Bus Palladium

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bus Palladium (homonymie) et Palladium (homonymie).
Bus Palladium
Type Discothèque
Lieu Paris, France
Coordonnées 48° 52′ 51″ nord, 2° 20′ 05″ est
Inauguration
Direction Benjamin Patou, Cyril Bodin
Site web lebuspalladium.com

Géolocalisation sur la carte : 9e arrondissement de Paris

(Voir situation sur carte : 9e arrondissement de Paris)
Bus Palladium

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Bus Palladium

Le Bus Palladium est une discothèque au 6, rue Pierre-Fontaine[1], dans le quartier Saint-Georges du 9e arrondissement de Paris.

Histoire[modifier | modifier le code]

À la Belle Époque, à l'emplacement, proche de la place Pigalle, de ce qui deviendra le Bus Palladium, existe un café-concert / restaurant nommé Princess's Soupers (directeur-propriétaire : Victor Paris). Sur une publicité des années 1910, on peut lire « Ouvert toute la nuit - Où tout Paris s'amuse - Chants tziganes, danses, attractions - Les chansons de Mayol sont chantées et jouées au Princess's tous les soirs ». Le lieu est aussi successivement vers cette époque : ancien Casino et Alcazar Fontaine puis théâtre des Deux-Masques en 1906 et Théâtre de Cinématographe en 1907. Folies Royales en 1908, Princesse Théâtre en 1909, il redevient Théâtre des Deux-Masques en 1909 et enfin cabaret de L'Abbé Constantin.

En 1929, Jack Landorff ouvre un club de jazz le Cotton Club[2] , reprenant le même nom que celui de Harlem. Sidney Bechet et Louis Armstrong y font des jam sessions[3]. Les chanteuses Alberta Hunter et Mabel Mercer (en) s'y produisent dans les années 30.

Bien plus tard, au début des années 1960, James Arch, un jeune homme d'affaires français, a l'idée de mettre en place un système de bus permettant aux jeunes de banlieue de se rendre dans les discothèques parisiennes. Par la suite, il décide de créer sa propre boîte de nuit. Il loue le local du 6, rue Fontaine, devenu l'Ange Rouge et adopte le nom de Bus Palladium, d'après le nom de la célèbre boîte de New York, le Palladium, influencé par un article de Jacques Chancel intitulé « Des bus pour le Palladium ». Ce nouvel établissement est créé le 30 septembre 1965. Il devient rapidement célèbre grâce à la venue de Salvador Dalí et au passage d'artistes renommés de l'époque comme les Beatles. En 1977, le groupe Téléphone y enregistre son premier 45 tours en public[4].

Extérieur du Bus Palladium, avec devant l'entrée l'arrêt de bus Pigalle-Chaptal de la ligne 74 (novembre 2014).

Hommages, références et évocations[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Communément dite « rue Fontaine ».
  2. (en) William A. Shack, Harlem in Montmartre: A Paris Jazz Story Between the Great Wars, University of California Press, , 220 p. (présentation en ligne)
  3. (en) Arlen J. Hansen, Expatriate Paris: A Cultural and Literary Guide to Paris of the 1920s, Skyhorse Publishing, Inc, , 368 p. (présentation en ligne)
  4. Bus Palladium, décryptage d'un revival
  5. « Qui est in ? Qui est out ? Tu aimes la nitroglycérine ? C'est au Bus Palladium qu'ça s'écoute. Rue Fontaine, il y a foule pour les petits gars de Liverpool »
  6. Vue le contexte français de la chanson, il s'agit sans aucun doute du Bus et non de la discothèque de New-York
  7. « Sisteray / Antigone Project / Heliophone au Bus Palladium le 7 juillet - Actu - La Grosse Radio Rock - Ecouter du Rock - Webzine Rock », sur www.lagrosseradio.com (consulté le 11 décembre 2017)