Buddhadasa

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Buddhadasa
BuddhadasaAsiti60.jpg

Buddhadasa

Biographie
Naissance
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Phumriang (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
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Talat Chaiya (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Vénérable Ajahn Buddhadasa Bhikkhu (né le et mort le ), lit. esclave du Bouddha, fut un moine bouddhique thaïlandais. De la tradition du theravada, bhikkhu Buddhadasa fut le fondateur du monastère Suan Mokkh (th), le Jardin de la Libération, à Surat Thani.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lorsqu'il a 20 ans, Budhadasa devient moine, dans un monastère de Bangkok. Il trouva ce monastère sale et corrompu. Il quitte la capitale et, profitant d'un vieux monastère abandonné, revient à une pratique simple ; il abandonne les rituels inutiles, l'attachement à ces cérémonies étant l'un des dix liens maintenant prisonnier du samsara, ou encore délaisse les enjeux de pouvoir.

En 1932, il fonde Wat Suan Mokkh (pl), le Jardin de Libération.

Il enseigna un temps la pratique de samatha bhavana, menant à une grande tranquillité, mais délaissa ensuite cette pratique pour en venir à l'essentiel vipassana, la vision supérieure, plus austère mais plus directe.

Sa pratique se réfère aux 16 niveaux de anapanasati, conformément aux textes en pâli.

Buddhadasa étudia les autres courants bouddhiques ainsi que les autres religions, voyant dans toutes les écoles un principe similaire.

Il étudia tout autant les conditions sociales et fonda le concept de socialisme dhammique, se référant à la préoccupation de Gautama Bouddha face à la misère, y compris économique.

Buddhadasa meurt d'une attaque cardiaque à l'âge de 87 ans.

Modernisme[modifier | modifier le code]

"Buddhadâsa Bhikkhu (ne considère) les renaissance et les plans d'existence que comme une description des processus et des états psychiques hic et nunc. Bhuddhadâsa s'était fixé pour objectifs, d'une part de démontrer la compatibilité du bouddhisme des Therâ avec le rationalisme scientifique moderne, d'autre part de rendre plus accessible aux personnes ordinaires le but suprême du bouddhisme, le nibbâna... Le mot devâ ne désigne pas de réels êtres supra-humains mais uniquement des personnes 'aux anges' au sens populaire du terme, c'est-à-dire heureuses et pleinement satisfaites... Le samsâra n'est plus un cycle de renaissance réelles : 'Le Moi naît, dure un moment, cesse ensuite ; il naît de nouveau, dure un moment et cesse de nouveau : c'est de cela que l'on parle lorsque l'on fait référence au cycle du samsâra '(Khwam suk thi thae mi yu tae nai ngan, Bangkok, 1978)."[1]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Bouddhisme et socialisme, trad. de l'an. Marie-Charlotte Grandry, Les deux océans, 1987.
  • (en)Christianity and Buddhism, Sublime Life Mission, Bangkok, 1977.
  • (en)Buddha-dhamma for Students, Sublime Life Mission, Bangkok, 1982.
  • (en)Another Kind of Birth, Bangkok, 1974.

Études[modifier | modifier le code]

  • (en)Peter A. Jackson, Buddhadâsa. Theravada Buddhism an Modernist Reform in Thailand, Silkworm Books, Chiang Mai, Thaïlande, 2003.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Didier Treutenaere, Bouddhisme et re-naissance dans la tradition Theravâda, Pointe-à-Pitre, Asia Religion, 2009, p. 521-524.

Sources[modifier | modifier le code]