Buxières-les-Mines

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Buxières-les-Mines
Buxières-les-Mines
La rue du bourg.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Moulins
Intercommunalité Communauté de communes du Bocage Bourbonnais
Maire
Mandat
Brigitte Olivier
2021-2026
Code postal 03440
Code commune 03046
Démographie
Gentilé Buxiérois[1]
Population
municipale
1 010 hab. (2020 en diminution de 4,72 % par rapport à 2014)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 28′ 08″ nord, 2° 57′ 38″ est
Altitude Min. 239 m
Max. 391 m
Superficie 46,95 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bourbon-l'Archambault
Législatives Première circonscription
Localisation
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Buxières-les-Mines est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le bourg de Buxières est établi sur un éperon dominant le cours du Bandais, affluent de l'Aumance.

Ses communes limitrophes sont[2] :

Géologie[modifier | modifier le code]

La carrière des Rocs a produit diverses espèces minérales en cristaux, principalement de la très belle fluorine violette en boule, mais aussi de la sphalérite, de la galène et de la cérusite[3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Buxières-les-Mines est une commune rurale[Note 1],[4]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[5],[6]. La commune est en outre hors attraction des villes[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (84 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (68 %), zones agricoles hétérogènes (15 %), forêts (13,7 %), zones urbanisées (1,3 %), terres arables (1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

A l'époque gallo-romaine, la présence humaine est attestée par les fouilles menées au lieu-dit de la Chassagne, où l'on exploitait déjà les schistes bitumineux pour la fabrication d'objets divers tels que des bracelets et anneaux[10]. Il y avait une villa romaine près du site de Dorrière.

Au Moyen Âge, on trouve sur le territoire de la commune plusieurs fiefs, dépendant de la châtellenie de Bourbon ou de celles d'Hérisson ou de Murat : Biotière, qui a donné son nom à une importante famille bourbonnaise, Bost, Bouan, Le Bouis, Dorrière ou Aurière, Le Fragne, Froy, dont les châteaux ont disparu, mais dont il reste parfois des vestiges dans des bâtiments de fermes, Ditière ou Guittière et surtout La Condemine et Saragousse. Le bourg était blotti en cercle autour de l'église Saint-Maurice[11].

Pendant la Fronde, le château de La Condemine, aux mains du prince de Condé, est assiégé et pris par le gouverneur du Bourbonnais, Saint-Géran.

Au XIXe siècle, l'exploitation des mines de charbon transforme la commune. C'est en 1880 que Buxières-la-Grue devient Buxières-les-Mines. Le site du puits du Méglin est la dernière mine de charbon privée d'Auvergne (et l’avant dernière du Massif Central) à fermer ses portes, le [12]. La mine est définitivement fermée en 2000.

Transports[modifier | modifier le code]

La gare de Chavenon, située à proximité, était utilisée pour les expéditions du charbon produit dans la mine. Aujourd'hui, il ne reste plus qu'une ligne de car régulière pour le transport des voyageurs en direction de Moulins et de Montluçon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
André Guillaumet PCF Coiffeur retraité
Gilles Denis   Infirmier libéral
François Olivier[13] PCF Agriculteur retraité
Agnès Bounab[14]    
En cours Brigitte Olivier[15] PCF ?  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[17].

En 2020, la commune comptait 1 010 habitants[Note 2], en diminution de 4,72 % par rapport à 2014 (Allier : −2,17 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5656641 3481 4101 7071 7131 6131 6631 662
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7422 4422 6232 6992 9032 8593 0793 1843 096
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 3493 3753 1532 8222 4062 3512 3122 3632 025
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 9491 6611 3791 3801 2411 1801 0971 0891 076
2015 2020 - - - - - - -
1 0651 010-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Des expositions et des animations ont lieu toute l'année dans la salle municipale, organisées par les nombreuses associations locales.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Julius Marcel Léchevin, Histoire de Buxières-les-Mines : petite cité laborieuse au cœur du bocage bourbonnais, 2 vol., Moulins, Ipomée, 1978.
  • Philippe Rouilly, De Buxière-la-Grue à Buxières-les-Mines (Allier), de Saint-Éloy Nord à l'Aumance. Charbon et schistes bitumineux en bocage bourbonnais, Gueules noires et bocage - Souvenirs et patrimoine du mineur, 2012, 212 p., ill. (prix Achard-Gardette 2013).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Buxières-les-Mines (03440) », sur habitants.fr, SARL Patagos (consulté le ).
  2. Géoportail (consulté le 4 mai 2017).
  3. « Fluorine, sphalérite (blende), galène et cérusite de Buxières-les-Mines (Allier – Auvergne) », sur les-mineraux.fr, (consulté le ).
  4. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  5. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. Jacques Corrocher, in Allier. Bourbonnais, Encyclopédie Bonneton, Éd. Christine Bonneton, 1999, p. 17.
  11. René Germain (dir.), Dominique Laurent, Maurice Piboule, Annie Regond et Michel Thévenet, Châteaux, fiefs, mottes, maisons fortes et manoirs en Bourbonnais, Éd. de Borée, , 684 p. (ISBN 2-84494-199-0), p. 30-33.
  12. « Passé industriel : L’exploitation du charbon et des schistes bitumineux », sur Mairie de Buxières-les-Mines.
  13. « Liste nominative des communes de l'Allier » [PDF], Association des maires et présidents de communautés de l'Allier, (consulté le ).
  14. « Agnès Bounab élue maire de Buxières-les-Mines (Allier) », La Montagne, (consulté le ).
  15. « Brigitte Olivier, nouvelle maire de Buxières » Accès libre, La Montagne, (consulté le ).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
  20. Notice no PA00093030, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. Notice no PA00093031, base Mérimée, ministère français de la Culture