Bruno Le Ray

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Officier général francais 4 etoiles.svg Bruno Le Ray
Naissance (57 ans)
Saïda, Algérie
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de corps d'armée
Années de service 1981-
Commandement 16e Bataillon de Chasseurs
Conflits Ex-Yougoslavie
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Autres fonctions Gouverneur militaire de Paris

Le général de corps d'armée Bruno Le Ray, né le à Saïda (Algérie), est un officier général de l'armée de terre française.

Il est, depuis le , le 138e gouverneur militaire de Paris[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est admis à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1981. Il appartient à la promotion « Grande Armée ». À la fin de sa scolarité, il choisit de servir dans l’infanterie.

Nommé lieutenant en 1984 à la fin de l’École d'application de l'infanterie, il sert tout d'abord au 24e groupe de chasseurs stationné à Tübingen (Allemagne), en qualité de chef de la section mécanisée. Il occupe de 1987 à 1989 la fonction d’instructeur au Centre national d’entraînement commando de Mont-Louis. Il est promu au grade de capitaine en 1988.

Après avoir rejoint le 170e régiment d'infanterie à Épinal en 1989 comme adjoint d'une compagnie de combat mécanisée, il commande de 1990 à 1992 la 3e compagnie de combat.

En 1992, il est muté à l'École d’application de l’infanterie, où il participe à l'encadrement des lieutenants. Il est promu chef de bataillon en 1993.

Il réussit au concours du Cours supérieur d’état-major en 1994 et il suit l’enseignement de la 108e promotion, puis celui de la 3e promotion du Collège interarmées de défense l’année suivante.

Affecté au 8e groupe de chasseurs à Wittlich (Allemagne), il est chef de bureau opération instruction de cette unité de 1996 à 1998 ; il est détaché en 1997 en qualité d'officier de liaison de la Division multinationale sud-est auprès de l’état-major de la Force de stabilisation de l'OTAN (SFOR) à Sarajevo (Ex-Yougoslavie). Il est promu lieutenant-colonel en 1997.

De 1998 à 2002 il occupe la fonction d'officier traitant à l'état-major des armées. Il est promu au grade de colonel en août 2002.

Il commande le 16e bataillon de chasseurs à pied à Saarburg (Allemagne) entre 2002 et 2004.

Il sert de nouveau à l'état-major des armées de 2004 à 2006 avant de suivre pendant un an la 56e session du Centre des hautes études militaires et la 59e session de l’Institut des hautes études de la défense nationale (2007).

Il occupe la fonction d'adjoint Terre au sein du cabinet militaire du Premier ministre de 2007 à l'été 2009, date à la laquelle il est promu au grade de général de brigade[3]. Il devient alors commandant de la division « Plans-programmes-évaluation (PPE) » de l’état-major des armées.

Promu au grade de général de division au 1er août 2012, il devient le 1er septembre 2013 adjoint au sous-chef d’état-major « plans » de l’état-major des armées.

Il est nommé inspecteur à l’Inspection de l’armée de Terre à compter du 1er septembre 2014[4],[5].

Il est nommé gouverneur militaire de Paris et est élevé au rang et appellation de général de corps d’armée pour prendre rang le 1er août 2015[6].

Il est ensuite élevé au grade de Commandeur de la Légion d'honneur[7].

Attentats de Paris[modifier | modifier le code]

Après les attentats du 13 novembre 2015, devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale et en sa qualité de gouverneur militaire de Paris le général Le Ray est questionné sur l’ordre qui aurait été donné aux huit soldats de l'opération Sentinelle de ne pas entrer au Bataclan où il y eut 90 morts et plusieurs centaines de blessés. Il répond qu« il est impensable de mettre des soldats en danger dans l’espoir hypothétique de sauver d’autres personnes. (…) Ils n’ont pas vocation à se jeter dans la gueule du loup »[8].Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a aussi précisé qu«ils ne sont pas formés aux interventions avec prise d’otages, et c’est encore plus vrai lorsque de telles interventions ne sont en rien anticipées », et ajoute que seule l'intervention des forces spécialisées (BAC, RAID, GIGN...) avait du sens à l'intérieur du Bataclan[9].

En dépit de ces arguments, en juin 2018, une trentaine de victimes ou familles de victimes de cet attentat portent plainte contre X pour non-assistance à personne en péril[10]. Cette plainte est rapidement rejetée par le tribunal administratif de Paris, dès le mois de juillet 2018[11]. Dans les faits, et comme le montre le rapport parlementaire d'enquête sur les attentats[12], la question d'une « entrée en premier » de soldats de la force Sentinelle dans le Bataclan ne s'est pas posée, les soldats déployés ayant rempli les missions qui leur avaient été assignées par les forces de police sur les lieux, au Bataclan comme sur les sites des différentes attaques. Le rapport montre par ailleurs toutes les difficultés qui se présentaient aux intervenants, y compris les forces de police.

