Cécile Chaminade

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Cécile Chaminade
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Cécile Chaminade

Naissance
Paris, Drapeau de la France France
Décès (à 86 ans)
Monte-Carlo, Drapeau de Monaco Monaco
Activité principale Compositrice et pianiste
Style
Lieux d'activité France, Angleterre
Années d'activité 1880-1925
Formation Benjamin Godard (composition)
Maîtres Camille Saint-Saëns, Emmanuel Chabrier et Georges Bizet
Distinctions honorifiques Chevalier de la Légion d'honneur (1913)
Signature de Cécile Chaminade

Cécile Louise Stéphanie Chaminade est une compositrice et pianiste française née à Paris le et morte à Monte-Carlo le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Née dans une famille aisée, Cécile Chaminade révèle très jeune des dons musicaux que sa famille s'empresse de cultiver. Elle travaille en privé avec Le Couppey, Augustin Savard, et Martin-Pierre Marsick. Elle étudie avec Benjamin Godard la composition. Elle reçoit les encouragements de Camille Saint-Saëns[réf. nécessaire], Emmanuel Chabrier[réf. nécessaire] tandis que Georges Bizet, un ami de la famille, l'encourage à se présenter au Conservatoire[1]. À dix-huit ans, elle donne son premier concert[2].

En 1901 elle épouse Louis-Mathieu Carbonel, éditeur de musique[3].

Après un timide début avec la première de son Trio no 1 pour violon, violoncelle et piano, opus 11 (1880), elle donne, en 1888, trois partitions symphoniques : le ballet Callirhoë, opus 37 à Marseille, un Concerstück pour piano et orchestre, opus 40[4]et une symphonie dramatique avec chœurs intitulée Les Amazones, opus 26 à Anvers.

Portrait au clavier (1890).

Sa production est importante et on peut citer les ouvrages suivants : une Suite d'orchestre (1881), un opéra-comique La Sévillane opus 10 (1882), un Trio no 2 pour violon, violoncelle et piano, opus 34 (1887) et sur commande du conservatoire un Concertino pour flûte et orchestre, opus 107 sa dernière œuvre symphonique.

Son œuvre comporte également 200 pièces pour piano de style romantique avec, notamment, une Sonate en ut mineur pour piano, opus 21 ; Étude Symphonique, opus 28 ; Six Études de concert, opus 35 (Scherzo, Automne, Impromptu…) ; Les Sylvains, opus 60 ; Arabesque, opus 61 ; Six Romances sans paroles, opus 76 (Méditation, Idylle…) ; Étude mélodique, opus 118 ; Pêcheurs de nuit, opus 127 (no 4 des Poèmes Provençaux) ; Romance, opus 137 ; Au pays dévasté, opus 155 ; Nocturne, opus 165, etc.

Elle compose aussi environ 150 mélodies dans le style de salon.

Elle débute aux États-Unis en interprétant son Concerstück avec l'orchestre de Philadelphie le 7 novembre 1908.

Cécile Chaminade a été une concertiste appréciée particulièrement en France et en Angleterre. Après sa première visite à Londres, elle y revient presque tous les mois de juin dans les années 1890 pour donner un concert annuel, interprétant ses nouvelles chansons et ses œuvres pour piano, engageant des amis tels que Blanche Marchesi et Pol Plançon pour les chanter[5].

Elle est enterrée au cimetière de Passy[6].

Elle est officier d'Académie (30 janvier 1886), officier de l'Instruction publique (30 janvier 1892) et décorée dans l'ordre national de la Légion d'honneur avec le grade de chevalier[7], la même année que Jacques Isnardon (promotion du 14 juillet 1913)[8]. Elle est la première musicienne à recevoir cette distinction.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Œuvres avec numéro d'opus[modifier | modifier le code]

