CD-i

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CD-i
CD-i

Fabricant Philips
Type Console de salon
Génération Quatrième

Date de sortie Drapeau : États-Unis 3 décembre 1991
Drapeau : France 1er septembre 1992
Drapeau : Allemagne 17 septembre 1992
Drapeau : Italie 1er octobre 1992
Drapeau : Espagne 1er octobre 1992
Fin de production 1997
Processeur Philips 68070
Média CD Interactif, CD
Contrôleurs Manette

Précédent Videopac CD-i

Le CD-i, sigle de Compact Disc Interactif, a été conçu par Philips, Sony et Matsushita pour imposer un nouveau standard « multimédia », concept très en vogue depuis le début de l'année 1991[1] . Ce système multimédia permet de fournir plus de fonctionnalités qu'un lecteur de CD audio ou qu'une console de jeux vidéo, tout en restant inférieur au prix d'un ordinateur personnel. Le coûts étant réduit grâce à l'absence de disque dur, de lecteur de disquette, de clavier et souris, de moniteur (Un téléviseur doit être ajouté), et disposant d'un système d'exploitation moins développé.

Le nom CD-i se réfère aussi au support, le disque CD-i, un format dérivé du Disque Compact standard. Ses spécifications sont décrites dans le Green Book. C'est un disque optique utilisé pour stocker des données sous forme numérique destinées à être lues par un lecteur compatible CD-i.

Le développement du CD-i commence en 1984, avec une première annonce publique du projet en 1986. En 1992 les premiers lecteurs sont disponibles à la vente, en septembre 1992 pour la France. Ils sont capable de jouer disques CD-i , des CD audio, des CD Karaoké, des Photo CD et des CD vidéo, bien que ces derniers nécessitent le Module Full Motion Video pour décoder le MPEG-1. Le système permet d'utiliser des jeux, mais aussi des titres éducatifs, tels que des encyclopédies interactives, des visites de musées, etc... Les disques CD-i peuvent contenir aussi bien des données brutes que de la vidéo ou du son. Mais ils ne peuvent pas être lus dans un lecteur de CD standard et ont été conçus pour être utilisés avec la télévision.

Vu par le grand public comme une console de jeu, le format CD-i s’avère être un échec commercial. La société Philips a perdu près d'un milliard de dollars sur l'ensemble du projet. Jusqu'en 1998 le dispositif est disponible à la vente. Mais L'échec du CD-i causé Philips à quitter l'industrie du jeu vidéo après avoir été arrêté, le CD-i restant l'une des très rares consoles de jeux vidéo créés par une société européenne.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1986, Philips annonce travailler sur une machine pour le nouveau média dont il est le créateur : le CD-ROM[2]. La norme CD-i est dévoilée au grand public[3]. Le système est présenté comme étant une évolution du CD audio, combinant données audio, vidéo et données informatiques. Le lecteur fonctionnera avec le système d'exploitation OS-9[4].

1984 - 1990 Développement[modifier | modifier le code]

Au départ, la machine est prévu à l'origine comme supportant le MSX, un standard lancé par ASCII et épaulé par Microsoft en 1983. Mais en ce milieu des années 1980, le standard MSX n'est plus à la mode. Alors Philips fait appel à Motorola pour le processeur et à Sony pour déterminer le cahier des charges qui donnera le CD-i[5].

En 1988, les grands de l'électronique (Philips, Sony et Matsushita) signent un accord autour de cette norme, privilégiant les jeux, la formation et les bornes interactives. Les recherches vont continuer pendant quelques années sans que Philips n'en informe le public. C'est en septembre 1989 que les amateurs de nouvelles technologies apprendront l'existence d'un prototype qui doit révolutionner l'informatique et les loisirs[6]. Lors de cette présentation Philips dévoile au public le premier prototype du CD-i, le prototype est capable de diffuser des vidéos en plein écran. Il est composé d'une puce Motorola (MC68340 base sur le processeur Motorola 68000[7]) et 1 Mo de Ram et de 512Ko de Rom[6].

En 1989 Philips, qui est déjà associa à Sony, décide de s'associer avec le groupe japonais Matsushita (devenu Panasonic). Le but étant de promouvoir et de commercialiser le CD-i[8]. les premières machine destinée à un usage professionnel sont lancées sur le marche[7].

