Bussière-Saint-Georges

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Bussière-Saint-Georges
Bussière-Saint-Georges
Église Saint-Georges.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Aubusson
Canton Boussac
Intercommunalité Creuse Confluence
Maire
Mandat
Gérard Thomazon
2014-2020
Code postal 23600
Code commune 23038
Démographie
Gentilé Bussiérois, Bussiéroises
Population
municipale
255 hab. (2016 en augmentation de 9,44 % par rapport à 2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 24′ 03″ nord, 2° 08′ 41″ est
Altitude Min. 358 m
Max. 498 m
Superficie 22,45 km2
Localisation

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Bussière-Saint-Georges est une commune française située dans le département de la Creuse, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bussière-Saint-Georges
Vijon
Indre
Saint-Priest-la-Marche
Cher
Nouzerines Bussière-Saint-Georges Saint-Marien
Malleret-Boussac Boussac-Bourg

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Bussière-Nouvelle[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1881 1884 Camille Cousset (1833-1895)   Avocat
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Marcel Deschamps    
mars 2008 En cours Gérard Thomazon DVG Agriculteur retraité

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Parc éolien du Pays de Boussac : en 2012, mise en activité de l'un des deux parcs éoliens (ZDE) de Creuse (7 éoliennes sur le territoire communal, 2 sur le territoire de la commune voisine, Saint-Marien) hauteur des éoliennes 146 mètres, puissance de 2,5 MW par éolienne. Inauguration officielle le 6 septembre 2012 en présence des personnalités du département.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3].

En 2016, la commune comptait 255 habitants[Note 1], en augmentation de 9,44 % par rapport à 2011 (Creuse : -2,5 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
490470440602763803797720694
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
688651654685726712746783798
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
787769734657618602628582513
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
483422355256239184208211244
2016 - - - - - - - -
255--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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L’église de Bussière-Saint-Georges est placée sous le vocable de saint Georges, le saint cavalier pourfendeur du dragon. Bien que le site ait été peuplé dès l’époque gallo-romaine, l’origine de l’église actuelle doit remonter au XIIe siècle comme beaucoup d’églises des environs. La trace visible de cette origine est la présence des modillons sur le haut du mur de l’abside, grossièrement sculptés en forme de visages humains ainsi que celle de quatre petites fenêtres obturées mais encore visibles sur le mur sud de la nef et également sur l’abside. L’ancienne paroisse de Bussière-Saint-Georges était, elle, placée sous la protection des saints Gervais et Protais. Le jour de leur fête, le 19 juin, avaient lieu des foires sur la place du bourg, ainsi que des processions à une source située à une centaine de mètres de l’église et aménagée en lavoir. L’église fut naturellement restaurée à plusieurs reprises, et même, semble-t-il, reconstruite vers 1625 (un graffiti découvert sous les boiseries l’atteste). Les restaurations ultérieures datent de 1842 et 1887. Le clocher est typique des clochers creusois, de plan carré tronconique passant sans transition au plan octogonal.

Devant l’église, côté nord et est, se trouvait l’ancien cimetière, transféré en dehors du bourg sur un terrain offert à la commune par un généreux donateur en 1842. Depuis le XVIIIe siècle, le mouvement de transfert des cimetières à l’extérieur était quasi généralisé. Ce déplacement était rendu ici d’autant plus nécessaire que le sol très rocheux de son emplacement ne permettait que des inhumations à trop faible profondeur. Après le transfert, et du fait du développement de la commune, qui compta jusqu’à 797 habitants à cette époque, il fut question de construire le nouveau presbytère sur cet emplacement mais on dut renoncer à ce projet et le donateur intervint de nouveau pour offrir un terrain un peu excentré par rapport au bourg et le presbytère, qui existe toujours, y fut construit en 1844, favorisé de plus par un don de la reine Marie-Amélie, épouse du roi Louis-Philippe.