  • Op. 3, Scherzo-étude
  • Op. 4, Caprice-étude
  • Op. 5, Menuet
  • Op. 6, Berceuse
  • Op. 7, Barcarolle
  • Op. 8, Chaconne (1879)
  • Op. 9, 2 pièces : 1 (sol majeur) Pièce romantique (1880), 2 Gavotte
  • Op. 10, Scherzando
  • Op. 11, Trio avec piano #1 (sol mineur) : 1 allegro ; 2 andante ; 3 presto leggiero ; 4 allegro molto agitato (1881)
  • Op. 12, Pastorale enfantine (1881)
  • Op. 18, Capriccio pour violon et piano (1881)
  • Op. 19, La Sévillane, ouverture
  • Op. 21, Sonate (ut mineur): 1 allegro appassionato ; 2 andante ; 3 allegro (1881)
  • Op. 22, Orientale
  • Op. 23, Menuet (si mineur) (1881)
  • Op. 24, Libellules (1881)
  • Op. 25, Deux morceaux : 1 Duetto ; 2 Zingara
  • Op. 28, Étude symphonique (si bémol majeur) (1883)
  • Op. 29, Sérénade (ré majeur) (1884)
  • Op. 30, Air de ballet (sol majeur) (1884)
  • Op. 31, Trois morceaux pour violon et piano: 1 andantino ; 2 romanza (andante) ; 3 bohémienne (allegretto) (1884)
  • Op. 32, Guitare[9] (1885)
  • Op. 33, Valse caprice (1885)
  • Op. 35, 6 études de concert : 1 (ut majeur) Scherzo ; 2 (ré bémol majeur) Automne ; 3 Fileuse ; 4 Appassionato 5 (fa majeur) Impromptu ; 6 (ré majeur) Tarantelle (1886)
  • Op. 34, Trio avec piano #2 (ut mineur) : 1 allegro moderato ; 2 lento ; 3 allegro energico (1887)
  • Op. 36, 2 pièces : 1 ; 2 Pas des cymbales (1887)
  • Op. 37, Airs de Ballet : 1 ; 2 Pas des amphores ; 3 Pas des écharpes ; 4 Callirhöe ; 5 Danse pastorale (1888)
  • Op. 38, Marine (1887)
  • Op. 39, Toccata (1887)
  • Op. 40, Concertstück pour piano et orchestre
  • Op. 41, Air de ballet. Pierrette (mi bémol majeur) (1889)
  • Op. 42, Les Willis, caprice (1889)
  • Op. 43, Gigue (ré majeur) (1889)
  • Op. 50, La lisonjera (sol bémol majeur) (1890)
  • Op. 51, La livry, air de ballet (1890?)
  • Op. 52, Capriccio appassionato (1890)
  • Op. 53, Arlequine (fa majeur) (1890)
  • Op. 54, Caprice espagnol. Lolita (ré bémol majeur) (1890)
  • Op. 55, 6 pièces romantiques: 6 rigaudon (1890)
  • Op. 56, Scaramouche (1890)
  • Op. 57, Havanaise (1891)
  • Op. 58, Mazurk suédoise (1891)
  • Op. 60, Les sylvains (1892)
  • Op. 61, Arabesque (1892)
  • Op. 66, Studio (1892)
  • Op. 67, Caprice espagnol. La morena (1892)
  • Op. 73, Valse carnavalesque (1894)
  • Op. 74, Pièce dans le style ancien (1893)
  • Op. 75, Danse ancienne (1893)
  • Op. 76, 6 romances sans paroles : 1 souvenance ; 2 (mi majeur) élévation ; 3 idylle ; 4 églogue ; 5 chanson bretonne ; 6 méditation (1894)
  • Op. 77, Deuxième valse(1895)
  • Op. 78, Prélude (1895)
  • Op. 80, Troisième valse brillante (1898)
  • Op. 81, Terpsichore, sixième air de ballet (1896)
  • Op. 82, Chanson napolitaine (1896)
  • Op. 83, Ritournelle (1896)
  • Op. 84, Trois préludes mélodiques (1896)
  • Op. 85, Vert-Galant (1896)
  • Op. 86, Romances sans paroles: 1 souvenance ; 2 élévation ;
  • Op. 87, 6 pièces humoristiques: 2 sous bois ; 3 inquiétude ; 4 autrefois ; 5 consolation ; 6 norvégienne (1897)
  • Op. 88, Rimembranza (1898)
  • Op. 89, thème varié (la majeur) (1898)
  • Op. 90, Légende (1898)
  • Op. 91, Valse #4 (ré dièse mineur) (1898)
  • Op. 92, Deuxième arabesque (1898)
  • Op. 93, Valse humoristique (1906)
  • Op. 94, Havanaise #2 danse créole (1898)
  • Op. 95, Trois danses anciennes : 1 passepied ; 2 pavane ; 3 courante (1899)
  • Op. 97, Rondeaux pour violon et piano (1899)
  • Op. 98, 6 feuillets d’album: 1 promenade ; 2 scherzetto ; 3 (ré bémol majeur) élégie ; 4 valse arabesque ; 5 chanson russe ; 6 rondo allègre (1900)
  • Op. 99, 6 pièces : L'Etoile ; Les Humbles ; Les Pêcheurs ; La Jeune Fille ; Les Petits Enfants ; Sainte Madeleine
  • Op. 101, L’Ondine[9] (1900)
  • Op. 103, Moment musical (1900)
  • Op. 104, Tristesse (ut dièse mineur) (1901)
  • Op. 105, Divertissement (1901)
  • Op. 106, Expansion (1901)
  • Op. 107, Concertino pour flûte et orchestre en ré majeur (1902)
  • Op. 108, Agitato (1902)
  • Op. 109, Cinquième valse (1903)
  • Op. 110, Novelette (1902)
  • Op. 111, Souvenir lointains (1911)
  • Op. 112, Sixième valse, valse-ballet (1904)
  • Op. 113, Caprice humoristique (1904)
  • Op. 114, pastorale (1904)
  • Op. 115, Valse #7 valse romantique (1905)
  • Op. 116, Sous le masque (1905)
  • Op. 118, Étude mélodique (sol bémol majeur) (1906)
  • Op. 119, Valse tendre (fa majeur) (1906)
  • Op. 120, Variations sur un thème original(1906)
  • Op. 122, 3 contes bleus : 2 (1906)
  • Op. 123, Album d’enfants : 2 intermezzo, Pas de sylphes ; 4 rondeau ; 5 gavotte ; 9 orientale ; 10 tarantelle (1906)
  • Op. 124, Étude pathétique (si mineur) (1906)
  • Op. 126, Album d’enfants : 1 idylle ; 2 aubade ; 3 rigaudon ; 4 Églogue ; 5 ballade ; 6 scherzo-valse ; 7 élégie ; 8 novelette ; 9 patrouille ; 10 villanelle ; 11 conte de fées ; 12 valse mignonne (1907)
  • Op. 127, 4 poèmes provençaux : 1 dans la lande ; 2 solitude ; 3 le passé ; 4 pêcheurs de nuit (1908)
  • Op. 130, Passacaille (mi majeur) (1909)
  • Op. 131, Marche américaine[9] (1921)
  • Op. 134, Le Retour (1909)
  • Op. 137, Romance (ré majeur) (1910)
  • Op. 139, Étude scolastique (1910)
  • Op. 142, Sérénade aux étoiles (1911)
  • Op. 143, Cortège (1911)
  • Op. 148, Scherzo-valse (1913)
  • Op. 155, Au pays dévasté (1919)
  • Op. 158, Danse païenne (1919)
  • Op. 160, Les Sirènes (1920)
  • Op. 164, Air à danser (1923)
  • Op. 150, Sérénade espagnole (1925)
  • Op. 165, Nocturne (1925)
  • Op. 167, Messe pour deux voix égales