Le terme multimédia qui apparaît dans les années 1980 et prend une énorme ampleur dans le début des années 1990. En juin 1991 quelques jours apres le Consumer Electronics Show, Nintendo dévoile son nouveau partenariat avec Philips[9],[10] . En effet, jusque la, Nintendo était en partenariat avec Sony pour réaliser un périphérique capable de lire des jeux sur CD-Rom pour sa console la Super Nintendo. Mais alors que Nintendo réalise que le contrat avec Sony n'est pas à son avantage. Les Philips et Nintendo constructeurs s'entendent sur la réalisation d'un lecteur CD qui se connecterait à la Super Nintendo. Il doit par ailleurs être capable de lire les CD audio et être compatible avec la console CD-i de Philips[11].

1991 - 1992 Lancement[modifier | modifier le code]

Pour le grand public, c'est le 16 octobre 1991 que la première version sort aux Etats-Unis. Le premier modèle disponible est le CDI 910 pour 950 dollars. Il est accompagné de 39 logiciels se décomposant en trois catégories : jeux, culture et éducation[7].

Après avoir été testé sur le marché américain, ce n'est que le 1er septembre 1992 que le système est diffusé largement auprès du grand public en France. Puis deux semaines plus tard en Allemagne, aux Pays-Bas et en Belgique[12].

Le premier modèle à voir le jour est le modèle CD-i 205. L'appareil a un look très similaire à un lecteur CD de salon, ou à un magnétoscope. Il dispose par exemple d'un afficheur digital qui informe l'utilisateur du déroulement des opérations[13]. Il est livré avec une télécommande à pile sur laquelle on retrouve de nombreux boutons et un stick[14]. Les prix de lancement sont autour des 4 990 francs pour un CD-i 205[15]. Le CD-i 220, proposé pour 5 990 francs, offre des capacités supérieures[16]. Le 310 est la version de luxe. Mais très vites les prix de l'ensemble de la gammes vont baisser[17]. Mais aucun de ces modèles ne dispose de la carte permettant de visionner des films[7].

1993 Lancement du module complémentaire[modifier | modifier le code]

En juillet 1993, un peu moins d'un an après son lancement en France, les ventes mondiales s’élèvent à 100 000 exemplaires dont 12 000 en France[18].

C'est en 1993 que Philips propose un module MPEG, appelé le Full Motion Video, pour permettre de lire des films. Philips espère que ce module complémentaire va permettre de relancer les ventes de lecteur CD-i d'ici la fin de l’année 1994[19].

Ce module s'ajoute au prix de la machine et début 1994 le prix moyen d'une machine est de 3 490 francs, et le module Full Motion Video est vendu 1 990 francs. Le prix de l'ensemble est proche de la concurrence, presque aussi cher qu'un PC. Mais les CD-Rom pour ordinateur à la différence des CD-i ne permettent pas de stocker de film[20]. En ce qui concerne les jeux ou les logiciels sur CD-i le prix est autour des 280 francs, environ 30% moins cher que la concurrence (450 francs sur CD-Rom pour PC par exemple)[21].

1994 - 1996 Échec commercial[modifier | modifier le code]

Au cours de l’année 1994, Philips multiplie les offres. On peut par exemple retrouver en pack avec son lecteur CD-i différents logiciels, tel qu'un pack avec un CD-i 210 et l'Encyclopédie Hachette Multimédia pour 3 700 francs[22]. L'entreprise compte aussi sur la popularisation du Video CD qui peuvent être lu avec le module FMV, mais ce ne sera jamais le cas.

Le marché domestique ne décolle pas, malgré les 150 logiciels disponibles début 1994[23]. Les ventes en France n'atteignent que 30 000 exemplaires en juillet 1994[24]. Philips voyant que l'image de console de jeu colle à la peau du CD-i, il décide de sortir un modèle destiné aux jeux. Le CD-i 450 est le premier modèle destiné à concurrencer les consoles de jeux et livré avec une vrai manette de jeu[25]. Mais il ne dispose pas du module de décompression vidéo. Un peu plus tard le CD-i 550 sort, c'est un CD-i 450 et le module de décompression vidéo[26].

L’année 1996, est la dernière année pour le CD-i. En effet les ventes de lecteur CD-i ont tout juste atteint l'objectif du million de lecteurs vendus dans le monde. Environ 200 000 lecteurs ont été vendus en France et les meilleurs ventes logiciels concernent les jeux International Tennis Open (150 000 exemplaires) et Chaos Control (130 000 exemplaires)[27].

