017, la CFDT se hisse pour la première fois en tête des élections professionnelles tenues de 2013 à 2016 avec 26,37 % des voix (+ 0,37 par rapport à 2013) devant la CGT 24,85 % (- 1,92 point), FO 15,59 % (- 0,35), la CFE-CGC 10,67 % (+ 1,24 point), la CFTC 9,49 % (+ 0,19), l’UNSA 5,35 % (+ 1,09) et Solidaires 3,46 % (- 0,01). Le poids relatif (retenu pour les seules organisations représentatives au niveau national est de 30,32 % pour la CFDT, 28,57 % pour la CGT, 17,93 % pour FO, 12,27 % pour la CFE-CGC et 10,91 % pour la CFTC.[40]

Élections prud'homales[modifier | modifier le code]

Organisation syndicale 1987 1992 1997 2002 2008
CFDT 23,06 23,81 25,35 25,23 21,81 %

Résultats 2008/2002 par collège[41] :

  • Industrie : 20,7 / 23,5 %
  • Commerce : 20,6 / 23,6 %
  • Agriculture : 28,3 / 31,5 %
  • Activités diverses : 23,2 / 26,1 %
  • Encadrement : 23,0 / 28,6 %
  • Global : 22,1 / 25,1 %

Activité de lobbying[modifier | modifier le code]

Auprès de l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

La CFDT est inscrite comme représentant d'intérêts auprès de l'Assemblée nationale. Elle déclare à ce titre en 2012 un budget global de 4 196 205 900 Euros, dont 6 millions d'euros de financement public, mais n'indique pas les coûts annuels liés aux activités directes de représentation d'intérêts auprès du Parlement[42].

Auprès des institutions de l'Union Européenne[modifier | modifier le code]

La CFDT est inscrite depuis 2014 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Elle déclare en 2016 pour cette activité 10 collaborateurs à temps plein et des dépenses d'un montant compris entre 200 000 et 300 000 euros[43].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 863 874 revendiqués en décembre 2011 par la confédération [1].
  2. Sur la période 2005-2006, la CFDT a recueilli 20,3 % des voix aux élections professionnelles (Site du ministère du travail).
  3. La CFDT a recueilli 21,8 % aux élections prud'homales de 2008 (Site du ministère du travail).
  4. CFDT, l’identité en question - Frank Georgi par le laboratoire d'Histoire Sociale, CHS
  5. a, b et c CFDT, l’identité en question - Frank Georgi, par le laboratoire d'Histoire Sociale, page web et film en ligne
  6. a et b Congrès de Grenoble: Voir l'article dans Wikipédia, ou les pages sur le site CFDT
  7. Voir SPASMET CFDT et SNUPFEN qui rejoignent Solidaires, des syndicats Interco CFDT qui rejoignent la FSU en devenant le SNU Clias, des syndicats de la FGTE CFDT qui rejoignent la CGT, etc.
  8. Laurent Berger, interviewé par Anne-Sophie Lechevallier, « Laurent Berger : "J'appelle la classe politique à se ressaisir" », Paris Match, semaine du 3 au 9 novembre 2016, page 40.
  9. « CFDT : le syndicat qui détrône la CGT dans le secteur privé », francetvinfo.fr, 31 mars 2017.
  10. Laurent Berger : “Aucun homme providentiel ne peut faire face aux défis actuels“, entretien, lavie.fr, 14 avril 2017
  11. a et b Franck Georgi, L'Invention de la CFDT, 1957-1970, Éditions de l'Atelier/Éditions Ouvrières, 1995, p.608
  12. Franck Georgi, L'Invention de la CFDT, 1957-1970, Éditions de l'Atelier/Éditions Ouvrières, 1995, p.609
  13. http://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/le-49e-congres-confederal-de-la-cfdt-rennes-en-juin-2018-3849611
  14. Fédération générale agroalimentaire
  15. CFDT Banques et Assurances
  16. le site de la fédération communication, conseil, culture
  17. son site
  18. Site du Sgen-CFDT
  19. le site de la fédération des établissements et arsenaux de l'État
  20. Site de la fédération des finances CFDT
  21. Site de la Fep-CFDT
  22. Site d'Interco CFDT
  23. Fédération générale des mines et de la métallurgie
  24. son site internet
  25. le site des services
  26. Site internet des services de santé et services sociaux
  27. site de la fédération générale des transports et de l'équipement
  28. CFDT Retraités
  29. site de l'Union interprofessionnelle CFDT de La Réunion
  30. site de l'Union interprofessionnelle CFDT de St Pierre et Miquelon
  31. Mayotte: La Cisma-CFDT se restructure autour de ses 11 branches sur Info Mayotte 976 mis en ligne le 23 février 2010
  32. La Cisma CFDT devient Union Interprofessionnelle CFDT sur le Journal de Mayotte le 23 mars 2015
  33. site de A TIA I MUA
  34. Dépêche AFP.
  35. Comptes annuels de la CFDT.
  36. Rapport financier 2009, page 9.
  37. Selon Le Monde du 12 juin 2006 citant les données officielles de la CFDT.
  38. Publiée au Journal officiel du .
  39. Loi du 5 mars 2014 : les ajustements apportés en matière de représentativité syndicale sur le site de travail.emploi.gouv
  40. Michel Noblecourt, « Syndicalisme : la CFDT détrône la CGT de la première place », lemonde.fr, (consulté le 1er avril 2017)
  41. UNSA Magazine, n° 113, janvier 2009.
  42. « Tableau des représentants d'intérêts », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 15 octobre 2016)
  43. Registre de transparence des représentants d'intérêts - Commission Européenne
  44. La CFDT dans la continuité du réformisme 16/06/2012

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]