Budget de l'État français en 2011

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le budget de l'État français pour 2011 fixe les recettes et les dépenses prévues pour l'année. Il doit être adopté, fin 2010, par le Parlement français (Assemblée nationale et Sénat) sur proposition du gouvernement, suivant les règles fixées par la loi organique relative aux lois de finances (LOLF).

Dans sa version initiale[1], le projet de budget prévoit des ressources de 198 milliards d'euros (budget général) et un déficit de 92 milliards d'euros.

Article principal : Budget de l'État français.

Historique[modifier | modifier le code]

Le projet de budget pour 2011 a été présenté par le Gouvernement le 29 septembre 2010.

Hypothèses du projet de budget[modifier | modifier le code]

Le projet de programmation des finances publiques pour 2011-2014 repose sur les hypothèses macroéconomiques suivantes[2] :

2010 2011
Croissance + 1,5 % + 2 %[3]
Exportations + 9 % + 8 %
Consommation + 1,4 % + 1,7 %
Inflation 1,5 % 1,5 %

Ces prévisions ne font pas l'objet d'un consensus chez les économistes. Le fonds monétaire international prévoit une croissance de 1,6 % en 2011[4] et les experts du Centre de Prévision de L'Expansion concluent à un chiffre moyen de 1,5 %[5].

Structure du budget[modifier | modifier le code]

Dans sa version initiale[1], le projet de budget pour 2011 comporte 32 missions et 123 programmes[6].

La structure du budget est pratiquement la même que dans le budget pour 2010. Dans le budget général, la mission « Plan de relance de l'économie », créée de manière temporaire en réponse à la crise économique, disparaît. Les deux budgets annexes sont conservés (« Contrôle et exploitation aériens » et « Publications officielles et information administrative »). Enfin, deux nouveaux comptes d'affectation spéciale sont créés : « Engagements en faveur de la forêt dans le cadre de la lutte contre le changement climatique » et « Services nationaux de transport conventionnés de voyageurs ».

La programmation des finances publiques pour 2011-2014[modifier | modifier le code]

Le projet de budget prévoit une réduction progressive du déficit budgétaire jusqu'à 2 % en 2014[7] en reposant sur une hypothèse de croissance annuelle rejoignant le niveau de 2,5 % :

2010 2011 2012 2013 2014
Solde des administrations publiques (en % de PIB) -7,7 -6,0 -4,6 -3,0 -2,0
Dette publique (en % de PIB) 82,9 86,2 87,4 86,8 85,3
Croissance du PIB en volume (%) 1,5 2,0 2,5 2,5 2,5

Selon les prévisions du Gouvernement, le produit intérieur brut (PIB) dépasserait les 2 000 milliards d'euros en 2011 à 2 020,3 milliards d'euros et les prix à la consommation augmenteraient de 1,5 %.

Les recettes nettes baisseraient de 0,7 %[7] :

Désignation des recettes (en milliards d’euros) Exécution 2009 Évaluations
révisées 2010
Projet de loi des
finances 2011
Variations (%)
2011 / révisé 2010
Recettes fiscales brutes : 325,9 345,2 336,5 -2,5 %
dont :
1. Impôt sur le revenu 55,1 55,5 59,5 7,3 %
3. Impôt sur les sociétés 49,5 52,1 56,7 8,7 %
6. Taxe sur la valeur ajoutée 168,1 170,5 175,1 2,7 %
Remboursements et dégrèvements 111,7 90,6 82,2 -9,3 %
Recettes fiscales nettes 214,3 254,7 254,4 -0,1 %
Recettes non fiscales 19,5 18,6 16,9 -9,3 %
Total recettes nettes du budget général 233,7 273,3 271,3 -0,7 %

Équilibre du budget et déficit[modifier | modifier le code]

Le déficit du budget prévu par l'article 47 du projet de loi de finances[1] est de 91,993 milliards d'euros[8] :

Ressources Charges Solde
Montants nets pour le budget général 197 827 286 405 -88 578
Totaux pour les budgets annexes 2 203 2 192 11
Solde pour les comptes spéciaux -3 426
Solde général -91 993

Les montants sont en millions d'euros

Dispositions de la loi de finances pour 2011[modifier | modifier le code]

Dans sa version initiale[1], le projet de loi de finances pour 2010, qui comprend 100 articles, comporte notamment les dispositions suivantes :

  • majoration de 1 point de la tranche d’imposition la plus élevée de l’impôt sur le revenu, qui passe de 40 % à 41 % ;
  • suppression du taux réduit forfaitaire de TVA sur les offres composites de services de télévisions et de services électroniques ;
  • réduction des avantages fiscaux à l’investissement dans la production d’énergie photovoltaïque ;
  • création d’un prêt à taux zéro renforcé ;
  • dépôt d'une seule déclaration de revenus l'année du mariage ou du PACS ;
  • report à 2014 de l’échéance de suppression de la publicité sur les antennes de France Télévisions, prévue précédemment pour le 30 novembre 2011.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Projet de loi de finances pour 2011, site de l'Assemblée nationale.
  2. [PDF] Rapport sur la programmation des finances publiques pour la période 2011 à 2014, annexe à l'article 2 (site du ministère du budget).
  3. Cette prévision de croissance, contenue dans le [PDF] rapport sur la programmation des finances publiques, a été révisé par la suite à la baisse.
  4. [PDF] Perspectives économiques mondiales, FMI, octobre 2010.
  5. Les dernières prévisions du consensus sur la croissance française, L'Expansion, 24 septembre 2010.
  6. [PDF]Liste des missions et programmes du projet de budget pour 2011.
  7. a et b [PDF] Chiffres clés du projet de budget pour 2011.
  8. Budget de l'état 2011 en quelques chiffres

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]