Près du jeune tilleul, se trouve une croix de granit, vraisemblablement du XIXe siècle ; elle a été raccourcie d’environ 50 cm à la suite de sa réparation après sa chute dans les années 1980. Devant la croix une pierre plate, de granit elle aussi, dite « pierre des morts » ; c’est en effet sur cette pierre que traditionnellement on posait le cercueil arrivant à l’église. Son extrême simplicité ne permet pas de la dater précisément. Les deux cloches, quant à elles, sont datées comme c’est souvent le cas. L’inscription de la petite cloche nous dit : « L’an 1868, j’ai été bénite par monsieur Jean-Baptiste Justin Peyroux, curé de Bussière-Saint-Georges, monsieur Jean Ladet étant maire, et faite par la générosité des habitants de la paroisse et en particulier de Monsieur Louis Lebas, grand-père du parrain. J’ai eu pour parrain Monsieur Louis Silvain Pascouret, fils de feu Silvain Pascouret et de feue Virginie Marguerite Lebas, et pour marraine Mlle Marie Eugénie Guy, fille de M. Jean Guy et de Madame Françoise Pascouret. Bollée et ses fils, fondeurs à Orléans, 1868 ».

L’inscription de la grosse cloche est la même à l’exception du nom du parrain : Jean Tabourin, fils de M. Tabourin et de Mme Maria Auclerc et du nom de la marraine : Mme Marie Pauline Ladet, fille de M. Antoine Ladet et de Mme Jeanne Debize. À noter que la famille des fondeurs Bollée est installée près d'Orléans, à Saint-Jean-de-Braye (Loiret), depuis 1838 et qu’elle a fourni depuis 40 000 cloches qui sonnent notamment à Amiens, Chartres, Tours, Reims, Solesmes, Dakar, Yamoussoukro, Ottawa, Buffalo, Ho-Chi-Minh-ville, etc.

À l’intérieur, on découvre une disposition classique en croix latine ; on voit nettement la séparation entre la voute du chœur et celle de la nef, mal raccordées au moment d’une reconstruction, vraisemblablement en 1842. La chapelle du Nord est consacrée à la Vierge, celle du Sud à saint Georges. Le grand autel est de style baroque, en bois peint en trompe-l'œil de marbre, du XVIIIe siècle ; il recouvre une très ancienne pierre d’autel en granit ; à son sommet, un reliquaire contient les reliques d’un saint non identifié. Quatre statues de bois ornent l’autel : il s’agit des saints Gervais et Protais, les saints patrons tenant la palme du martyr, de saint Antoine et de saint Roch accompagné de l’ange qui le nourrissait lors de sa maladie (certaines versions le représentent avec un chien qui jouait le même rôle). Des logettes plates sont garnies de deux petites statues, les deux autres ayant disparu en 1973. Sur l’autel de la chapelle sud, se trouve une statue baroque qui est certainement de la même origine que celles de l’autel principal du fait de leur grande ressemblance de traits et de style.

Les autres statues dites « sulpiciennes » sont de la fin du XIXe siècle et représentent sainte Anne et la Vierge, saint Joseph (1893), le Sacré-Cœur, saint François et l’Immaculée-Conception. La statue la plus surprenante est certainement la Pietà, peut-être du XVIIIe siècle ; elle est réalisée en torchis, mélange de paille et de terre non cuite, matériau modeste qui révèle la pauvreté de la paroisse ; elle était à l’origine à la chapelle du Souchet mais a été placée ici pour des raisons de sécurité du fait de la grande vétusté de cette chapelle sise sur le territoire communal. Il faut noter l’étrange changement de l’expression du visage de la Vierge, selon que l’on se place sur sa droite ou sur sa gauche.

Les vitraux figurent la Vierge et saint Georges dans leurs chapelles respectives ainsi que le Saint-Esprit dans l’oculus. Près de la grande porte, un peu surprenant dans ce cadre campagnard, un bénitier richement décoré de feuilles d’acanthes, qui pourrait dater du XVIe siècle ; il en a du moins le style.

  • Chapelle de la Nativité de Notre-Dame, au lieu-dit Le Souchet : (une campagne de mécénat populaire est en cours[Quand ?] en vue de sa restauration)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Camille Cousset (1833-1895) avocat, maire (1881-1884) et député de la Creuse (1885-1893) ; il est inhumé au cimetière de la commune. Sa tombe est encore visible, ainsi que sa maison, au bourg.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]