Bruno Le Ray

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Officier général francais 4 etoiles.svg Bruno Le Ray
Naissance (57 ans)
Saïda, Algérie
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de corps d'armée
Années de service 1981-
Commandement 16e Bataillon de Chasseurs
Conflits Ex-Yougoslavie
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur

Le général de corps d'armée Bruno Le Ray, né le à Saïda (Algérie), est un officier général de l'armée de terre française.

Il est le 138e Gouverneur militaire de Paris depuis le 1er août 2015[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est admis à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1981, il appartient à la promotion « Grande Armée ». À la fin de sa scolarité, il choisit de servir dans l’infanterie.

Nommé lieutenant en 1984 à la fin de l’École d'application de l'infanterie, il sert tout d'abord au 24e groupe de chasseurs stationné à Tübingen (Allemagne), en qualité de chef de section mécanisée. Il occupe de 1987 à 1989 la fonction d’instructeur au Centre national d’entraînement commando de Mont-Louis. Il est promu au grade de capitaine en 1988.

Après avoir rejoint le 170e Régiment d'Infanterie à Épinal en 1989 comme adjoint d'une compagnie de combat mécanisée, il commande de 1990 à 1992 la 3e compagnie de combat.

En 1992, il est muté à l'École d’application de l’infanterie où il participe à l'encadrement des lieutenants. Il est promu chef de bataillon en 1993.

Il réussit au concours du Cours supérieur d’état-major en 1994 et il suit l’enseignement de la 108e promotion, puis celui de la 3e promotion du Collège interarmées de défense l’année suivante.

Affecté au 8e Groupe de Chasseurs à Wittlich (Allemagne), il est chef de bureau opération instruction de cette unité de 1996 à 1998 ; il est détaché en 1997 en qualité d'officier de liaison de la Division multinationale sud-est auprès de l’état-major de la Force de stabilisation de l'OTAN (SFOR) à Sarajevo (Ex-Yougoslavie). Il est promu lieutenant-colonel en 1997.

De 1998 à 2002 il occupe la fonction d'officier traitant à l'état-major des armées. Il est promu au grade de colonel en août 2002.

Il commande le 16e Bataillon de Chasseurs à Pied à Saarburg (Allemagne) entre 2002 et 2004.

Il sert de nouveau à l'état-major des armées de 2004 à 2006 avant de suivre pendant un an la 56e session du Centre des hautes études militaires et la 59e session de l’Institut des hautes études de la défense nationale (2007).

Il occupe la fonction d'adjoint Terre au sein du cabinet militaire du Premier ministre de 2007 à l'été 2009, date à la laquelle il est promu au grade de général de brigade[3]. Il devient alors commandant de la division « Plans-programmes-évaluation (PPE) » de l’état-major des armées.

Promu au grade de général de division au 1er août 2012, il devient le 1er septembre 2013 adjoint au sous-chef d’état-major « plans » de l’état-major des armées.

Il est nommé inspecteur à l’Inspection de l’armée de Terre à compter du 1er septembre 2014[4],[5].

Il est nommé gouverneur militaire de Paris et est élevé au rang et appellation de général de corps d’armée pour prendre rang le 1er août 2015[6].

Il est ensuite élevé au grade de Commandeur de la Légion d'honneur[7].

Attentat contre le Bataclan[modifier | modifier le code]

Après les attentats du 13 novembre 2015, devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale et en sa qualité de gouverneur militaire de Paris, questionné sur l’ordre donné aux huit soldats de l'opération Sentinelle de ne pas entrer au Bataclan où il y eut 90 morts et plusieurs centaines de blessés, le général Le Ray répond, d'une façon qui paraît « indigne » à l'avocate de familles de victimes[8], qu' « il est impensable de mettre des soldats en danger dans l'espoir hypothétique de sauver d'autres personnes »[9].

En dépit de ces arguments, en 2018 une trentaine de victimes ou familles de victimes de cet attentat portent plainte pour non-assistance à personne en péril[10].

Décorations[modifier | modifier le code]

Brevet Parachutiste.jpg
Legion Honneur Commandeur ribbon.svg Croix du Combattant (1930 France) ribbon.svg Medaille d'Outre-Mer (Coloniale) ribbon.svg
Silver star
Medaille de la Defense Nationale Or ribbon.svg Medaille de Reconnaissance de la Nation (d'Afrique du Nord) ribbon-2.png
Medaille commemorative Francaise ribbon.svg Medaille de la protection militaire du territoire.svg NATO Medal Yugoslavia ribbon bar.svg
GER Bundeswehr Honour Cross Silver ribbon.svg Order of Orange-Nassau ribbon - Commander.svg

Intitulés[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Les nouveaux mercenaires : la fin des tabous, Jean-François Hogard, Bruno Le Ray, Patrick Pacorel et Thierry Rousseau, Paris, Es Stratégies Édition, avril 2008, collection : poche, chercheurs militaires (ISBN 235725002X)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1] Décret du 5 juillet 2015 portant nomination en qualité de gouverneur militaire de Paris, paru au Journal officiel de la République française le 10 juillet 2015 (n°0158)
  2. [2] Compte-rendu du Conseil des ministres du 8 juillet 2015, portant nomination en qualité de gouverneur militaire de Paris
  3. Décret du 24 juillet 2009 portant nomination en tant qu'officier général, paru au Journal officiel de la République française le 28 juillet 2009 (n°0172)
  4. Décret du 15 juillet 2014 portant affectation en qualité d'inspecteur général de l'armée de Terre, paru au Journal officiel de la République française le 16 juillet 2014 (n°0162)
  5. [3] Prémisses de nomination comme gouverneur militaire de Paris
  6. Décret du 5 juillet 2015 portant nomination en qualité de gouverneur militaire de Paris et de concession de rang et appellation de général de corps d'armée, paru au Journal officiel de la République française le 10 juillet 2015 (n°0158)
  7. a et b [4] Décret du 1er juillet 2016 portant promotion au grade de commandeur de la Légion d'honneur, paru au Journal officiel de la République Française le 3 juillet 2016 (n°0154)
  8. Qui sont ces «cols blancs» qui ont ordonné aux soldats de ne pas intervenir au Bataclan, RT France, 8 juin 2018.
  9. Assemblée nationale, audition du 21 mars 2016 : « Pour ce qui est d’entrer dans le Bataclan, nous avons agi conformément à notre mode d’action habituel... qui veut que l’on n’entre pas dans une bouteille d’encre, c’est-à-dire sans savoir où l’on va, ce que l’on va faire et contre qui ! En mon âme et conscience, je n’aurais donc pas donné l’ordre à mes soldats de pénétrer dans le bâtiment sans un plan d’action prédéfini. Je peux concevoir que l’on intervienne en appui des forces de sécurité intérieure, qui décident de donner l’assaut parce qu’elles connaissent les lieux et savent ce qu’elles vont y trouver, mais pas que l’on se lance dans l’inconnu. ... il était exclu que je fasse intervenir mes soldats sans savoir ce qui se passait à l’intérieur du bâtiment. ... Il est impensable de mettre des soldats en danger dans l’espoir hypothétique de sauver d’autres personnes. ... Pour moi, la première question à se poser consiste à savoir si l’on est en mesure d’assurer la protection des personnels allant au contact. »
  10. Des familles de victimes de l'attentat du Bataclan portent plainte pour "non assistance à personne en péril", France24.com, 8/06/2018.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Biographie sur le site du Ministère de la Défense