CD20

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Protéine CD20 - interaction avec le rituximab

L'antigène CD20 est une protéine de type cluster de différenciation présent à la surface des lymphocytes B, codée par le gène MS4A1 situé sur le chromosome 11 humain.

Cette protéine joue un rôle dans la maturation des lymphocytes B.

Structure[modifier | modifier le code]

La protéine CD20 possède 3 isoformes, de poids moléculaire égal à 33, 35 et 37 kDa. C'est une phosphoprotéine possédant 4 domaines transmembranaires et une extrémité C-terminale intracytoplasmique. Elle agit comme un canal ionique[1].

Localisation[modifier | modifier le code]

On retrouve le CD20 à la surface des cellules pré-B, B matures et immatures. Il est toutefois absent des lymphocytes B activés différenciés en plasmocytes.

Importance en médecine[modifier | modifier le code]

Cet antigène permet notamment l'identification et la numération des lymphocytes B, grâce à l'utilisation de techniques d'immuno-marquage.

Le CD20 est exprimé dans les lymphomes à cellules B, la leucémie à tricholeucocytes, la leucémie lymphoïde chronique à cellules B, les mycosis fongoïde tranformés [2] et les cellules souches du mélanome[3].

Il existe plusieurs anticorps monoclonaux ciblant différents sites (épitopes) du CD20 et pouvant expliquer des différences d'activité[4].

Le rituximab et ofatumumab sont utilisés avec succès dans le traitement des lymphomes non Hodgkiniens et de la leucémie lymphoïde chronique, ainsi que pour certaines maladies auto-inflammatoires sévères[5]. Des méta-analyses ont montré un allongement statistiquement significatif de la survie globale chez les patients atteints de leucémie lymphoïde chronique traités avec ces anticorps en plus de la chimiothérapie classique[6]. Ces anticorps agissent par l'induction d'une cytotoxicité dépendante du complément ainsi que d'une cytotoxicité à médiation cellulaire dépendante des anticorps[7].

D'autres anticorps anti-CD20 sont en cours de tests dans d'autres maladies : le tositumomab, l'obinutuzumab et l'ocrelizumab.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « AnneV », sur nte-serveur.univ-lyon1.fr (consulté le 30 décembre 2015)
  2. Marie-Laure Jullié, Martina Carlotti, Alexandre Vivot et Marie Beylot-Barry, « CD20 Antigen May Be Expressed by Reactive or Lymphomatous Cells of Transformed Mycosis Fungoides », The American Journal of Surgical Pathology, vol. 37, no 12,‎ , p. 1845–1854 (ISSN 0147-5185, DOI 10.1097/pas.0000000000000091, lire en ligne)
  3. (en) Dong Fang, Thiennga K. Nguyen, Kim Leishear et Rena Finko, « A Tumorigenic Subpopulation with Stem Cell Properties in Melanomas », Cancer Research, vol. 65, no 20,‎ , p. 9328–9337 (ISSN 0008-5472 et 1538-7445, PMID 16230395, DOI 10.1158/0008-5472.CAN-05-1343, lire en ligne)
  4. Klein C, Lammens A, Schäfer W et al. Epitope interactions of monoclonal antibodies targeting CD20 and their relationship to functional properties, MAbs, 2013;5:22-33
  5. « Rituximab - Vidal.fr », sur www.vidal.fr, https://plus.google.com/u/0/105373702578767456049/ (consulté le 31 décembre 2015)
  6. « Le rôle des anticorps monoclonaux anti-CD20 dans le traitement des personnes atteintes de leucémie lymphoïde chronique | Cochrane », sur www.cochrane.org (consulté le 31 décembre 2015)
  7. « Ofatumumab - Vidal.fr », sur www.vidal.fr, https://plus.google.com/u/0/105373702578767456049/ (consulté le 31 décembre 2015)