Bussière-Dunoise

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Bussière-Dunoise
Bussière-Dunoise
Église Saint Symphorien de Bussière-Dunoise.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Guéret
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Guéret
Maire
Mandat
Christophe Lavaud
2020-2026
Code postal 23320
Code commune 23036
Démographie
Gentilé Bussièrois
Population
municipale
1 030 hab. (2019 en augmentation de 1,48 % par rapport à 2013)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 15′ 35″ nord, 1° 45′ 48″ est
Altitude Min. 324 m
Max. 615 m
Superficie 41,13 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Guéret
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Vaury
Législatives Circonscription unique
Localisation
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Bussière-Dunoise

Bussière-Dunoise (Bussière de Dun en occitan marchois) est une commune française située dans le département de la Creuse en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les hameaux de Bussière-Dunoise:

Balsac, Beauvais, Le Bouchaud, Cessac, Les Chaises, Les Champeaux, Châtenet, Le Cherbetoux, Chez-la-Forge, Le Chezeau, La Chezotte, Cornissat, Les Couperies, La Cour, Les Cubes, Drouillat, L'Echorgnat, La Faye, Fontfroide, Fougeras, Le Frais, Fressigne, Les Gouttes, Grand-Bord, Les Granges, Jalletat, La Jaugée, Langledure, Linard, La Mauvy, La Mesure, Monneger, Le Mont, Neuville, Le Moulin Linard, Orfeuille, La Perche, Petit-Bord, Peurousseau, Le Peux, Puy-Jean, Le Rioux, Rissat, La Siauve, la Size, Les Ternes, Venues, La Vergne.

La Brézentine prend sa source sur le territoire de Bussière-Dunoise[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat des marges montargnardes », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat de montagne » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 10,3 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 5,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 1 002 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Gueret Bongeot », sur la commune de Guéret, mise en service en 1975[8] et qui se trouve à 13 km à vol d'oiseau[9],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10,9 °C et la hauteur de précipitations de 1 023,6 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Limoges-Bellegarde », sur la commune de Limoges, dans le département de la Haute-Vienne, mise en service en 1973 et à 60 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour la période 1971-2000[12], à 11,4 °C pour 1981-2010[13], puis à 11,8 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bussière-Dunoise est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[15],[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Guéret, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 72 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (70,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (68 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (42,2 %), prairies (28,6 %), forêts (27,9 %), zones urbanisées (1,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Georges Aupetit DVD  
mars 2008 octobre 2016 Jean-Pierre Grimaud[21] PS Retraité Fonction publique
octobre 2016 En cours
(au 20 août 2020)
Christophe Lavaud[22] PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[24].

En 2019, la commune comptait 1 030 habitants[Note 7], en augmentation de 1,48 % par rapport à 2013 (Creuse : −3,52 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1922 1382 0142 5562 8112 9302 8302 8763 034
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 9102 9062 8692 7672 7632 7812 9422 9262 824
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 8352 7812 7212 3032 2402 1622 0291 8701 706
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 6341 4701 3291 2471 1391 0981 0991 0571 041
2019 - - - - - - - -
1 030--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Transports[modifier | modifier le code]

Arrêt de bus du hameau de la Faye

Bussière-Dunoise est desservie par les navettes du bassin guérétois.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Jules Védrines

Jules Védrines est né le 21 décembre 1881 à La Plaine-Saint-Denis (aujourd'hui quartier de Saint-Denis), près de Paris. Ouvrier, puis metteur au point aux Usines Gnome (Moteur), il est aussi mécanicien du pilote-acteur britannique Robert Loraine, ce qui lui donnera, à son tour, le désir de devenir aviateur. Il passe son brevet de pilote le 7 décembre 1910 à Pau et devient ensuite un "As" de l’aviation. Védrines a été le 1er pilote à dépasser les 100 km/h et le seul à atterrir sur le toit des Galeries Lafayette à Paris, le 19 janvier 1919. Il a gagné la coupe Gordon-Bennet en Amérique, en battant le record de vitesse à 167,8 km/h, le 9 décembre 1912. Son avion était baptisé "La Vache", sûrement en référence au fait qu’il devait souvent "brouter l’herbe et les Marguerites" (ces pionniers de l’aviation ont été nommés "les Faucheurs de Marguerites"). Si Roland Garros était "l’aviateur élégant", Védrines était surnommé "le gavroche sublime", "le Parigot gouailleur ". Il s’est tué à 38 ans, le 21 avril 1919, avec son mécanicien Guillain, à Saint-Rambert-d'Albon (Drôme) lors d’un raid Paris-Rome, à bord d’un bimoteur Caudron C-23 rempli de 1 600 litres d’essence.

Jules Védrines était marié à une Bussiéroise, née Amélie Mélanie Noémie Lejeune, du Hameau dit "Le Mont", commune de Bussière-Dunoise. Il a eu de cette union quatre enfants : Jeanne, Henri, Suzanne, Emile. Henri devint député dans le département de l’Allier.

La stèle est due à l'initiative de Monsieur Lavaud, maire de Bussière-Dunoise, et de ses adjoints. Elle a été érigée a l’endroit même où Jules Védrines a atterri le 2 avril 1911 à bord de son Morane-Borel, alors qu’il participait au rallye aérien Paris-Pau, ceci en partie à cause du brouillard et en partie pour voir sa famille. Son mécanicien et lui ont dû démonter l’avion pour le rapatrier par le train, de la gare de Bussière-Dunoise à Paris.

Créée le 20 mars 1990 d’après une étude et un dessin d’André Frémont (ancien élève de l’E.M.B. de Felletin, 1955 /1959 ), elle représente une aile du Morane et le visage stylisé et évidé de Védrines qui laisse voir, au travers, la bourgade de Bussière-Dunoise, une partie du moteur et une demi- hélice. Elle a été taillée par les élèves tailleurs de pierre de l’E.M.B. de Felletin (89/91) sous la direction de leur professeur, Monsieur Marchio, dans du granit du Compeix (Creuse). Elle a ensuite été érigée le 6 juin 1991 à l’endroit même où Védrines à atterri.

La stèle a été inaugurée le 31 octobre 1991 par Monsieur Lavaud, alors maire, ses adjoints et conseillers municipaux, et en présence de Jeanne Ballet, née Védrines, (décédée depuis, et inhumée au cimetière d'Arrènes (23) le 16 mai 1995, de sa petite fille et arrière-petite-fille, de diverses personnalités et de la presse.

Cartes postales anciennes[modifier | modifier le code]

Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - la Brézentine (L4524000) » (consulté le ).
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  8. « Station Météo-France Gueret Bongeot - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Bussière-Dunoise et Guéret », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Gueret Bongeot - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Bussière-Dunoise et Limoges », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Limoges-Bellegarde - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Limoges-Bellegarde - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Limoges-Bellegarde - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  21. Source : préfecture de la Creuse
  22. Maxime Escot et Christelle Roberge, « Bussière-dunoise - Après huit ans à la tête du conseil municipal, Jean-Pierre Grimaud passe la main », La Montagne,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  27. « Église Saint-Symphorien », notice no PA00100025, base Mérimée, ministère français de la Culture.