C'est ma vie, après tout !

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C'est ma vie, après tout ! (Whose Life Is It Anyway?) est un film américain réalisé par John Badham, sorti en 1981.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Des suites d'un accident de la route, Ken Harrison, sculpteur, se retrouve affecté d'une tétraplégie. Il souffre d'autres lésions liées à son accident comme de multiples fractures et une atteinte de différents organes internes, dont ses reins, rendant obligatoires des dialyses toute sa vie. Lors d'un échange mouvementé avec une ergothérapeute il fait un malaise grave pouvant évoquer une dysréflexie autonome pour lequel il est réanimé lorsqu'il revient dans sa chambre des soins intensifs. Il ne saurait survivre sans avoir recours régulièrement à des soins en milieu hospitalier et son espérance de vie est certainement réduite. Lui, si actif autrefois, devient dépendant et sombre vite dans la dépression. Toutefois il reste très souriant et blagueur avec ses soignants, on le voit parfois en colère ou pleurant, mais il reste lucide et très fin dans ses réparties. Il a un humour particulièrement noir, par exemple en se décrivant comme "un pudding de chair". Il envisage l'euthanasie (il souhaiterait mourir par arrêt des soins) mais se retrouve en butte au médecin qui l'a soigné, le Dr Michael Emerson, qui est un farouche adversaire de cette pratique. Il souhaiterait pouvoir sortir de l’hôpital pour pouvoir décider de son propre sort, mais il est maintenu interné par le Dr Emerson afin de l'empêcher de mettre fin à ses jours. Ken Harrison fait alors appel à un avocat afin d'obtenir un jugement pour faire aboutir sa cause. A part dans les premières scènes le film est tourné entièrement en intérieur, principalement dans l’hôpital mais aussi quelques scènes au studio que Ken Harrison partage avec sa compagne danseuse. Ce choix renforce le sentiment de claustration du héros. A son chevet et près de lui alternent différents personnages, principalement des soignants et quelques personnes de l'extérieur comme son avocat, le juge etc. qui ont ainsi l'occasion de présenter différents arguments pour ou contre ses choix. Le second de ses médecins, le Dr Clare Scott, évolue au cours du film. Elle est d'abord opposée à son refus de soin et à son désir de mourir, puis peu à peu elle comprend et accepte sa position. Au contraire d'autres films sur le sujet, la famille de Ken Harrison n'apparaît pas, et bien qu'au début du film sa compagne vienne quotidiennement le voir, il finit par demander à cette dernière de ne plus venir et de rompre. On ne la revoit que lorsque le Dr Scott vient visiter le studio. La rupture survient au bout des 6 premiers mois de son hospitalisation, au moment où on lui propose de commencer de la rééducation. C'est le moment aussi où il révèle sa décision de vouloir ne plus vivre dans cet état de "légume" (le héros a une réplique humoristique quand on lui parle de quitter la réanimation : "c'est ici que vous faites pousser les légumes et ensuite vous les stockez ailleurs"). Ce film ne traite pas uniquement du droit à disposer de sa propre vie mais aussi du pouvoir médical (le héros demande d'ailleurs à l'un de ses médecins : "pourquoi votre morale devrait-elle être supérieure à la mienne ? Juste par ce que vous avez plus de pouvoir ?"). Ken Harrison obtient gain de cause lors du procès qui a lieu dans l'enceinte de l'hôpital. Toutefois, sur proposition du Dr Emerson, il reste à l'hôpital. Le médecin qui n'a pas perdu tout espoir souhaite lui laisser la possibilité de changer d'avis et en tout cas de mourir, le cas échéant, dans un meilleur confort.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Une partie du tournage s'est faite dans Columbus Park et au Faulkner Hospital de Boston.
  • Le titre original du film Whose Life Is It Anyway? a été détourné pour le titre de l'émission d'improvisation théâtrale anglo-américaine Whose Line Is It Anyway?. Dans les éditions DVD, les sous-titres français présentent le nom de l'émission comme C'est ma réplique, après tout !.

Lien externe[modifier | modifier le code]