Cædmon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ce monument à la mémoire de Cædmon a été érigé dans le cimetière de l'église Sainte-Marie à Whitby en 1898.

Cædmon est un poète anglo-saxon de la deuxième moitié VIIe siècle. C'est le plus ancien poète anglais de langue vernaculaire dont le nom soit connu. Son histoire n'est connue que par Bède le Vénérable, d'après qui Cædmon, simple serviteur à l'abbaye de Whitby, aurait découvert l'art de la composition dans un rêve d'inspiration divine. Il serait ensuite devenu un moine zélé et un poète chrétien prolifique.

Cædmon fait partie des douze poètes anglo-saxons dont le nom est connu. De son œuvre ne subsiste qu'un seul poème, l'Hymne de Cædmon, une louange de neuf vers adressée au Créateur. Il s'agit d'un des plus anciens poèmes connus en vieil anglais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le récit de Bède[modifier | modifier le code]

L'unique source primaire concernant la vie et l'œuvre de Cædmon est l'Histoire ecclésiastique du peuple anglais de Bède le Vénérable. D'après Bède, Cædmon est un frère lai qui s'occupe des bêtes au monastère de Streonæshalch (l'abbaye de Whitby). Un soir, alors que les moines font la fête en chantant et en jouant de la harpe, Cædmon se retire tôt pour aller dormir avec les animaux, car il ne connaît aucune chanson et ne sait pas comment en composer une. Dans son sommeil, il rêve qu'un homme lui demande de chanter « le commencement des créatures ». Après avoir refusé, il finit par composer un bref éloge en vers de Dieu, créateur de la terre et des cieux[1].

Le lendemain matin, lorsqu'il se réveille, Cædmon se souvient parfaitement de son poème. Il y ajoute quelques vers supplémentaires avant d'en parler à son supérieur, qui le conduit devant l'abbesse. Après avoir été interrogé par l'abbesse et ses conseillers, Cædmon est mis à l'épreuve : il doit composer un second poème à partir d'un passage de la Bible. Il s'exécute le lendemain et se voit invité à prononcer ses vœux monastiques. L'abbesse ordonne aux érudits du monastère d'enseigner à Cædmon la doctrine chrétienne et l'histoire de cette religion, dont il fait d'admirables poèmes. Bède le crédite d'un grand nombre de poèmes en vieil anglais sur divers sujets religieux, et précise qu'il n'a jamais composé sur d'autres sujets[1].

Au terme d'une vie longue et pieuse, Cædmon est frappé d'une maladie qui lui laisse l'usage de la parole. Ayant pressenti l'heure de sa mort, il demande à être amené dans l'hospice de l'abbaye, où il expire entouré de ses proches après avoir reçu l'eucharistie[1]. Il est qualifié de saint dans les Acta Sanctorum, avec une fête le 11 février, en accord avec le English Martyrologe de John Wilson, paru en 1640. Néanmoins, Cædmon ne figure pas dans le calendrier des saints de l'abbaye de Whitby, alors même qu'il accorde une place importante aux saints régionaux, ce qui tend à prouver qu'on ne lui a jamais rendu de culte[2].

Les historiens n'acceptent pas tous les détails de l'histoire de Bède, notamment l'inspiration divine de Cædmon, mais l'existence d'un poète portant ce nom n'est pas remise en doute. Prise dans le contexte d'un monde chrétien où les miracles sont considérés comme une possibilité, cette histoire prouve que Bède considérait Cædmon comme un personnage important dans l'histoire religieuse et intellectuelle de l'Angleterre[3].