A la suite des attentats, l’opération Sentinelle fut de nouveau déployée à hauteur de 10000 hommes, les renforts étant majoritairement déployés en Ile-de-France. Répondant aux demandes de la Préfecture de police, et face à une situation d’extrême gravité, diverses mesures furent prises: mobilisation de toute la force déployée en Ile-de-France, rappel des militaires en quartier libre, mise en alerte de 3 compagnies de réaction rapide et sollicitation de renforts; appui et protection des dispositifs de police et de secours déployés sur les sites d’attentats, protection des hôpitaux; engagement d’un poste de commandement tactique, relèves d’unités de police et de gendarmerie, protection de sites sensibles et installation d’une structure médico-psychologique à l’Ecole Militaire.

En tant que gouverneur militaire de Paris, et donc à ce titre commandant de l’opération Sentinelle en Ile-De-France, le général Le Ray a mis en œuvre, dès 2016, une politique de dynamisation de l’opération. Il s’agissait de rendre cette opération plus flexible pour s’adapter en permanence au contexte de la zone (événements particuliers notamment) mais aussi permettre une réaction plus rapide et efficace en cas d’attaque terroriste (en particulier, repenser continuellement le dispositif pour le rendre moins prévisible et rendre les patrouilles elles-mêmes plus dynamiques). Depuis, l’opération Sentinelle continue d’évoluer pour être toujours adaptée à la menace.

Décorations[modifier | modifier le code]

Brevet Parachutiste.jpg
Legion Honneur Commandeur ribbon.svg Croix du Combattant (1930 France) ribbon.svg Medaille d'Outre-Mer (Coloniale) ribbon.svg
Silver star
Medaille de la Defense Nationale Or ribbon.svg Medaille de Reconnaissance de la Nation (d'Afrique du Nord) ribbon.svg
Medaille commemorative Francaise ribbon.svg Medaille de la protection militaire du territoire.svg NATO Medal Yugoslavia ribbon bar.svg
GER Bundeswehr Honour Cross Silver ribbon.svg Order of Orange-Nassau ribbon - Commander.svg SEN Order of the Lion - Commander BAR.png
Logoema.jpg

Intitulés[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Les nouveaux mercenaires : la fin des tabous, Jean-François Hogard, Bruno Le Ray, Patrick Pacorel et Thierry Rousseau, Paris, Es Stratégies Édition, avril 2008, collection : poche, chercheurs militaires (ISBN 235725002X)

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1] Décret du 5 juillet 2015 portant nomination en qualité de gouverneur militaire de Paris, paru au Journal officiel de la République française le 10 juillet 2015 (no 0158).
  2. [2] Compte-rendu du Conseil des ministres du 8 juillet 2015, portant nomination en qualité de gouverneur militaire de Paris.
  3. Décret du 24 juillet 2009 portant nomination en tant qu'officier général, paru au Journal officiel de la République française le 28 juillet 2009 (no 0172)
  4. Décret du 15 juillet 2014 portant affectation en qualité d'inspecteur général de l'armée de Terre, paru au Journal officiel de la République française le 16 juillet 2014 (no 0162)
  5. [3] Prémisses de nomination comme gouverneur militaire de Paris
  6. Décret du 5 juillet 2015 portant nomination en qualité de gouverneur militaire de Paris et de concession de rang et appellation de général de corps d'armée, paru au Journal officiel de la République française le 10 juillet 2015 (n°0158)
  7. a et b [4] Décret du 1er juillet 2016 portant promotion au grade de commandeur de la Légion d'honneur, paru au Journal officiel de la République Française le 3 juillet 2016 (n°0154)
  8. « 13 novembre 2015 : pourquoi les militaires de « Sentinelle » ne sont pas intervenus au Bataclan », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 10 janvier 2019)
  9. « Rapport d'enquête de l'Assemblée Nationale du 5 juillet 2016 »
  10. « Des familles de victimes de l'attentat du Bataclan portent plainte pour non-assistance à personne en péril », France24.com, 8/06/2018.
  11. http://www.leparisien.fr/paris-75/attentats-du-13-novembre-2015-le-recours-des-victimes-rejete-18-07-2018-7825296.php.
  12. http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/rap-enq/r3922-t1.pdf.

Lien externe[modifier | modifier le code]