Philips sort une dernière version du CD-i, aux États-Unis et en Angleterre[28]. Ce modèle dispose d'un modem externe permettant de se connecter à Internet. Il faut pour cela lancer un disque spécial qui contient une page d'accueil avec un index de sites web. Une partie des informations et des images sont pré-chargées sur le disque[27]. Mais Philips commence à se désintéresser du produit pour se concentrer vers le DVD[29].

Au milieu de l’année 1996, Philips annonce la fin du CD-i, tout en promettant une compatibilité des disque CD-i avec les nouveaux lecteurs DVD[30]. En effet l'abandon du CD-i est annoncée discrètement au cours de l’été 1997[31].

Son échec est causé par un prix du lecteur élevé, par des jeux de faible qualité et chers, et par l'impossibilité de lire des vidéos plein écran dans sa version de base. Les parcours en vue subjective étaient représentés par des diaporamas.

Le système reste présent de nombreuses années pour une utilisation professionnelle pour les bornes interactives, notamment chez les auto-école. En effet entre 1994 et 2002, Codes Rousseau sort toute une gamme de logiciel pour l'apprentissage du code de la route[32],[33],[34].

Lecteurs CD-i[modifier | modifier le code]

Philips[modifier | modifier le code]

En plus des spécifications du format, Philips vendit également des lecteurs grand public, professionnels et pour développeurs.

  • Les lecteurs CD-i 200 comprennent les modèles 205, 210 et 220[35], conçus pour le grand public. Le CD-i 910 est la version américaine du CD-i 205, le modèle de base de la série. Les prix du CD-i tournent autour des 6 000 francs au lancement.
  • Les lecteurs CD-i 300 comprennent les modèles 310, 350, 360 et 370, des lecteurs portables réservés au marché professionnel, principalement à cause de leurs coûts. Ils intégraient un écran LCD et des hauts parleurs[36]. Une des utilisations principales était la présentation multimédia, comme celles utilisées par les compagnies pharmaceutiques pour donner des informations produits aux pharmaciens, le matériel pouvant être transporté facilement par les représentants.
  • Les lecteurs CD-i 400 comprennent les modèles 450, 470 et 490, lecteurs plus fins, destinés à être vendus comme consoles et sur le marché de l'éducation. Le CD-i 450 par exemple, était un modèle bas de gamme destiné à concurrencer les consoles de jeux et livré sans télécommande infrarouge, optionnelle, mais avec une vrai manette de jeu.
  • Les lecteurs CD-i 500 comprennent le modèle 550, il s'agit d'un CD-i 450 vendu avec la carte d'extension vidéo incluse. Cette carte était nécessaire pour lire certains logiciels qui utilisait le Full Motion Video (FMV). Le FMV était un système qui permettait d'afficher des cinématiques pré-enregistrées[37].
  • Les lecteurs CD-i 600 comprennent les modèles 601, 602, 604, 605, 615, 660 et 670. La série des 600 fut conçue pour des applications professionnelles et pour le développement logiciel. Les unités de cette ligne de produits pouvaient exploiter un lecteur de disquette, un clavier et d'autres périphériques. Certains modèles pouvaient également être connectés à un émulateur et possédaient des fonctions de test logiciel et de débogage.

Il existe également des modèles difficiles à mettre dans des catégories, comme le FW380i, un lecteur CD-i intégré dans une chaîne stéréo ; Le 21TCDi30, une télévision avec un lecteur CD-i incorporé ; Le CD-i modulaire 180/181/182, le premier système CD-i fabriqué.

Autres constructeurs[modifier | modifier le code]

En plus de Philips, de nombreuses entreprises développent des lecteurs CD-i, tel que Magnavox aux Etats-Unis[38], Memorex, Grundig, Panasonic et Sony ( avec le lecteur portable de CD-i Intelligent Discman)[39], Bang & Olufsen, et des produits de Matsushita[40].

Spécifications techniques[modifier | modifier le code]

Lecteur de CD-i de Philips modèle 450, avec télécommande

Disque CD-i[modifier | modifier le code]

Un disque CD-i peut contenir 240 000 pages de textes, un millier d'images, ou 75 minutes de vidéo. L'ensemble des spécifications des disques CD-i sont écrites dans le Green Book[41]. Il est incompatible avec son concurrent direct le CD-Rom[42],[43].

Lecteur CD-i[modifier | modifier le code]

Le lecteur CD-i peut lire des CD de 8 ou 12 cm simple face, d'une capacité maximale de 650 Mo. Il dispose d'une vitesse de transfert de 170 ko/s, ce qui est près de deux fois supérieur à la vitesse des lecteurs CD audio[44].