Dates[modifier | modifier le code]

Le récit de Bède ne mentionne aucune date, mais il implique que Cædmon a vécu à Whitby au moins en partie à l'époque de la fondatrice du monastère, l'abbesse Hilda, soit entre 657 et 680. L'Histoire ecclésiastique semble également impliquer que la mort de Cædmon s'est produite à la même époque que l'incendie de l'abbaye de Coldingham, un événement daté de 679 dans la Chronique anglo-saxonne, mais que Bède situe après 681[4],[5]. Néanmoins, il est possible que le texte de Bède fasse allusion à la carrière de poète de Cædmon en général, et non à sa mort en particulier. Quoi qu'il en soit, l'Histoire ecclésiastique se poursuit avec l'attaque menée par le roi Ecgfrith de Northumbrie en Irlande en 684. Cædmon aurait donc composé ses poèmes dans une fourchette débutant entre 657 et 680 et s'achevant entre 679 et 684.

Les autres sources médiévales[modifier | modifier le code]

Les ruines de l'abbaye de Whitby.

On ne connaît pas d'autre récit de la vie de Cædmon. En fait, la seule source anglaise antérieure au XIIe siècle qui le mentionne est une traduction en vieil anglais de l'Histoire ecclésiastique de Bède, réalisée au Xe siècle. Cette traduction contient plusieurs détails qui ne figurent pas dans le texte latin original. Elle précise notamment la « honte » ressentie par Cædmon avant sa vision, lorsqu'il se montre incapable de composer la moindre chanson, et suggère également que les poèmes qu'il compose par la suite ont été copiés par les scribes du monastère « de sa bouche »[6]. Ces différences sont typiques du travail du traducteur anonyme de Bède, et il n'est pas nécessaire de postuler l'existence d'une tradition anglaise distincte de celle de Bède pour les expliquer[7],[8].

Une allusion possible à Cædmon figure dans deux textes en latin associés à Heliand, un poème en vieux saxon. Ces textes, Præfatio (« Préface ») et Versus de Poeta (« Vers à propos du poète »), expliquent l'origine de cette traduction biblique dans un langage qui rappelle beaucoup le récit que fait Bède de la carrière de Cædmon, au point de lui être parfois identique[9],[10]. D'après la Præfatio en prose, Heliand est l'œuvre d'un poète célèbre, réalisée à la demande de l'empereur Louis le Pieux. Elle ajoute que ce poète ne savait pas versifier avant de se voir ordonner, dans un rêve, de traduire les préceptes sacrés en langue vernaculaire. Les Versus de Poeta décrivent plus en détail le rêve et précisent que le poète était à l'origine un simple berger, qui a reçu l'inspiration d'une voix divine dans son sommeil. Bien que ces textes ne soient connus que par l'édition de Flacius Illyricus, un érudit du XVIe siècle, ils sont généralement considérés comme des œuvres du Moyen Âge[11]. Leur dette apparente envers l'histoire de Cædmon constitue un reflet de l'influence connue de la poésie biblique anglo-saxonne sur les premiers stades des littératures germaniques sur le continent[12].

Découvertes modernes[modifier | modifier le code]

L'unique élément que les chercheurs modernes ont pu ajouter au récit de Bède concerne le nom même de Cædmon et ses origines celtiques. Bède a beau préciser explicitement que l'anglais est la langue de Cædmon, son nom provient du proto-gallois *Cadṽan, lui-même dérivé du brittonique *Catumandos[13]. Cette étymologie implique peut-être que Cædmon était bilingue, d'autant que l'abbesse Hilda entretenait des relations étroites avec les hauts cercles politiques et religieux celtiques. L'existence d'analogues distants de l'hymne de Cædmon dans la poésie vieil-irlandaise[14],[15]. Mais le nom du poète pourrait également constituer une allusion onomastique à Adam Kadmon, « l'homme originel » d'après la Kabbale, auquel cas toute son histoire serait purement allégorique[16].

