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Bruno Jean Richard Itoua

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Bruno Jean Richard Itoua
Fonctions
Ministre des Hydrocarbures
En fonction depuis le
(4 ans, 9 mois et 24 jours)
Président Denis Sassou-Nguesso
Gouvernement Gouvernement Anatole Collinet Makosso
Prédécesseur Jean-Marc Thystère-Tchicaya
Ministre de l'Enseignement supérieur

(5 ans et 15 jours)
Président Denis Sassou-Nguesso
Gouvernement Gouvernement Mouamba I
Gouvernement Mouamba II
Ministre de la Recherche scientifique et de l'Innovation technologique

(4 ans, 4 mois et 18 jours)
Président Denis Sassou-Nguesso
Ministre de l'Énergie et de l'Hydraulique

(6 ans, 11 mois et 5 jours)
Président Denis Sassou-Nguesso
Président Directeur Général de la Société Nationale des Pétroles du Congo

(7 ans)
Successeur Denis Gokana
Député congolais
En fonction depuis
(19 ans)
Élection 2007
Réélection 2012
2017
2022
Circonscription 1re circonscription du district d'Ollombo
Législature 12e ; 13e ; 14e ; 15e
Biographie
Nom de naissance Bruno Jean Richard Itoua
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Pointe-Noire, République du Congo
Nationalité Congolaise
Parti politique Parti congolais du travail
Diplômé de Université Marien Ngouabi
École spéciale des travaux publics
École nationale supérieure du pétrole et des moteurs
Université Panthéon-Sorbonne
Profession Ingénieur,
Homme politique
Religion Christianisme

Bruno Jean Richard Itoua, né le à Pointe-Noire, est un homme politique congolais, ministre des Hydrocarbures depuis et responsable religieux du Ministère du combat spirituel, ordonné apôtre en .

Bruno Jean Richard Itoua est titulaire d'une licence en mathématiques appliquées de l'université Marien-Ngouabi. Il poursuit ses études en France, obtenant un diplôme d'ingénieur en électromécanique à l'École spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l'industrie, un diplôme d'ingénieur en développement et exploitation des gisements à l'École nationale supérieure du pétrole et des moteurs, ainsi qu'un DESS/MBA, au Centre International des Affaires et de l'Entreprise de l'université Panthéon-Sorbonne[1].

Carrière professionnelle

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Bruno Itoua commence sa carrière professionnelle en 1984 en tant qu’ingénieur, puis chef du service contrôle technique au sein du contrôle général d’électricité de la Société nationale d'électricité (SNE, aujourd'hui Énergie électrique du Congo). L’année suivante, il rejoint Elf Congo (aujourd'hui TotalEnergies), où il occupe successivement plusieurs postes de responsabilité : responsable méthodes statistiques de production (1985-1987), assistant du chef de secteur production (1987-1988), puis chef de secteur production adjoint (1988-1992). Il est ensuite nommé chef de projet Tchendo en 1990, puis chef de secteur production (1993-1995), et enfin chef de service méthodes à la subdivision exploitation de 1995 à 1997.

En 1998, il participe à la fondation de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) et en devient le premier président-directeur général jusqu'en 2005. Parallèlement, de 1999 à 2005, il exerce également la fonction de conseiller aux hydrocarbures, mines, énergie et hydraulique auprès du président de la République[1].

Membre du gouvernement

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Le , Bruno Itoua fait son entrée au gouvernement en qualité de ministre de l'Énergie et de l'Hydraulique puis devient ensuite ministre de la Recherche scientifique et de l'Innovation technologique en 2011[2]. En 2016, à la suite de l'élection présidentielle de , il est nommé ministre de l’Enseignement supérieur au sein du gouvernement Mouamba I, et enfin ministre des Hydrocarbures depuis au sein du gouvernement Makosso[3].

En marge du sommet Invest in Africa Energy, tenu à Paris du 14 au , le ministre congolais des Hydrocarbures a réaffirmé l'engagement du Congo-Brazzaville dans le développement du gaz naturel liquéfié, soulignant la nécessité de poursuivre l’exploitation des énergies fossiles pour garantir l’accès à l’énergie des populations et renforcer les ressources économiques du pays[4].

Bruno Itoua est depuis 2007, député de la première circonscription du district d'Ollombo[1].

