Bruno Rebelle

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Bruno Rebelle
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Bruno Rebelle, né le à Annecy (Haute-Savoie), est un homme politique français, vétérinaire de profession, ancien numéro 2 de l'organisation Greenpeace International. Il est élu Président de l'association Planète Urgence le 19 avril 2012.

Il obtient son diplôme de vétérinaire à l’école nationale vétérinaire de Lyon en 1981, puis ouvre sa première clinique vétérinaire sur le plateau du Vercors en 1984.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Bruno Rebelle participe à la création d'une ONG, Vétérinaires sans frontières, dont il devient le directeur en 1991. Il quitte cette organisation en juin 1996, date à partir de laquelle il travaille comme consultant privé auprès de diverses organisations internationales (UE, FIDA, WWF International, CARE…).

En novembre 1997, il devient directeur exécutif de Greenpeace France, période durant laquelle l'ONG française passe de 18 000 à 65 000 adhérents. L'équipe salariée progresse également de 7 à 47 permanents. L'organisation élargit le champ de ses relations et s'impose progressivement comme le partenaire des autres ONG de protection de l'environnement et comme interlocuteur reconnu des pouvoirs publics, des partis politiques et des entreprises.

Représentant légal de Greenpeace France, il a conduit de nombreuses luttes en justice, notamment pour faire reconnaître l'illégalité du stockage en France de déchets nucléaires étrangers ou pour faire annuler par le Conseil d'État l'autorisation de mise en culture du maïs transgénique. Fin 2003, il est, à titre personnel, condamné par le tribunal d'Albertville à une peine d'intérêt général pour avoir en octobre 2001 à Saint-Michel-de-Maurienne été le responsable d'une manifestation interassociative de protestation qui a dégénéré. Lors de cette manifestation, qui avait été organisée contre l'envahissement des vallées alpins par les poids lourds et en faveur d'une réforme en profondeur de la politique des transports, des manifestants avaient bloqué l'autoroute de la Maurienne pendant plusieurs heures. Quelques débordements avaient conduit à des dégradations mineures du grillage bordant l'autoroute. La peine a été levée dès le remboursement des dégradations.

En août 2003, il est appelé à prendre la fonction de directeur des programmes de Greenpeace International. Numéro 2 de l'organisation, il est chargé de la coordination des opérations de l'organisation écologiste dans le monde entier. Il assure en particulier la bonne articulation des activités publiques avec le travail de lobbying politique, la publication de travaux scientifiques et la mobilisation du public. Il assure également la coordination de certaines opérations particulières, entre autres la campagne pour obtenir le retour en France du porte-avions Clemenceau destiné au démantèlement en Inde ou l'interpellation du Probo Koala en Estonie après que ce navire eut déchargé ses déchets toxiques dans le port d'Abidjan en Côte d'Ivoire. Il quitte ses fonctions au sein de Greenpeace International en novembre 2006.

En janvier 2007, il rejoint l'équipe de la candidate socialiste Ségolène Royal, en tant que conseiller sur les questions de développement durable, de protection de l'environnement et de solidarité internationale. Durant la campagne, une fiche des Renseignements Généraux sur Bruno Rebelle a été divulguée par fuite à la presse[1]. En 2008, il participe aux élections municipales de Montreuil, en position éligible sur la liste conduite par Jean-Pierre Brard, le maire sortant communiste[2]. Bruno Rebelle a démissionné de son poste de conseiller municipal en 2009. Lors du congrès de Reims, il soutient la motion présentée par le Pôle écologique du PS dont il est l'un des animateurs.

En juillet 2009, il rejoint le mouvement Europe Écologie constatant, d'une part, l'incapacité du PS de progresser sur l'intégration des enjeux écologiques comme éléments structurant d'un nouveau projet de société et saluant, d'autre part, l'intérêt de la démarche d'Europe Écologie dépassant la structure du parti politique (ici les Verts) pour intégrer des représentants de la société civile forts d'une expérience professionnelle et militante.

Début 2012, Bruno Rebelle se déclare "déçu du mode de fonctionnement d'EELV"[3] et décide ne pas renouveler son adhésion au parti. Il participe de manière limitée à la campagne présidentielle de François Hollande, y exposant ses positions sur le besoin de décentraliser les politiques énergétiques par le développement du rôle des collectivités locales[3].

En novembre 2012, il est désigné par le gouvernement pour participer au comité de pilotage du futur débat national sur la transition énergétique[4].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

En 2007, créé sa société Bruno Rebelle Conseil, pour proposer son expertise aux entreprises et collectivités qui souhaitent s'engager sur le chemin d'un développement plus durable. Son activité démarre rapidement et Bruno Rebelle travaille avec l'ARF, la ville de Villeurbanne, le groupe Veolia, l'entreprise GEG, et d'autres clients.

En 2009, Bruno Rebelle rejoint Synergence, agence de conseil en stratégie et communication au service du développement durable, comme directeur général[5]. Il quitte cette structure fin 2010, préférant reprendre sa liberté.

Il réactive alors la société qu'il avait mis en sommeil en rejoignant Synergence et fonde, avec deux associés Emmanuelle Brisse et Thibault Gravier, le cabinet de conseil Transitions[3] dont les spécialités sont la stratégie, l'ingénierie et la communication pour le développement durable[6]. L'entreprise "TRANSITIONS BRUNO REBELLE ET ASSOCIE-E-S" est domiciliée à Paris, 5 rue de Charonne (11° arrondissement) depuis le 7 avril 2011. Cette société à responsabilité limitée a été créée le 14 septembre 2007 et était auparavant domiciliée à Montreuil[7], où Bruno Rebelle a été conseiller municipal de 2008 à 2009. Elle est spécialisée dans le secteur d'activité "Conseil en relations publiques et communication" (Code NAF 7021Z).

L'activité professionnelle de Bruno Rebelle est mise en cause dans un reportage du magazine Cash investigation, diffusé le 24 janvier 2017 sur France 2 et présenté par Élise Lucet. Le reportage suggère que Bruno Rebelle a mis son nom et son passé d'écologiste intransigeant au service d'un conglomérat indonésien qui procède à des abattages massifs d'arbres en Indonésie.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Père de 3 enfants, divorcé en 2005 et remarié en 2010. Il a vécu aux Pays-Bas entre août 2003 et novembre 2006.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Libres associations – Ambitions et limites du modèle associatif - Éd. Desclée de Brouwer/Fond. Charles Léopold Mayer, 1999
  • La terre n’est pas à vendre - Éd. Desclée de Brouwer, 2003
  • Libérons les Énergies ! Pour une transition énergétique ambitieuse - Ed Lignes de Repères, 2014

Notes et références[modifier | modifier le code]