Sources et analogues[modifier | modifier le code]

Contrairement à son habitude dans le reste de l'Histoire ecclésiastique, Bède ne cite pas ses sources pour l'histoire de Cædmon. Cette absence de sources se retrouve néanmoins dans d'autres histoires liées à l'abbaye de Whitby. Il est possible qu'il se soit appuyé sur une tradition préservée dans son propre monastère de Wearmouth-Jarrow. C'est peut-être ce manque qui a incité de nombreux chercheurs, dès les années 1830, à chercher de possibles sources au récit de Bède, ou bien des récits analogues. Des parallèles ont été dressés avec des histoires très diverses, provenant de la Bible et de la littérature antique, des récits des Aborigènes d'Australie, des Amérindiens et des Fidjiens, des comptes-rendus de la conversion des Xhosa en Afrique du Sud, des biographies des poètes romantiques anglais ou encore des traditions religieuses hindoue et musulmane[17],[18],[3].

Pour les premiers à s'être penchés sur le sujet, comme Francis Palgrave par exemple, l'objectif était de découvrir la source utilisée par Bède pour l'histoire de Cædmon, ou à défaut, de prouver sa nature générique afin de lui nier toute valeur historiographique[19]. En fin de compte, ces recherches ont permis de démontrer le caractère unique du récit de Bède : aucun des analogues identifiés ne lui correspond à plus de 50 % environ[18],[3].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Un corpus perdu[modifier | modifier le code]

D'après Bède, Cædmon est l'auteur d'un grand nombre de poèmes religieux en vieil anglais. Contrairement à Aldhelm et Dunstan, il ne compose que des vers religieux. Bède offre une liste de sujets abordés par Cædmon : des récits de la Création, des traductions de l'Ancien et du Nouveau Testament et des descriptions de l'Enfer, du Paradis et du Jugement dernier. Il ne subsiste qu'un seul poème de ce corpus, le premier qu'il ait composé, traditionnellement appelé Hymne de Cædmon. Les quatre poèmes qui figurent dans le manuscrit Junius, qui semblent correspondre à la description de l'œuvre de Cædmon par Bède, lui ont été attribués par le passé, au point que ce codex a également été appelé « manuscrit Cædmon ». Cette attribution n'est plus considérée comme crédible aujourd'hui, car les poèmes du manuscrit Junius présentent d'importantes différences entre eux et avec l'Hymne[20]. Ni leur contenu, ni leur ordre ne permet de les relier à la description faite par Bède : les trois premiers suivent l'ordre biblique, et même si le dernier, Christ et Satan, reprend des thèmes mentionnés par Bède, la correspondance n'est pas suffisante pour établir un lien. Il est même possible que cette description ne soit pas fondée sur l'œuvre de Cædmon, mais que Bède se soit contenté d'énumérer les sujets jugés appropriés pour un poète chrétien[21], ou bien relevant du catéchisme[22]. Des influences similaires ont pu présider à la compilation du manuscrit Junius[23].

L'Hymne de Cædmon[modifier | modifier le code]

Copie de l’Hymne de Caedmon dans le Bède de Moore.

La seule œuvre de Cædmon qui soit parvenue jusqu'à nous est connue sous le titre d'Hymne de Cædmon, un poème en vieil anglais de neuf vers dédié à la gloire de Dieu, qu'il aurait appris au cours de son rêve. Ce poème est l'un des plus anciens textes connus en vieil anglais, avec les inscriptions gravées sur la croix de Ruthwell et sur le coffret d'Auzon[3]. C'est aussi l'un des plus anciens exemples attestés de poésie composée dans une langue germanique[24].

