Bussière-Dunoise

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Bussière-Dunoise
Bussière-Dunoise
Paysage sur la route du Bourg d'Hem à Bussière-Dunoise, vers 1920
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Guéret
Canton Saint-Vaury
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Guéret
Maire
Mandat
Christophe Lavaud
2016-
Code postal 23320
Code commune 23036
Démographie
Gentilé Bussièrois
Population
municipale
1 038 hab. (2017 en diminution de 1,14 % par rapport à 2012)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 15′ 35″ nord, 1° 45′ 48″ est
Altitude Min. 324 m
Max. 615 m
Superficie 41,13 km2
Localisation
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Bussière-Dunoise

Bussière-Dunoise est une commune française située dans le département de la Creuse en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les hameaux de Bussière-Dunoise:

Balsac, Beauvais, Le Bouchaud, Cessac, Les Chaises, Les Champeaux, Châtenet, Le Cherbetoux, Chez-la-Forge, Le Chezeau, La Chezotte, Cornissat, Les Couperies, La Cour, Les Cubes, Drouillat, L'Echorgnat, La Faye, Fontfroide, Fougeras, Le Frais, Fressigne, Les Gouttes, Grand-Bord, Les Granges, Jalletat, La Jaugée, Langledure, Linard, La Mauvy, La Mesure, Monneger, Le Mont, Neuville, Le Moulin Linard, Orfeuille, La Perche, Petit-Bord, Peurousseau, Le Peux, Puy-Jean, Le Rioux, Rissat, La Siauve, la Size, Les Ternes, Venues, La Vergne.

La Brézentine prend sa source sur le territoire de Bussière-Dunoise[1].

Communes limitrophes de Bussière-Dunoise
Saint-Sulpice-le-Dunois La Celle-Dunoise
Naillat Bussière-Dunoise Anzême
Fleurat Saint-Vaury Saint-Sulpice-le-Guérétois

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Georges Aupetit DVD  
mars 2008 octobre 2016 Jean-Pierre Grimaud[2] PS Retraité Fonction publique
octobre 2016 En cours Christophe Lavaud[3]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2017, la commune comptait 1 038 habitants[Note 1], en diminution de 1,14 % par rapport à 2012 (Creuse : -2,37 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1922 1382 0142 5562 8112 9302 8302 8763 034
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 9102 9062 8692 7672 7632 7812 9422 9262 824
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 8352 7812 7212 3032 2402 1622 0291 8701 706
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 6341 4701 3291 2471 1391 0981 0991 0571 041
2017 - - - - - - - -
1 038--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Symphorien[modifier | modifier le code]

L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1969[8].

La stèle Jules Védrines[modifier | modifier le code]

Jules Védrines

Jules Védrines est né le 21 décembre 1881 à La Plaine-Saint-Denis (aujourd'hui quartier de Saint-Denis), près de Paris. Ouvrier, puis metteur au point aux Usines Gnome (Moteur), il est aussi mécanicien du pilote-acteur britannique Robert Loraine, ce qui lui donnera, à son tour, le désir de devenir aviateur. Il passe son brevet de pilote le 7 décembre 1910 à Pau et devient ensuite un "As" de l’aviation. Védrines a été le 1er pilote à dépasser les 100 km/h et le seul à atterrir sur le toit des Galeries Lafayette à Paris, le 19 janvier 1919. Il a gagné la coupe Gordon-Bennet en Amérique, en battant le record de vitesse à 167,8 km/h, le 9 décembre 1912. Son avion était baptisé "La Vache", sûrement en référence au fait qu’il devait souvent "brouter l’herbe et les Marguerites" (ces pionniers de l’aviation ont été nommés "les Faucheurs de Marguerites"). Si Roland Garros était "l’aviateur élégant", Védrines était surnommé "le gavroche sublime", "le Parigot gouailleur ". Il s’est tué à 38 ans, le 21 avril 1919, avec son mécanicien Guillain, à Saint-Rambert-d'Albon (Drôme) lors d’un raid Paris-Rome, à bord d’un bimoteur Caudron C-23 rempli de 1 600 litres d’essence.

Jules Védrines était marié à une Bussiéroise, née Amélie Mélanie Noémie Lejeune, du Hameau dit "Le Mont", commune de Bussière-Dunoise. Il a eu de cette union quatre enfants : Jeanne, Henri, Suzanne, Emile. Henri devint député dans le département de l’Allier.

La stèle est due à l'initiative de Monsieur Lavaud, maire de Bussière-Dunoise, et de ses adjoints. Elle a été érigée a l’endroit même où Jules Védrines a atterri le 2 avril 1911 à bord de son Morane-Borel, alors qu’il participait au rallye aérien Paris-Pau, ceci en partie à cause du brouillard et en partie pour voir sa famille. Son mécanicien et lui ont dû démonter l’avion pour le rapatrier par le train, de la gare de Bussière-Dunoise à Paris.

Créée le 20 mars 1990 d’après une étude et un dessin d’André Frémont (ancien élève de l’E.M.B. de Felletin, 1955 /1959 ), elle représente une aile du Morane et le visage stylisé et évidé de Védrines qui laisse voir, au travers, la bourgade de Bussière-Dunoise, une partie du moteur et une demi- hélice. Elle a été taillée par les élèves tailleurs de pierre de l’E.M.B. de Felletin (89/91) sous la direction de leur professeur, Monsieur Marchio, dans du granit du Compeix (Creuse). Elle a ensuite été érigée le 6 juin 1991 à l’endroit même où Védrines à atterri.

La stèle a été inaugurée le 31 octobre 1991 par Monsieur Lavaud, alors maire, ses adjoints et conseillers municipaux, et en présence de Jeanne Ballet, née Védrines, (décédée depuis, et inhumée au cimetière d'Arrènes (23) le 16 mai 1995, de sa petite fille et arrière-petite-fille, de diverses personnalités et de la presse.

Cartes postales anciennes[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - la Brézentine (L4524000) » (consulté le 24 avril 2019).
  2. Source : préfecture de la Creuse
  3. Maxime Escot et Christelle Roberge, « Bussière-dunoise - Après huit ans à la tête du conseil municipal, Jean-Pierre Grimaud passe la main », La Montagne,‎ (lire en ligne, consulté le 30 octobre 2019).
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  8. « Église Saint-Symphorien », notice no PA00100025, base Mérimée, ministère français de la Culture


Liens externes[modifier | modifier le code]

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