Œuvres sans numéro d'opus[modifier | modifier le code]

  • Les Rêves (1876)
  • Te souviens-tu ? (1878)
  • Auprès de ma mie (1888)
  • Voisinage (1888)
  • Nice-la-belle (1889), mélodie pour voix et piano sur un texte d'Auguste Marin et dédiée à Rose Delaunay[10].
  • Rosemonde (1890)
  • L’Anneau d’argent (1891) - poème de Rosemonde Gérard
  • Plaintes d’amour (1891)
  • Viens, mon bien-aimé! (1892)
  • L’Amour captif (1893) - poème de Thérèse Maquet
  • Ma première lettre (1893)
  • Malgré nous! (1893)
  • Si j’étais jardinier (1893)
  • L’Été (1894)
  • Mignonne (1894) - poème de Pierre de Ronsard
  • Sombrero (1894)
  • Villanelle (1894)
  • Espoir (1895)
  • Ronde d’amour (1895)
  • Chanson triste (1898)
  • Mots d’amour (1898)
  • Alleluia (1901)
  • Au firmament (1901)
  • Écrin ! (1902)
  • Bonne humeur! (1903)
  • Menuet (1904)
  • La Lune paresseuse (1905)
  • Je voudrais (1912)
  • Attente au pays de Provence (1914)

Enregistrements[modifier | modifier le code]

Cécile Chaminade a enregistré plusieurs pièces sur rouleaux[11].

Discographie[modifier | modifier le code]

L'ensemble vocal féminin amateur Ligérianes a produit un CD de 16 chants jamais enregistrés (dont les poèmes évangéliques) pour chœur de femmes et piano (pianiste Léa Ravaud) en novembre 2011[12].

Morceau de Concert en ut dièse mineur, op.40 (+ Amy Beach,Concerto pour piano & orchestre en ut dièse mineur, op.45 & Dorothy Howell, Concerto pour piano en ré mineur) : Danny Driver (piano) & Rebecca Miller (direction d'orchestre) BBC Scottish Symphony Orchestra, 1 CD HYPERION CDA68130 2017 (Ce CD est un hommage à l'attention de la journée de la femme du 08 mars 2017 et pour marquer cette occasion, la sortie de ce soixante-dixième volume de la Collection Hypérion : "Le Concerto romantique pour piano", leur a été privilégiée)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Florence Launay, Les Compositrices en France au XIXe siècle, Paris, Fayard, , p. 48.
  2. Les Femmes compositeurs, p. 38.
  3. Dossier Léonore, pièce 22.
  4. Actuellement en CD VoxBox CDX 5110 - French Piano Concertos - 1980.
  5. (en) Jonathan Summers, « Cecile Chaminade », NAXOS, Naxos (consulté le 26 février 2014)
  6. « Cimetière de la 13ème division »
  7. « Cécile Chaminade, épouse Carbonel », base Léonore, ministère français de la Culture
  8. « Les nouveaux décorés », Le Monde artiste : théâtre, musique, beaux-arts, littérature,‎ (ISSN 2427-5212, notice BnF no FRBNF32818188) disponible sur Gallica
  9. a b et c Disponible en version midi par Terry Smythe sur Early women masters.
  10. (it) « Cécile Chaminade : elenco delle composizioni », sur L'Orchestra virtuale del Flaminio
  11. On peut en entendre 3 sur Early women masters.
  12. Voir sur evfn.fr.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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