Il existe vingt-et-une copies manuscrites de cet Hymne, ce qui en fait le deuxième poème en vieil anglais le mieux attesté, derrière la Chanson de mort de Bède et ses trente-cinq copies. C'est en revanche le mieux attesté si l'on se limite aux manuscrits copiés ou détenus dans les îles Britanniques à l'époque anglo-saxonne[3]. Son histoire textuelle est particulièrement complexe : il est attesté dans deux dialectes (northumbrien et saxon occidental) et cinq recensions différentes. Chacune de ces recensions est connue par au moins trois manuscrits différents. La même expression apparaît ainsi sous les formes aelda barnum (northumbrien), ylda bearnum (saxon), eordu barnum (northumbrien), eorðan bearnum (saxon) et eorðe bearnum (saxon), les deux premières signifiant « enfants des hommes » et les trois dernières « enfants de la Terre »[3]. Les plus anciennes versions connues du poème, qui figurent dans le Bède de Moore, (Bibliothèque de l'université de Cambridge Kk. 5. 16) et le Bède de Saint-Pétersbourg (Bibliothèque nationale russe, lat. Q. v. I. 18), deux manuscrits du milieu du VIIIe siècle, présentent la forme northumbrienne aelda barnum. Cela n'implique pas pour autant qu'il s'agissait de la forme originale du poème[3].

Toutes les copies du poème figurent dans des manuscrits de l'Histoire ecclésiastique. Dans les versions latines, elles figurent en glose de la traduction du poème original par Bède, tandis que dans les manuscrits de la traduction en vieil anglais, elles remplacent complètement le texte latin. La transmission de l'Hymne semble néanmoins s'être longtemps effectuée indépendamment de l'œuvre de Bède, car les copies du texte vernaculaire qui figurent dans les manuscrits en latin sont généralement ajoutées ultérieurement, par un scribe différent. Même dans les cas où c'est le même scribe qui s'en charge, rien ne permet vraiment d'affirmer qu'il recopiait le poème depuis la même source que l'Histoire ecclésiastique : il existe des exemplaires très similaires du texte de Bède qui contiennent des versions très différentes du poème vieil-anglais.

Le statut du poème vieil-anglais reste débattu. Certains critiques considèrent que le texte qui nous est parvenu n'est en fait qu'une retraduction de la version latine proposée par Bède, et non l'œuvre originale de Cædmon. Cette théorie n’est cependant pas acceptée par tous, car le texte ne présente aucune des maladresses qu'on pourrait attendre d’une double traduction.

Texte northumbrien du Bède de Moore Texte saxon de la traduction vieil-anglaise de Bède Texte latin de Bède Traduction du texte latin de Bède[25]

Nū scylun hergan hefaenrīcaes uard,
metudæs maecti end his mōdgidanc,
uerc uuuldurfadur, suē hē uundra gihuaes,
ēci Dryctin, or āstelidæ.
Hē aērist scōp aelda barnum
heben til hrōfe hāleg scepen;
thā middungeard monncynnæs uard,
ēci Dryctin, æfter tīadæ
fīrum foldu, frēa allmectig.

Nū sculon herigean heofonrīces weard,
meotodes meahte ond his mōdgeflanc,
weorc wuldorfæder, swā hē wundra gehwæs,
ēce Drihten, or onstealde.
Hē ǣrest sceōp eorðan bearnum
heofon tō hrōfe, hālig scyppend;
þā middangeard monncynnes weard,
ēce Drihten, æfter tēode
fīrum foldan, frēa ælmihtig.

Nunc laudare debemus auctorem regni caelestis, potentiam creatoris, et consilium illius facta Patris gloriae: quomodo ille, cum sit aeternus Deus, omnium miraculorum auctor exstitit; qui primo filiis hominum caelum pro culmine tecti dehinc terram custos humani generis omnipotens creavit. Maintenant nous devons louer le Créateur du royaume céleste, la puissance du créateur et son conseil, les actes du Père de gloire[N 1]. Comment Lui, le Dieu éternel, devint-Il l'auteur de tous ces miracles : d'abord, pour les enfants des hommes[N 2], Il disposa le ciel pour couvrir d'un toit leur maison ; après quoi, le tout-puissant Proteceur du genre humain créa la terre.
  1. Il est également possible que « l'œuvre » soit le sujet de la première phrase, ce qui donnerait la traduction suivante : « Maintenant l'œuvre du Père de gloire doit louer le Créateur du royaume céleste, la puissance du créateur et son conseil. ». Cf. Mitchell 1985, Ball 1985, p. 39-41 et Howlett 1974, p. 6.
  2. Ou « les enfants de la Terre » dans les recensions eorðan, eorðe et eordu.

