César Alexandre Debelle

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César Alexandre Debelle
Image illustrative de l'article César Alexandre Debelle

Naissance
Voreppe (Isère)
Décès (à 55 ans)
Voreppe (Isère)
Origine Drapeau de la France France
Arme Artillerie
Grade Général de brigade
Années de service 17871815
Distinctions Baron de l'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur

César Alexandre Debelle, né le à Voreppe (Isère), mort le dans la même ville, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

États de service[modifier | modifier le code]

Entré comme canonnier au 6e régiment d'artillerie à pied le 1er juillet 1787, il passe le 1er octobre} 1789, dans le 1er régiment de chasseurs à cheval, où il devient brigadier le 15 mars 1791.

Nommé sous-lieutenant au 12e régiment de dragons le 15 septembre suivant, lieutenant le 10 mars 1793, adjoint aux adjudants-généraux le 18 nivôse an II, il prend rang de capitaine le 14 vendémiaire an V, est promu chef d'escadron à la suite du 12e régiment de dragons le 29 pluviôse, et colonel du 11e de dragons le 1er germinal de la même année.

Il a fait les campagnes de 1792 à l'an XIII aux armées du Nord, du Rhin, des Alpes, de Sambre-et-Meuse, d'Angleterre, de Hanovre et des côtes de l'Océan. Il s'est distingué aux combats d'Altenkirchen et de Salzbourg les 27 germinal an V et 23 frimaire an IX, et à la bataille de Novi, perdue par Moreau le 23 thermidor an VII, il s'est fait remarquer par la défense des plateaux qui dominent cette ville. Membre de la Légion d'honneur le 19 frimaire an XII, il est fait officier de l'Ordre le 25 prairial suivant, et général de brigade le 12 pluviôse an XIII (1er février 1805).

En l'an XIII, employé dans les 7e et 28e divisions militaires les 11 ventôse et 29 messidor, il rejoint l'armée d'Italie le 24 fructidor, et est ensuite appelé à la Grande Armée, avec laquelle il fait les campagnes de l'an XIV, de 1806 et 1807. Il reçoit la croix de commandeur de la Légion d'honneur le 11 juillet de cette dernière année.

L'Empereur le crée baron de l'Empire en 1808 et l'envoie en Espagne, mais il le fait revenir en France le 2 août 1809, le met en non-activité le 5 septembre suivant, sans qu'on ait jamais pu deviner le véritable motif de cette mesure de rigueur, et l'admet à la retraite le 15 mars 1812.

Il ne prend aucune part aux événements de 1814, cependant il les accueil avec joie et se prononce hautement et dans toutes les circonstances, contre Napoléon Bonaparte. Lorsqu'il a connaissance du débarquement de Napoléon le 7 mars, il court à Grenoble pour offrir ses services au général Marchand, qui les refuse parce qu'il n'est point en activité.

Le 9, le général Bertrand lui ayant ordonné, au nom de l'Empereur, de prendre le commandement du département de la Drôme, il obéit et se rend à Valence, d'où il est forcé de sortir, pour y entrer le 15. Le 29, apprenant que les troupes aux ordres du duc d'Angoulême se sont portées sur Montélimar, il réunit 600 hommes et marche sur ce point. Un combat s'engage pendant lequel un des gardes nationaux qu'il commande le blesse d'un coup de baïonnette, l'accusant de tromper les siens et de trahir l'Empereur. Ses discours, ses indécisions justifient, il faut le dire, des soupçons de ce genre. Le 2 avril, il subit un nouveau revers au combat de Loriol, lors duquel ses troupes sont mises en déroute et lui-même blessé[1].

Le 24 avril, le commandement de la Drôme lui est retiré, et il reçoit celui du département du Mont-Blanc le 18 mai.

Au second retour du roi, compris dans l'ordonnance du 24 juillet 1815, il se constitue prisonnier à Grenoble. Amené à Paris, il est jugé par le deuxième conseil de guerre permanent, et condamné à mort le 24 mars 1816. Il se pourvoit aussitôt en grâce. Louis XVIII commue sa peine en une détention de dix ans dans une prison d'État, et il part pour la citadelle de Besançon.

Le duc d'Angoulême étant passé quelques mois après dans cette ville, et sachant l'état de dénuement du général, lui fait remettre une somme de 800 francs, montant du premier semestre d'une pension sur sa cassette.

À la demande du prince, le roi lui fait le 16 juillet 1817, remise du temps de détention qu'il a encore à courir, et le rétablit dans son grade et dans la jouissance de sa retraite. Debelle écrit aussitôt au duc d'Angoulême et au ministre de la guerre pour protester de sa reconnaissance et de son dévouement au roi et à la famille royale, ce qu'il a déjà fait au moment de son emprisonnement dans un Mémoire fort étendu, explicatif de sa conduite.

Il est mort le 19 juillet 1826.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Ornements extérieurs Barons de l'Empire français.svg
Blason famille fr César Alexandre de Belle (baron).svg
Armes du baron de Belle de Gachetière et de l'Empire (décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 5 octobre 1808 (Palais d'Erfurt)

D'azur ; au lion d'argent rampant, à la bande de gueules chargée de trois vases d'or fleuris de même brochant sur le tout, quartier des barons militaires.[2]

Livrées : bleu et jaune[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Six, Dictionnaire biographique des Généraux et Amiraux français de la révolution et de l'empire (1792-1814), Gaston Saffroy, Paris, 1974, tome 1 page 300
  2. a et b PLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).

Source[modifier | modifier le code]