Cécile Rol-Tanguy

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Cécile Rol-Tanguy
Cecile Rol-Tanguy 25-08-2012 (cropped).jpg
Cécile Rol-Tanguy à Paris en 2012.
Biographie
Naissance
(100 ans)
RoyanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marguerite Marie Cécile Le BihanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
RésistanteVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Autres informations
Parti politique
Distinctions

Cécile Rol-Tanguy, née Marguerite Le Bihan le à Royan, est une résistante française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille, formation et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Elle est la fille de François Le Bihan, syndicaliste, cofondateur du Parti communiste français (PCF), qui sera déporté à Auschwitz dans le convoi des 45000, et de Germaine Jaganet[1].

Après l'obtention de son brevet élémentaire à 16 ans, elle est formée au métier de sténodactylographe et suit un stage au secrétariat administratif du syndicat Confédération générale du travail (CGT) de la Compagnie parisienne de distribution d'électricité (CPDE). En , elle est engagée au syndicat des métaux CGT d'Île-de-France, dont le secrétaire n'est autre qu'Henri Tanguy.

Engagement[modifier | modifier le code]

Elle milite à l'Union des jeunes filles de France et participe à des réunions du Comité d'aide à l'Espagne républicaine, puis elle adhère au Parti communiste en 1938. Elle devient la marraine de guerre d'Henri Tanguy, engagé dans les Brigades internationales et qu'elle épouse le . Ils auront cinq enfants : Hélène, universitaire, Jean, journaliste[2], Claire et Francis, haut fonctionnaire[3],[4]; ainsi que Françoise, morte en bas âge[5].

Au début de , elle entre dans la clandestinité ; Henri, une fois démobilisé, la rejoint à Paris. Elle devient agent de liaison et prend les surnoms de « Jeanne », « Yvette » et « Lucie »[6]. Seul Maillard connaît leur véritable nom et leur adresse.

C'est elle qui, notamment, informe Jean-Pierre Timbaud qu'il est recherché[7]. Elle cache des armes dans le landau de ses enfants[8]. Le , elle rédige, sous la dictée d'Henri, l'appel à l'insurrection des Parisiens.

Le 26 août, elle assiste au défilé du général de Gaulle sur les Champs-Élysées[9].

Après la guerre : transmission[modifier | modifier le code]

Cécile Rol Tanguy devient co-présidente de l’association Les Amis des combattants de l'Espagne république, ACER, dont sa fille, Claire, deviendra Secrétaire générale. Elle prend l'engagement, avec son mari, de rester adhérente du PCF et abonnée à L'Humanité jusqu'à sa mort. Henri Rol-Tanguy meurt en 2002.

En , elle salue avec Odette Nilès dans une tribune dans Le Monde la décision du transfert des cendres de Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay au Panthéon[10].

Le , elle participe aux commémorations organisées à l'occasion de la journée nationale de la Résistance[11].

Décorations[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick Barbéris, Cécile Rol-Tanguy, une combattante de la liberté, 2004
  • Jorge Amat, Les Témoins de la Libération de Paris, 2004
  • Vincent Goubet, Faire quelque chose, 2013
  • Pierre Hurel, Résistantes, 2015

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]