Responsabilités religieuses

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Bruno Itoua fait partie des responsables de la branche république du Congo du Ministère chrétien du combat spirituel et dirige, par ailleurs, la structure dénommée Fondation pour Christ[5]. En octobre 2022, Bruno Jean Richard Itoua est suspendu de ses fonctions spirituelles et administratives au sein de la Fondation Olangi Wosho (FOW) par décision du conseil d'administration international, à la suite de tensions internes liées à une lutte de leadership avec un autre membre influent, le général à la retraite Paul Mbot. Cette suspension, motivée par des différends graves au sein de la branche congolaise du ministère, avait déjà conduit, en , à l’interdiction temporaire de ses activités sur le territoire national par les autorités congolaises, invoquant des risques de troubles à l’ordre public[6].

Malgré la suspension, Bruno Itoua est ordonné Apôtre en puis officiellement consacré lors d’un culte d’action de grâce tenu le au Palais des congrès de Brazzaville, en présence de délégations venues du Congo et de l’étranger. À cette occasion, il reçoit son certificat de consécration des mains de l’apôtre Jean-Baptiste Bafounguissa[5].

Le , il est officiellement radié de la Fondation Olangi Wosho (FOW), aux côtés de 38 autres membres, pour avoir participé à une assemblée générale non autorisée, en dépit des avertissements lancés depuis 2022. La décision, prise par le président de la fondation, Alain Gabriel Olangi N’Koy, entraîne l’exclusion totale des structures de la FOW, la perte de toute fonction spirituelle et administrative, ainsi qu’une interdiction d’utiliser le nom et les symboles de l'organisation. Malgré cette radiation, les membres visés ont poursuivi leurs activités, allant jusqu’à installer de nouvelles instances dès le lendemain[7].

Vie privée

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Bruno Itoua est marié et père de six enfants[8].

Controverse

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Bruno Itoua est cité dans l'affaire des Panama Papers en avril 2016[9]. Il serait impliqué selon une enquête d'une cour fédérale américaine dans d’importants détournements de fonds via des sociétés fictives lorsqu'il était PDG de la SNPC[10].

Distinctions

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Bruno Itoua est élevé, en 2005, au rang de grand officier de l’ordre du Mérite congolais[1].

En , il est élevé au rang de commandeur de l'ordre International des Palmes académiques du CAMES[11].

Il reçoit également, en 2022, le prix Mohammed S. Barkindo Lifetime Achievement Award lors de l'African Energy Week au Cap[12].

Notes et références

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  1. a b c et d « Bruno Jean Richard ITOUA », sur Africa CEO Forum 2025 (consulté le )
  2. « Bruno Jean Richard Itoua : « L’Afrique doit être le moteur de la recherche » | adiac-congo.com : toute l'actualité du Bassin du Congo », Lire Légendes et crédits photo, sur www.adiac-congo.com (consulté le )
  3. lasemaineafricaine, « Ministère des hydrocarbures : Bruno Jean Richard Itoua va conduire la politique pétrolière nationale - La Semaine Africaine 2025 », sur lasemaineafricaine.info, (consulté le )
  4. « Bruno Itoua: le Congo, n'a «aucune leçon à recevoir de ceux à qui nous devons les changements climatiques» », sur RFI, (consulté le )
  5. a et b « Religion : Bruno Jean Richard Itoua consacré apôtre | adiac-congo.com : toute l'actualité du Bassin du Congo », sur www.adiac-congo.com (consulté le )
  6. SIKA Jean Jacques, « CIFMC : le ministre Bruno Jean Richard Itoua et le général Paul Mbot suspendus de leurs fonctions spirituelles et administratives », sur Les Echos du Congo Brazzaville, (consulté le )
  7. Matin Libre, « MCCS : 39 responsables exclus des cercles Olangi », sur Matin Libre Congo, (consulté le )
  8. (en) « H.E. Bruno Itoua | Baker Hughes », sur www.bakerhughes.com (consulté le )
  9. (en) « Panama Papers: The Power Players », sur International Consortium of Investigative Journalists (consulté le )
  10. « « Panama papers » : comment le pétrole congolais s’évapore dans les paradis fiscaux », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. « Décoration dans l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES », sur CAMES, (consulté le )
  12. Agence Ecofin, « Congo-Brazzaville : le ministre du Pétrole, Bruno Itoua, primé pour sa contribution à l’essor du secteur énergétique », sur Agence Ecofin (consulté le )