Processeur

  • 16-bit 68070 CISC (cœur d'un 68000)
  • Cadencé à 15,5 MHz

Affichage

  • Résolution : 384x280 à 768x560
  • Couleurs : 32768 à l'écran sur une palette de 16.7 millions.
  • Emplacement cartouche MPEG 1 pour lire les VideoCD et pour les programmes la nécessitant.

Système d'exploitation

Autre

  • 1,5 Mio de mémoire principale
  • Lecteur CD-Rom simple vitesse
  • ADCPM sur 8 canaux sonores

Carte d'extension Full Motion Video (FMV)[modifier | modifier le code]

Une carte de décompression des vidéos sera intégrée plus tard sur une carte d'extension. Le composant maître, le processeur Motorola MC68340 coûte trop cher pour être intégré nativement, si bien qu'il est proposé en option avec cette carte. Le module sera vendu pour 1 500 francs.

Un certain nombre de films seront disponible pour le CD-i, Philips ayant obtenu différent accord avec les majors, comme Paramount Pictures[45],[46] ou Metro-Goldwyn-Mayer[47]. Ainsi de nombreux films seront disponible, tel que Top Gun[48] ou Star Trek[49].

Manette de CD-i, ici celle du CD-i 910.

Accessoires CD-i[modifier | modifier le code]

Philips commercialise une gamme complète d'accessoires. Ces accessoires se rapprochent des accessoires disponible pour les micro-ordinateur des années 1990. On peut noter que la sensibilité de chacun des accessoires peut être réglée par l'utilisateur[50].

Philips annonce lors de la sortie en 1992 que des lecteurs disquettes, des disque dur, des coprocesseurs, des imprimantes ainsi qu'un modem sont prévu[50].

L'offre logiciels[modifier | modifier le code]

L'offre logiciel était assez vaste, elle pouvait comporter des logiciels interactifs, tel que des encyclopédie ou des visites de musées, mais aussi des films, des jeux vidéo ou même des Photo CD[52]. Mais les couts importants de développement sur CD-i vont freiner de nombreux projets. En effet un kit de développement pour CD-i coute environ 450 000 francs contre 30 000 francs pour les PC en 1992[53].

Pour les professionnels[modifier | modifier le code]

Il existe beaucoup d'application professionnels, il est par exemple encore présent pour les bornes interactives (par exemple en auto-école). Il existe aussi beaucoup d'entreprise qui ont utilisé le CD-i pour diffuser des catalogues interactifs. General Motors, par exemple, utilise des CD-i portables pour diffuser des mini-films de leurs véhicules. Les capacités du CD permettait de créer des logiciels très intéressant[21].Renault l’'utilise pour former ses commerciaux et ses mécaniciens avec le logiciel Ediris.

Manette de jeu CD-i peu pratique.

Les jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de jeux CD-i.

Les tentatives de poser le pied dans le marché des jeux ont rapidement été rendues hors de propos par l'arrivée de consoles moins chères et plus puissantes, comme la Nintendo 64 et la PlayStation. Mais les jeux de CD-i inclus des licences phares de Nintendo, bien que ces jeux ne soient pas développés par Nintendo elle-même. En effet Nintendo et Philips avaient établi un accord pour co-développer une amélioration de CD-ROM pour la Super Nintendo (le SNES-CD). Cet accord faisait suite aux désaccords entre Nintendo et son partenaire Sony ( un accord qui a produit une console de prototype appelé la "Play Station" ). Bien que Philips et Nintendo n'ont jamais publié ce périphérique pour Super Nintendo. Philips était encore contractuellement autorisé à continuer à utiliser les personnages de Nintendo[54].

Le partenariat avec Nintendo et la sortie de jeux à licences tels que Mario et Zelda, sont de bon augure. Plus précisément, un jeu Mario (intitulé Hôtel Mario), et trois Legend of Zelda jeux sont sortis : Link: The Faces of Evil , Zelda: The Wand of Gamelon et Zelda's Adventure[55]. Mais malgré la présence de tel partenaire, auxquelles on peut ajouter Infogrames, qui lors de la sortie français en 1992 a déjà développé 6 titres CD-i, Astérix, Pop Up, Marco Polo, Shaloin's, International Tennis Open et Le mystère de Kether. Il n'existe que très peu de jeux de qualité et l'offre ludique n'a jamais décollé[21].