Références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Cædmon » (voir la liste des auteurs).

  1. a, b et c Bède le Vénérable 1995, Livre IV, chapitre 24, p. 282-285.
  2. Stanley 2004.
  3. a, b, c, d, e, f et g O'Donnell 2005.
  4. Ireland 1986, p. 228.
  5. Dumville 1981, p. 148.
  6. Opland 1980, p. 111-120.
  7. Whitelock 1963.
  8. Wrenn 1946, p. 281.
  9. Smith 1978, p. 13-14.
  10. Plummer 1896, p. 255-258.
  11. Andersson 1974.
  12. Green 1965, p. 286-294.
  13. Jackson 1953, p. 554.
  14. Ireland 1986, p. 238.
  15. Schwab 1972, p. 48.
  16. O'Hare 1992, p. 350-351.
  17. Pound 1929.
  18. a et b Lester 1974.
  19. Palgrave 1832.
  20. Wrenn 1946.
  21. Fritz 1969, p. 336.
  22. Day 1975, p. 54-55.
  23. Day 1975, p. 55.
  24. Stanley 1995, p. 139.
  25. Bède le Vénérable 1995, Livre IV, chapitre 24, p. 283.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • (en) T. M. Andersson, « The Cædmon Fiction in the Heliand Preface », Publications of the Modern Language Association, no 89,‎ , p. 278-284.
  • Bède le Vénérable (trad. Philippe Delaveau), Histoire ecclésiastique du peuple anglais, Gallimard, coll. « L'Aube des peuples », (ISBN 2-07-073015-8)
  • (en) V. Day, « The Influence of the Catechetical Narratio on Old English and Some Other Medieval Literature », Anglo-Saxon England, no 3,‎ , p. 51-61.
  • (en) David Dumville, « 'Beowulf' and the Celtic World: The Uses of Evidence », Traditio, no 37,‎ , p. 109-160.
  • (en) D. W. Fritz, « Cædmon: A Traditional Christian Poet », Mediaevalia, no 31,‎ , p. 334-337.
  • (en) D. H. Green, The Carolingian Lord: Semantic Studies on Four Old High German Words, Cambridge University Press, .
  • (en) C. A. Ireland, The Celtic Background to the Story of Cædmon and his Hymn, University of California at Los Angeles, .
  • (en) K. Jackson, Language and History in Early Britain, Edinburgh University Press, .
  • (en) G. A. Lester, « The Cædmon Story and Its Analogues », Neophilologus, no 58,‎ , p. 225-236.
  • (en) Bruce Mitchell, « Cædmon's Hymn line 1: What is the subject of scylun or its variants? », Leeds Studies in English, no 16,‎ , p. 190-197.
  • (en) Daniel Paul O'Donnell, Cædmon's Hymn: A Multi-media Study, Edition and Archive, Medieval Academy of America / Boydell and Brewer, coll. « SEENET Series » (no A.8),
  • (en) C. O'Hare, « The Story of Cædmon: Bede's Account of the First English Poet », American Benedictine Review, no 43,‎ , p. 345-357.
  • (en) J. Opland, Anglo-Saxon Oral Poetry: A Study of the Traditions, Yale University Press, .
  • (en) A. H. Smith, Three Northumbrian Poems: Cædmon's Hymn, Bede's Death Song and the Leiden Riddle, University of Exeter Press, .
  • (en) E. G. Stanley, « Cædmon (fl. c.670) », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, (lire en ligne) (inscription nécessaire).
  • (en) Dorothy Whitelock, « The Old English Bede », dans Proceedings of the British Academy, vol. 48, , p. 57-93.
  • (en) C. L. Wrenn, « The Poetry of Cædmon », dans Proceedings of the British Academy, vol. 32, , p. 277-295.

Liens externes[modifier | modifier le code]