Pour l'éducation[modifier | modifier le code]

Philips soucieuse de son image n'oublie pas de proposer des programmes éducatifs en français. Il existe de nombreux logiciels sur tous les thèmes et pour tous les âges[56]. Certains retrace l'histoire de la Renaissance, d'autres parlent de géographie. Très tôt après le lancement en France Hachette commercialisera sont encyclopédie en version numérique[57]. En février 1994 une cinquantaine de logiciels disponible en français sont sur le marché[21].

Photo CD[modifier | modifier le code]

Le Photo CD est commercialisé par Kodak à partir de 1992 pour le CD-i, mais aussi pour les autres micro-ordinateur[58]. Il s'agit d'un CD sur lequel le photographe va numériser des photos. Une fois les photos numérisées sur un CD, elles peuvent être affichées sur un écran de télévision[35],[59]. Au lancement le prix était de moins de 100 francs par pellicule. Il est ensuite possible de retoucher les images et une centaine de photos sont stockées sur chaque CD[60].

Video CD[modifier | modifier le code]

Les premiers films publié par Philips sont des films sur disque CD-i, suivant la norme décrite dans le Green Book. Plus tard les films seront publies sur le format standard Vidéo CD, suivant la norme décrite dans le White Book[61]. Dans les deux cas le format compression est le MPEG-1.

Concurrences[modifier | modifier le code]

Il existe de très nombreux concurrents au CD-i de Philips. Pour ne citer que les principaux[21] :

  • Le micro-ordinateur, tous les types de PC que l'on peut trouver en ce début des années 1990 qui effectuent souvent les mêmes taches que le CD-i. (7 000 francs pour les premiers prix)
  • Le MAC CD-Rom, la déclinaison CD-Rom du Macintosh. ( 10 000 francs pour les premiers prix)
  • La 3DO Interactive Multiplayer et tous ses dérivées, tel que le Panasonic M2. (5 000 francs)
  • La Mega Drive de Sega avec le Mega CD pour les jeux vidéo. ( 2 000 francs pour le Mega CD seul )

Le prix moyen en février 1994 est indiqué entre parenthèse, à titre de comparaison à cette période le CD-i seul vaut 3 500 francs.

Accueil et critique[modifier | modifier le code]

Philips a agressivement promu le CD-i. À sa sortie en France en 1992, le magazine Joystick est très positif, il rapporte que « de nombreux constructeurs, et non des moindres, commencent à annoncer des machines à la norme CD-I »[62]. Joystick note tout de même que les logiciels éducatifs font légion, les logiciels de jeux le sont beaucoup moins[63].

Mais le scepticisme n'arrivera que dans le courant de l'année 1993, les ventes ne décollant pas. Les perspectives à long terme par rapport à d'autres plates-formes comme IBM compatible PC, Apple Macintosh, et la Sega Mega Drive semble faible. Début 1994, le magazine Joystick est plus nuancé concernant l'avenir du CD-i, même s'il reste confiant. Concernant l'offre en jeu vidéo ils disent : « Une horreur ! Non je suis vache, Quoiqu'en générale, c'est bien dément. La machine est tout juste capable d'animer deux sprites à la fois ». Ce qui met le CD-i dans une situation désavantageuse par rapport aux autres constructeurs de machine de jeu[21]. Le système a en effet des capacités trop faibles pour afficher des jeux vidéo dans de bonnes conditions[55].

Finalement les ventes globales de lecteur CD-i ont tout juste atteint l'objectif du million de lecteurs vendu. Environ 200 000 lecteurs ont été vendus en France et les meilleurs ventes logiciels concernent les jeux International Tennis Open (150 000 exemplaires) et Chaos Control (130 000 exemplaires)[27].

Après son arrêt, le CD-i a été massivement critiqué par le public sur son prix, ses jeux et ses contrôles. Son contrôleur a été classé cinquième pire contrôleur de jeu vidéo par l'éditeur IGN[64]. PC World a classé le CD-i quatrième sur leur liste "Les 10 pires console de jeux vidéo de tous les temps"[65].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Périodiques[modifier | modifier le code]

« CD C'est déjà aujourd'hui », Joystick, no 30,‎ , p. 132 à 137Document utilisé pour la rédaction de l’article

Manuels d'instructions[modifier | modifier le code]

  • (en) Operating Instructions : Notice d'utilisation du CD-i 220, Philips interactive media systems, , 24 p. (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article